Activités de la Présidente de l’Assemblée parlementaire entre la troisième et la quatrième partie de la Session ordinaire de 2014
Communication
| Doc. 13610
| 29 septembre 2014
1 Activités principales
1.1 Activités entre le 23 juin et le 2 septembre 2014
1.1.1 Situation en Ukraine
1. Au cours de la partie de session de juin 2014, j’ai
rencontré le Président de l’Ukraine, M. Petro Porochenko, lors d’une
réunion conjointe avec le Secrétaire Général, la Secrétaire Générale
adjointe et l’ancien Président de la Cour européenne des droits
de l’homme, Sir Nicholas Bratza, qui était présent en sa qualité
de Président du Comité consultatif international chargé de superviser
les enquêtes judiciaires en Ukraine. Au cours de cette réunion,
nous avons examiné la situation actuelle dans le pays, l’état d’avancement des
réformes, dont la préparation des amendements à la constitution
et à la loi électorale, ainsi que la situation humanitaire dans
les régions de l’est de l’Ukraine.
2. La situation en Ukraine a été également l’un des principaux
points de mon exposé devant les Délégués des Ministres, le 2 juillet 2014.
J’ai informé les Délégués des Ministres des initiatives de l’Assemblée, concernant
en particulier les conséquences humanitaires et politiques du conflit
en Ukraine, ainsi que de mes contacts personnels avec les Présidents
de la Douma d’Etat russe et de la Verkhovna Rada ukrainienne. Le but
de ces contacts est de continuer la coopération avec la délégation
russe. C’est seulement par des contacts directs et le dialogue que
nous pouvons contribuer à trouver des solutions à la situation actuelle
de crise grave.
3. Suite au crash tragique du vol MH17 de la Malaysian Airlines,
j’ai exprimé mes condoléances et ma profonde sympathie aux familles
et aux proches des victimes. J’ai, en outre, adressé des lettres
aux Présidents de la Douma d’Etat russe et de la Verkhovna Rada
ukrainienne, les exhortant à faire le maximum pour s’assurer que
les membres du parlement des deux pays ainsi que leurs autorités
respectives coopèrent pleinement à l’enquête internationale. J’ai
également demandé au Président de la Verkhovna Rada d’intervenir auprès
des autorités compétentes pour accélérer le rapatriement des corps.
4. En réaction aux développements concernant le parti communiste
ukrainien et la dissolution du groupe parlementaire du parti communiste
au sein de la Verkhovna Rada, j’ai adressé une lettre au Président
de la Verkhovna Rada lui demandant des précisions sur les effets
de cette décision ainsi que sur la situation des députés de la Rada
membres du parti communiste. J’ai, en outre, adressé une lettre
au Président de l’Ukraine, soulignant la nécessité de veiller à
ce que la Convention européenne des droits de l’homme et la jurisprudence de
la Cour de Strasbourg soient respectées dans les procédures judiciaires
en cours devant les tribunaux nationaux concernant l’interdiction
de ce parti.
1.1.2 Relations avec la délégation russe auprès de l’Assemblée
5. Suite à mes entretiens bilatéraux avec M. Sergueï
Narychkine, Président de la Douma d’Etat, et sur la base des discussions
que les chefs des groupes politiques PPE, ADLE et GUE ont eues le
14 juillet 2014 à Moscou, j’ai décidé, après avoir consulté les
membres du Comité des Présidents, d’inviter le Président de la Douma
d’Etat à un échange de vues avec les membres du Comité des Présidents.
6. Sur la base d’une consultation écrite des membres du Comité
des Présidents, j’ai invité M. Narychkine à un échange de vues avec
le Comité des Présidents à Paris. Cet échange de vues a été prévu
pour le 2 septembre 2014.
1.1.3 Développements relatif au conflit du Haut-Karabakh
7. Au cours de cette période, j’ai suivi de près, avec
une vive inquiétude, les développements relatifs au conflit. L’escalade
de la violence sur la ligne de contact complique la situation déjà
difficile dans la région et met en évidence, à nouveau, l’importance
de trouver une solution au conflit du Haut-Karabakh. Dans ce contexte,
j’ai contacté, le 6 août 2014, le Chef de la Délégation de l’Azerbaïdjan
auprès de l’Assemblée, M. Samad Seyidov, pour obtenir plus d’informations
sur la situation et discuter de l’escalade de la violence sur la
ligne de contact. Le 8 août 2014, j’ai rencontré, avec le même objectif,
l’Ambassadeur de l’Arménie auprès du Conseil de l’Europe, M. Armen
Papikyan. Tout en discutant des développements actuels, j’ai abordé
avec M. Seyidov la question de l’organisation de ma visite en Azerbaïdjan
et avec M. Papikyan – celle de ma possible visite en Arménie. J’utiliserai
ces visites, entre autre, pour discuter avec les autorités des deux
pays de la façon dont l’Assemblée parlementaire pourrait contribuer
à désamorcer les tensions et à créer un environnement de confiance
nécessaire pour trouver une solution au conflit du Haut-Karabakh.
1.1.4 Développements en Azerbaïdjan
8. La détérioration récente de la situation dans le
domaine du respect des droits de l’homme en Azerbaïdjan a également
retenu mon attention. Les développements inquiétants sur la ligne
de contact ne devraient en aucun cas justifier la pression et l’intimidation
de la société civile et des médias indépendants. Dans ce contexte,
pendant ma conversation téléphonique avec M. Seyidov (6 août 2014),
j’ai exprimé des préoccupations sérieuses au sujet de l’arrestation
de la défenseure bien connue des droits de l’homme, Leyla Yunus,
et de son mari, Arif Yunus, ainsi que du lancement de poursuites
judiciaires contre eux. Je tiens à remercier M. Seyidov de m’avoir
communiqué des informations actualisées concernant la situation
sur la ligne de contact ainsi que des copies des communiqués de
presse officiels publiés par le Bureau du Procureur général à propos
de Rauf Mirgadirov, Leyla Yunus et Arif Yunus. J’ai transmis ces
informations au secrétariat de la commission de suivi de sorte que
les corapporteurs puissent en tenir compte.
9. Toutefois, comme de nouveaux cas de harcèlement de militants
de la société civile se sont produits, j’ai pris contact, le 8 août 2014,
avec le Représentant permanent de l’Azerbaïdjan auprès du Conseil
de l’Europe, M. Emin Eyyubov, pour lui faire part à nouveau de notre
profonde inquiétude concernant la dégradation de la situation, évoquant,
en particulier, l’arrestation d’un autre défenseur des droits de
l’homme, M. Rasul Jafarov, ainsi que l’interdiction de voyager imposée
à M. Emin Huseynov. Suite à cette conversation téléphonique, j’ai décidé
d’exprimer mes préoccupations par écrit en adressant une lettre
au Président de l’Azerbaïdjan, M. Ilham Alyiev (une copie de ce
courrier a été transmise au Président du Parlement de l’Azerbaïdjan).
Me référant à nos discussions au cours de la partie de session de
juin, je lui ai demandé des explications détaillées sur toutes les
affaires; j’ai, à cette occasion, souligné la nécessité de respecter
les normes de la Convention européenne des droits de l’homme dans
toutes les procédures judiciaires en cours. J’attends avec intérêt
la réponse des autorités et espère pouvoir discuter de ces questions
lors de ma visite en Azerbaïdjan qui aura lieu à la fin du mois
de septembre.
1.1.5 Visite officielle en Moldova (16‑18 juillet 2014)
10. Du 16 au 18 juillet 2014, à l’invitation du Parlement
moldave, j’ai effectué une visite officielle en République de Moldova.
Je remercie les autorités moldaves, le Parlement et son secrétariat
ainsi que le Bureau du Conseil de l’Europe à Chisinau pour l’excellente
organisation de ma visite. J’ai rencontré le Président du Parlement
moldave, M. Igor Corman, ainsi que la plupart des membres de la
délégation moldave auprès de l’Assemblée et les représentants de
toutes les forces politiques siégeant au parlement, dont les membres
de l’opposition. J’ai également participé à une réunion de la commission
parlementaire des affaires juridiques; j’ai eu, en outre, l’honneur
de prendre la parole devant le Parlement moldave. J’ai été impressionnée par
le pluralisme et la diversité des points de vues exprimés au cours
des débats.
11. Dans mon intervention devant le parlement ainsi qu’au cours
des réunions bilatérales, j’ai souligné la nécessité pour la République
de Moldova de progresser sur la voie du plein respect des normes
du Conseil de l’Europe. Nous avons discuté d’un certain nombre de
conventions clés du Conseil de l’Europe que les autorités moldaves
doivent encore signer et ratifier. Lors de toutes mes rencontres,
j’ai signalé que la lutte contre la corruption et la réforme de
la magistrature, qui garantira l’indépendance des tribunaux et du
Parquet, devraient figurer au premier rang des priorités de réforme.
J’ai constaté avec satisfaction que la coalition au pouvoir comme
l’opposition semblaient conscientes de l’urgence de ces réformes
et avaient exprimé leur volonté de leur accorder la priorité absolue.
12. Outre des interlocuteurs parlementaires, j’ai rencontré un
certain nombre de représentants de l’exécutif dont le Vice‑ministre
des Affaires étrangères et de l’Intégration européenne ainsi que
le Vice‑Premier ministre chargé de la réintégration de la région
transnistrienne. J’ai eu l’occasion de me rendre à Tiraspol. Mes interlocuteurs
des deux côtés du fleuve Nistru/Dniestr m’ont assuré qu’un dialogue
interparlementaire neutre quant au statut entre les autorités de
fait de la région transnistrienne et le Parlement moldave était
possible avec le concours de l’Assemblée parlementaire du Conseil
de l’Europe.
13. J’ai été informée, néanmoins, que le contexte de campagne
électorale ainsi que les conséquences du conflit dans l’Ukraine
voisine rendaient le lancement d’un tel dialogue relativement improbable
dans un proche avenir. J’ai assuré les deux parties en présence
que notre Assemblée ne relâcherait pas l’attention qu’elle accorde
au règlement des conflits gelés et que nous ferions tout ce qui
est en notre pouvoir pour contribuer à garantir à tous les citoyens
de la République de Moldova la sauvegarde de leurs droits.
14. Ma visite en République de Moldova a eu lieu au lendemain
de la ratification par le pays de l’Accord d’association avec l’Union
européenne qui a donné un élan notable à la réalisation de progrès
politiques dans le pays. Maintenant que l’accord est signé et ratifié,
les autorités moldaves doivent dûment l’appliquer, non seulement
dans le domaine économique mais aussi en termes de normes politiques.
C’est une tâche considérable et j’ai donné à mes interlocuteurs
l’assurance qu’ils pouvaient compter sur le soutien du Conseil de
l’Europe et de notre Assemblée, grâce, en particulier, aux travaux
des co-rapporteurs de la commission de suivi. J’ai souligné que
la procédure de suivi de l’Assemblée ne devait pas être considérée
par les autorités comme une forme de critique, mais comme une occasion
d’engager des réformes indispensables.
15. Enfin, j’ai également rencontré des représentants du Bureau
de l’OSCE et des missions diplomatiques de l’Union européenne, de
la Fédération de Russie, de l’Ukraine et des Etats‑Unis et discuté
avec eux des synergies possibles pour aider la République de Moldova
à dynamiser son économie et à garantir des institutions démocratiques
fortes dans un contexte géopolitique régional difficile.
1.1.6 Session plénière de l’Assemblée parlementaire
de l’Organisation internationale de la Francophonie (Ottawa, Canada,
6‑8 juillet 2014)
16. Du 3 au 8 juillet 2014, en ma qualité de membre de
la section luxembourgeoise de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation
internationale de la Francophonie, j’ai participé à la session plénière
de l’Assemblée à Ottawa, au Canada. J’ai profité de cette occasion
pour prendre la parole devant l’Assemblée le 7 juillet afin de promouvoir
la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte
contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique
(Convention d’Istanbul). J’ai encouragé les participants à user de
leur influence pour que leurs pays adhèrent à cet instrument international
contraignant et extrêmement progressiste destiné à protéger les
femmes de la violence et le ratifient, étant entendu que cet instrument
est ouvert à la signature des Etats non membres du Conseil de l’Europe.
Au cours de mon séjour à Ottawa, j’ai eu également plusieurs entretiens
bilatéraux, notamment avec le Secrétaire général de l’Organisation internationale
de la Francophonie, M. Abdou Diouf.
1.1.7 76e session internationale du Parlement européen
des Jeunes (Barcelone, 31 juillet – 1er août 2014)
17. Les 28 et 29 juillet 2014, j’ai assisté à la 76e session
internationale du Parlement européen des Jeunes, organisée à Barcelone.
Je tiens à remercier très chaleureusement les hôtes et les organisateurs
pour l’excellente organisation de ma visite à Barcelone. A l’ouverture
de la session, j’ai fait observer que les jeunes étaient nos ambassadeurs
en matière de défense des droits de l’homme, de la démocratie et
de l’Etat de droit, soulignant la nécessité de s’opposer fermement
au discours de haine et aux manifestations de racisme, de xénophobie
et d’intolérance.
18. J’ai, en outre, participé à un échange de vues avec la Commission
des Affaires étrangères du Parlement européen des Jeunes, traitant
la question des relations entre le Conseil de l’Europe et l’Union
européenne dans le contexte de l’élargissement de l’Union. J’ai
fait remarquer que les valeurs et les normes que le Conseil de l’Europe
défend sont aussi importantes pour le processus d’adhésion à l’Union
européenne que pour une plus large coopération à l’échelle paneuropéen.
La mise en œuvre de ces normes est essentielle pour faire avancer
l’intégration à l’Union des Etats désireux de s’engager dans ce
processus. J’ai été impressionnée et inspirée par la qualité des
débats et la maturité des participants. Cette initiative mérite
absolument d’être soutenue par le Conseil de l’Europe.
19. En marge de ma participation aux réunions du Parlement européen
des Jeunes, j’ai accepté de rencontrer officieusement le Président
du Gouvernement régional de la Catalogne, M. Artur Mas, ainsi que
la Présidente du Parlement de la Catalogne, M Núria de Gispert i
Català. J’ai apprécié qu’ils aient souhaité me rencontrer en marge
de ma visite à Barcelone et je tiens à les remercier de leur hospitalité.
1.1.8 Première réunion du Jury du Prix Vaclav Havel
et visite officielle en République tchèque (Prague, 25-28 août 2014)
20. J’ai eu le privilège de présider, le 26 août 2014,
le Jury du Prix des droits de l’homme Václav Havel 2014. Il y avait
au total 56 candidats qui remplissaient les critères du Prix parmi
lesquels le Jury a décidé d’en présélectionner trois, à savoir par
ordre alphabétique: B’Tselem: Israeli Information Centre for Human
Rights in Occupied Territories, Jesuit Refugee Service Malta, et
M. Anar Mammadli. Le Jury prendra une décision concernant le lauréat
du Prix le 28 septembre 2014, à Strasbourg; le Prix sera décerné
le 29 septembre pendant la quatrième partie de session de 2014 de
l’Assemblée.
21. J’ai couplé la réunion du Jury du Prix des droits de l’homme
Václav Havel avec une visite officielle en République tchèque. Je
tiens à remercier les autorités tchèques, le Parlement et son secrétariat
pour l’excellente organisation de la visite. J’ai rencontré le Président
de la République tchèque, le Premier ministre ainsi que le Président
de la Chambre des députés et le Président du Sénat. Au cours de
mes diverses rencontres, j’ai pu exprimer notre gratitude pour le
soutien apporté par la République tchèque au Prix des droits de
l’homme Václav Havel, discuter de la signature et de la ratification
de nouvelles conventions du Conseil de l’Europe, de la coopération
entre la République tchèque et le Conseil de l’Europe dans le cadre
des activités des monitorings, et de la question de l’exécution
des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme.
1.1.9 Autres activités
22. Pendant cette période, j’ai aussi prêté une attention
particulière aux développements politiques actuels en Géorgie. En
réaction aux différents documents d’information reçus de sources
publiques, ainsi que par les membres de l’Assemblée, j’ai décidé
d’appeler le Président du Parlement géorgien, M. David Usupashvili,
pour discuter de la situation, particulièrement, des procédures
judiciaires en cours impliquant d’anciens fonctionnaires d’Etat.
J’ai apprécié notre échange de vues franc et constructif et les
informations qu’il m’a fournies, particulièrement, concernant les
aspects politiques et légaux de ces affaires. Après notre conversation
téléphonique, j’ai adressé une lettre au Président du Parlement
soulignant qu’il était essentiel de s’assurer que l’enquête, ainsi
que les procédures judiciaires ultérieures, respectent les normes
de la Convention européenne des Droits de l’Homme et la jurisprudence
de la Cour de Strasbourg. J’ai également souligné que le Parlement
devait exercer un rôle spécial de contrôle politique du Gouvernement,
garantissant le respect du principe de séparation des pouvoirs et
assurant que les autorités juridiques puissent fonctionner indépendamment
et sans interférence politique.
23. Je suis également reconnaissante au Président de la Délégation
géorgienne à l’Assemblée, M. Tedo Japaridze, qui m’a adressé un
message écrit, à sa propre initiative, pour me fournir des explications
détaillées. Les éléments d’informations que j’ai reçus étaient des
plus utiles pour préparer ma conversation téléphonique avec le Président
du parlement.
1.2 Activités de la Présidente entre le 2 et le 29
septembre 2014
1.2.1 Participation de la délégation russe aux travaux
de l’Assemblée
24. Comme je l’avais indiqué dans ma précédente communication
au Bureau, un échange de vues entre le Comité des Présidents de
l’Assemblée et le Président de la Douma d’Etat de la Fédération
de Russie, M. Sergueï Narychkine, a eu lieu à Paris le 2 septembre
2014. M. Narychkine était accompagné de M. Alexeï Pouchkov, Président
de la délégation russe à l’Assemblée, et de M. Léonid Sloutsky,
Vice-président de la délégation, qui ont aussi participé aux discussions.
J’ai également eu un entretien bilatéral avec M. Narychkine, en
marge de l’échange de vues avec le Comité des Présidents.
25. Outre la question de la participation de la délégation russe
aux sessions et aux activités de l’Assemblée, nous avons examiné
les moyens de surmonter la crise actuelle en Ukraine. Notre discussion
a été franche et ouverte, même si nous ne sommes pas parvenus à
nous mettre d’accord sur un certain nombre de questions. Cela dit,
nous sommes convenus de quelques mesures pratiques pour la reprise
de la participation de la délégation russe aux activités de l’Assemblée,
en particulier: a) les membres de la délégation russe intervenant comme
rapporteurs auprès de l’Assemblée reprendront leur participation
aux travaux de l’Assemblée au niveau des commissions (ce qui est
particulièrement important dans le cas de Mme Kazakova,
rapporteure pour avis de la commission sur l’égalité et la non-discrimination
sur le rapport «Faire barrage aux manifestations de néonazisme»);
b) MM. Pouchkov et Sloutsky participeront à la réunion de la sous-commission
ad hoc de la commission de suivi sur «la politique de voisinage
de la Russie», prévue à Vienne le 22 septembre 2014.
26. Nous avons également décidé de poursuivre les discussions
dans ce même format et de nous réunir éventuellement à nouveau en
fonction des besoins.
27. De plus, en marge de la Conférence européenne des Présidents
de Parlement, qui s’est tenue à Oslo les 11 et 12 septembre 2014,
je me suis entretenue avec M. Ivan Melnikov, Vice-président de la
Douma d’Etat et membre de la délégation russe à l’Assemblée, afin
de poursuivre les discussions à ce sujet.
1.2.2 La situation en Ukraine
28. Au cours de cette période, j’ai continué à suivre
attentivement la situation en Ukraine. En marge de la Conférence
européenne des Présidents de Parlement à Oslo, les 11 et 12 septembre,
j’ai rencontré M. Oleksandr Tourtchinov, Président de la Verkhovna
Rada d’Ukraine. M. Tourtchinov m’a informée des récents développements,
concernant en particulier l’accord de cessez-le-feu et les activités
législatives de la Verkhovna Rada dans les domaines où des réformes
essentielles doivent être réalisées, ainsi que la préparation des
élections législatives du 26 octobre.
1.2.3 Visite officielle en Roumanie (3-5 septembre 2014)
29. A l’invitation du président de la Chambre des Députés
du Parlement roumain, M. Valeriu Ștefan Zgonea, j’ai effectué une
visite officielle en Roumanie du 3 au 5 septembre 2014 et me suis
rendue à Bucarest et à Craïova. Au cours de ma visite, j’ai rencontré
le Premier ministre, M. Victor Ponta, le président de la Chambre des
Députés, M. Valeriu Ștefan Zgonea, le président du Sénat, M. Călin
Popescu-Tăriceanu, le président de l’Agence nationale pour les Roms,
M. Ioan Gruia Bumbu, les membres de la délégation roumaine à l’Assemblée,
les représentants des forces politiques représentées au Parlement,
ainsi que le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, M. George
Ciamba.
30. A Craïova, j’ai rencontré le président du Conseil régional,
le préfet et le maire de la ville, et me suis entretenue avec des
étudiants et des enseignants de la faculté de droit de l’Université
de Craïova.
31. Je voudrais remercier le Parlement roumain et la délégation
roumaine pour l’excellente organisation de cette visite, ainsi que
pour leur participation active aux travaux de l’Assemblée.
32. A la fin de cette visite, j’ai félicité les autorités roumaines
pour leur profond attachement au projet européen ainsi que pour
les efforts qu’elles déploient pour lutter contre le discours de
haine et l’exclusion. J’ai salué le rôle joué par le Parlement roumain
dans la supervision de l’exécution des arrêts de la Cour européenne
des Droits de l’Homme au niveau national.
33. J’ai aussi souligné que l’approche adoptée par la Roumanie
pour préparer la ratification de la Convention d’Istanbul est exemplaire
et j’ai formulé l’espoir que le groupe de travail interministériel
constitué pour examiner la conformité du droit roumain à cette convention
termine rapidement ses travaux afin que le Parlement puisse ratifier
cet instrument juridique important.
34. De plus, j’ai salué le soutien apporté par les autorités roumaines
à l’action du Conseil de l’Europe dans la lutte contre la cybercriminalité.
35. Sur le front des réformes internes, j’ai encouragé les autorités
à continuer de donner la priorité aux réformes visant à lutter contre
la corruption et à prévenir l’exclusion, à intégrer davantage les
communautés roms et à améliorer le fonctionnement de la justice.
Dans le même temps, j’ai encouragé les autorités à continuer de
renforcer le rôle du parlement en tant qu’organe législatif et lieu
de débat politique.
36. À Craïova, j’ai constaté que les représentants des autorités
locales et régionales prennent à cœur le bien-être de leurs administrés
et le développement économique de leur territoire et j’ai relevé
que ces pratiques développées en Roumanie dans ce domaine constituaient
un bon exemple pour de nombreuses autorités locales et régionales
des pays avoisinants.
37. Enfin, j’ai fait remarquer que la Roumanie était un pilier
de stabilité dans la région et me suis félicitée de l’engagement
ferme et unanime des autorités et de tous les responsables politiques
à soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
Nous avons aussi échangé nos vues sur la situation en République
de Moldova et sur les moyens de soutenir les autorités dans la mise
en œuvre des réformes et la recherche d’une solution au conflit
en Transnistrie.
1.2.4 Conférence européenne des Présidents de Parlement
(Oslo, 11-12 septembre 2014)
38. En présentant les conclusions de la Conférence européenne
des Présidents de Parlement, j’ai souligné que l’Europe a besoin
de parlements forts pour promouvoir ses valeurs communes, valeurs
qui dépassent les spécificités nationales ou culturelles, en s’appuyant
sur l’ancrage que constitue la Convention européenne des droits
de l’homme.
39. Au sujet de la sécurité démocratique en Europe, j’ai réitéré
la conclusion à laquelle sont parvenus de nombreux participants,
à savoir que l’application du droit international et la défense
des droits de l’homme peuvent garantir la coexistence pacifique
dans la durée et empêcher l’émergence d’un nouveau mur au cœur de
l’Europe.
40. En outre, j’ai insisté sur la nécessité pour les responsables
politiques de repenser sérieusement la manière dont nous faisons
de la politique, qui ne doit pas viser des bénéfices politiques
à court terme, mais s’appuyer sur une vision à long terme dans l’intérêt
des générations futures.
41. Le président du Parlement norvégien, M. Olemic Thommessen,
qui coprésidait la conférence, a souligné que les constitutions
et les lois ne suffisent pas, à elles seules, à garantir la démocratie
et qu’il est vital d’encourager l’engagement et la participation
des citoyens dans les processus démocratiques. Il a ajouté que la
transparence et l’engagement de la responsabilité des décideurs
sont essentiels et sont les conditions permettant à une opposition
dynamique d’examiner attentivement la vie politique et de débattre
librement.
42. Il a déclaré que les parlements devaient être davantage en
relation avec les citoyens en recourant aux bonnes pratiques telles
que les pétitions visant à faire légiférer sur des sujets donnés,
des référendums et la consultation des organisations de la société
civile.
43. À l’occasion de cette conférence, j’ai fait une déclaration
commune avec le président du Parlement norvégien lançant une initiative
visant à instaurer une Journée européenne pour les victimes des
crimes de haine le 22 juillet, date anniversaire des horribles attentats
d’Utøya et d’Oslo. Nous soutenons tous deux vivement cette idée
et espérons que tous les parlements suivront. Les conclusions de
cette conférence figurent en annexe de la présente communication.
44. En marge de cette conférence, j’ai eu toute une série d’entretiens
bilatéraux, dont les détails figurent dans l’annexe à la présente
communication.
1.2.5 13e Conférence du Conseil de l’Europe des ministres
responsables du sport (Macolin, Suisse, 17-18 septembre 2014)
45. Les 17 et 18 septembre 2014, j’ai assisté à la 13e
Conférence des ministres responsables du sport, qui s’est tenue
à Macolin, en Suisse.
46. Lors de la session inaugurale, j’ai souligné que le sport
ne doit pas être au-dessus des lois et qu’il est nécessaire de combattre
la corruption dans les instances sportives et d’améliorer la gouvernance
du sport, en particulier par l’autoréglementation et le développement
d’une culture de la transparence.
47. En tant qu’ancienne rapporteure de l’Assemblée sur la lutte
contre le trucage des matchs, je me suis tout particulièrement félicitée
de l’ouverture à la signature de la nouvelle convention du Conseil
de l’Europe sur la manipulation de compétitions sportives. Cette
convention, dont le but est de mieux prévenir et poursuivre le trucage
des matchs et la corruption dans le sport, est le résultat d’un
vaste processus de collaboration basé sur une collaboration exemplaire
entre l’Accord partiel élargi sur le sport et l’Assemblée, ainsi
qu’entre le Conseil de l’Europe, le monde du sport et les opérateurs
de paris sportifs.
48. Je me suis réjouie de constater que quinze pays ont signé
cette nouvelle convention à Macolin.
49. Il est aujourd’hui de notre rôle, en tant que parlementaires,
de veiller à ce que cette convention soit ratifiée et entre en vigueur
le plus tôt possible. Des pays non européens, comme les Etats-Unis,
la Chine et d’autres, devraient aussi être impliqués.
1.2.6 Conférence «A l’abri de la peur, à l’abri de la
violence», marquant l’entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul
(Rome, 18-20 septembre 2014)
50. Les 18 et 19 septembre 2014, j’ai participé à la
conférence «À l’abri de la peur, à l’abri de la violence» marquant
l’entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul. Cette conférence
était organisée conjointement par le Conseil de l’Europe, le ministère
italien des affaires étrangères et la Chambre des Députés italienne.
51. A la session inaugurale, j’ai déclaré que la Convention d’Istanbul
constituait le projet d’une société future dans laquelle la violence
contre les femmes ne serait plus justifiée, excusée ou minimisée.
52. J’ai souligné que l’entrée en vigueur de cette convention
nous appelait tous à faire en sorte que cette vision de l’avenir
devienne réalité le plus rapidement possible.
53. J’ai également insisté sur le rôle crucial des parlements
nationaux, à la fois au niveau du travail législatif, pour harmoniser
les législations nationales avec la Convention, et au niveau des
procédures de suivi et de contrôle de l’application de la Convention.
1.2.7 Visite de travail en Azerbaïdjan (Baku, 21-24
septembre 2014)
54. A l’invitation du Président de la République d’Azerbaïdjan,
M. Ilham Aliev, j’ai effectué une visite de travail dans ce pays
du 22 au 24 septembre 2014. Cette visite s’inscrivait dans le prolongement
des discussions que j’avais eues avec les autorités en mai 2014,
à Bakou, ainsi que lors de la partie de session de juin 2014, à
Strasbourg. Ma visite poursuivait un triple objectif: a) évoquer
les préoccupations croissantes que suscite la situation des droits
de l’homme, notamment après la vague d’arrestations de défenseurs
des droits de l’homme et de militants de la société civile en août
2014; b) discuter de l’état de mise en œuvre des obligations et
engagements contractés par le pays lors de son adhésion, ainsi que
des moyens d’accélérer les réformes; c) dans la perspective des
élections législatives de 2015, examiner les moyens d’améliorer
le fonctionnement des institutions démocratiques et de créer un
environnement qui permette la tenue d’élections libres et équitables.
55. Au cours de ma visite, j’ai rencontré le Président de la République,
le Président du parlement, le ministre de la Justice, le Procureur
général, les représentants de forces politiques qui siègent au parlement
et des membres de la délégation azerbaïdjanaise à l’Assemblée. Je
me suis aussi rendue auprès de militants de la société civile actuellement
en détention et j’ai participé à une table ronde avec des représentants
de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme. Je
tiens à remercier la délégation azerbaïdjanaise ainsi que le Bureau
de Baku du Conseil de l’Europe pour l’excellente organisation de
cette visite.
56. A l’issue de la visite, j’ai appelé à un large dialogue entre
les autorités, les acteurs politiques et la société civile, en soulignant
que l’Assemblée était prête à soutenir ce processus.
57. En ce qui concerne la mise en œuvre des réformes, j’ai rappelé
que l’Azerbaïdjan était soumis à l’obligation politique et juridique
de respecter les normes du Conseil de l’Europe et j’ai souligné
que des progrès restaient nécessaires, en particulier dans les domaines
de la liberté d’expression et de la liberté d’association, ainsi
que de l’indépendance du pouvoir judiciaire. J’ai précisé que le
plan d’action 2014-2016 contenait les outils nécessaires pour soutenir
ces réformes et exprimé l’espoir que des initiatives concrètes seraient
lancées sous peu.
58. Au cours de ma visite, je me suis aussi entretenue de manière
approfondie avec des représentants d’ONG. J’ai salué leur engagement
et leur détermination, compte tenu des conditions difficiles dans
lesquelles les ONG doivent travailler, notamment en ce qui concerne
l’enregistrement, l’utilisation de fonds étrangers et les procédures
de «reporting». J’ai fait part au ministre de la Justice des préoccupations
exprimées par les ONG et plaidé pour l’application des recommandations
de la Commission de Venise concernant la législation relative aux
ONG.
59. J’ai indiqué que l’arrestation récente de militants de la
société civile constituait un motif de grave préoccupation. J’ai
ajouté que ces faits soulignaient la nécessité de traiter les défauts
structurels du fonctionnement de la justice, constatés notamment
par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire portant
sur la détention provisoire d’Ilgar Mammadov.
60. S’agissant de la préparation des élections législatives de
2015, j’ai rappelé l’importance de faire évoluer la législation
électorale pour renforcer le pluralisme politique, conformément
aux recommandations de la Commission de Venise. J’ai vivement encouragé
les autorités à entamer les préparatifs sans tarder, notamment dans
la perspective des prochaines élections municipales, prévues en
décembre 2014.
61. Au cours de ma visite, j’ai eu la possibilité de me rendre
auprès de personnalités politiques et de militants de la société
civile placés en détention, notamment Ilgar Mammadov, Tofiq Yaqublu
et Hilal Mammadov. Je tiens à préciser que mon intention n’était
pas d’examiner leurs conditions de détention. J’ai rencontré ces personnes
en leur qualité de défenseurs des droits de l’homme afin de discuter
de la situation actuelle en Azerbaïdjan et des moyens de l’améliorer.
J’ai souligné la nécessité de veiller à ce que toutes les procédures judiciaires
respectent les normes de la Convention européenne des droits de
l’homme et exprimé l’espoir d’avoir bientôt une autre occasion de
parler à ces personnes – à elles ainsi qu’à d’autres militants de
la société civile actuellement en détention – mais dans un cadre
différent.
62. Enfin, au sujet du conflit du Haut-Karabakh, j’ai réaffirmé
que, selon l’Assemblée, l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan
devait être respectée. Bien entendu, notre Assemblée ne saurait
s’immiscer dans les activités du Groupe de Minsk de l’OSCE, mais
nous pouvons aider les délégations parlementaires de l’Azerbaïdjan
et de l’Arménie à instaurer la confiance et à développer le dialogue.
1.2.8 Réunions bilatérales
Rencontre avec Mme Federica Mogherini,
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Italie
63. Le 16 septembre 2014, je me suis entretenue avec
Mme Federica Mogherini en sa capacité
de ministre des Affaires étrangères de l’Italie ainsi que de Haute
Représentante désignée de l’Union européenne pour les affaires étrangères
et la politique de sécurité. Nous sommes convenues de nous rencontrer
régulièrement pour des échanges de vues sur des questions d’intérêt
commun.
Rencontre avec M. Martin Schulz,
Président du Parlement européen
64. Le 17 septembre 2014, j’ai rencontré M. Schulz pour
discuter des questions politiques actuelles et des moyens d’améliorer
l’interaction entre l’Assemblée parlementaire et le Parlement européen.
Il a été question en particulier de la crise en Ukraine et des développements
en Azerbaïdjan. Nous avons décidé de nous revoir prochainement,
en présence des Secrétaires généraux du Parlement européen et de
l’Assemblée, afin d’examiner les moyens d’améliorer le format de
discussions régulières entre notre Comité des Présidents et la Conférence
des Présidents du Parlement européen.
65. J’ai également informé M. Schulz de notre intention de lancer
une initiative afin d’instaurer une Journée européenne pour les
victimes des crimes de haine, le 22 juillet, idée qu’il a soutenue
avec un grand enthousiasme.
Participation à la réunion 1206bis
des Délégués des Ministres
66. J’ai participé à cette réunion le 16 septembre, et
suivi la présentation par le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
de sa vision et de ses priorités. Je l’ai félicité pour son élection
et l’ai assuré que l’Assemblée soutenait pleinement son action.
J’ai ensuite rencontré le Secrétaire Général dans son bureau pour
un échange de vues sur les questions politiques actuelles.
Rencontre avec Sa Majesté la
Reine Máxima des Pays-Bas
67. Le 17 septembre 2014, j’ai rencontré la reine Máxima
des Pays-Bas, venue à Strasbourg s’adresser à MONEYVAL, l’organe
du Conseil de l’Europe chargé de la lutte contre le blanchiment
d’argent et le financement du terrorisme, en sa capacité d’avocate
spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la finance
inclusive pour le développement.
68. Nous sommes notamment convenues qu’il ne saurait y avoir de
perspectives économiques s’il n’y a pas d’Etat de droit et j’ai
salué la contribution louable des parlementaires néerlandais aux
travaux de l’Assemblée parlementaire.
69. Les détails de toutes mes activités et réunions sont contenus
dans l’annexe de la présente communication.
2 Communiqués de presse
1. Anne Brasseur réitère l’invitation au Pape François à s’exprimer
devant l’APCE (20 juin 2014)
2. La Présidente se félicite de la libération d’Ales Bialiatski
(21 juin 2014)
3. La Présidente de l’APCE rencontre Ales Bialiatski suite
à sa libération (2 juillet 2014)
4. Hostilités dans la bande de Gaza: la violence ne résoudra
rien (10 juillet 2014)
5. Crash d’un avion en Ukraine: la Présidente de l’APCE transmet
ses condoléances (18 juillet 2014)
6. République de Moldova: la procédure de suivi est là pour
apporter son soutien (18 juillet 2014)
7. Crash d’avion: appel aux Présidents de parlements ukrainien
et russe à coopérer (22 juillet 2014)
8. Anne Brasseur: «la dynamique de la vérité dans l’affaire
des détentions illégales par la CIA suit son cours» (24 juillet
2014)
9. Une nouvelle convention pour lutter contre la violence
domestique (28 juillet 2014)
10. Trafic d’organes au Kosovo: «La dynamique de la vérité
suit son cours aussi dans cette affaire» (30 juillet 2014)
11. 65e anniversaire de l’Assemblée
parlementaire (8 août 2014)
12. La Présidente salue la trêve à Gaza et appelle au respect
des engagements (27 août 2014)
13. Inquiétude suite aux informations faisant état d’une escalade
du conflit en Ukraine (29 août 2014)
14. Anne Brasseur: l’esprit de Václav Havel est toujours vivant
en République tchèque (29 août 2014)
15. Anne Brasseur rencontre le Président de la Douma d’Etat
russe (2 septembre 2014)
16. Anne Brasseur salue l’engagement des autorités roumaines
envers le projet européen (5 septembre 2014)
17. La Présidente de l’APCE rend hommage à Jim Dobbin (8 septembre
2014)
18. Pour une Journée européenne des victimes de crimes de
haine (10 septembre 2014)
19. La Présidente exhorte les parlementaires à dénoncer les
’dangers’ qui menacent la Cour de Strasbourg (11 septembre 2014)
20. L’Europe a besoin de parlements forts pour promouvoir
ses valeurs communes (12 septembre 2014)
21. Anne Brasseur se réjouit des perspectives de coopération
avec Federica Mogherini (17 septembre 2014)
22. Le sport ne doit pas être une zone de non-droit (18 septembre
2014)
23. La Convention d’Istanbul constitue un projet pour la société
de demain (19 septembre 2014)
24. Pour un dialogue entre Président, acteurs politiques et
société civile en Azerbaïdjan (25 septembre 2014)
3 Discours
1. Discours à l’occasion de la 42e Rencontre
annuelle des Secrétaires Généraux des Conférences épiscopales d’Europe
(Strasbourg, 20 juin 2014)
2. Discours d’ouverture de la 3e partie
de la Session ordinaire de 2014 (Strasbourg, 23 juin 2014)
3. Discours à l’occasion de la signature du Certificat de
Partenariat pour la Démocratie avec le Parlement de la République
kirghize (Strasbourg, 23 juin 2014)
4. Discours à l’occasion de la Cérémonie de commémoration
du Centenaire du début de la Première guerre mondiale (Strasbourg,
25 juin 2014)
5. Echange de vues avec les Délégués des Ministres lors de
la 1204e session du Comité des Ministres (Strasbourg,
2 juillet 2014)
6. Discours à l’occasion de la XXXe session
de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (Ottawa, 3- 8 juillet
2014)
7. Discours prononcé devant le Parlement de la République
de Moldova (Chisinau, 17 juillet 2014)
8. Discours prononcé lors de la cérémonie d’ouverture de la
76e session internationale du Parlement Européen
des Jeunes (Barcelone, 28 juillet 2014)
9. Conférence devant les étudiants de Høyskolen sur «Défis
pour les droits de l’homme et la démocratie en Europe» (Østfold,
10 septembre 2014)
10. Conférence sur les «Défis pour les droits de l’homme et
la démocratie en Europe», organisée conjointement par le Centre
pour les Etudes européennes et le Centre norvégien des droits de
l’homme (Oslo, 10 septembre 2014)
11. Allocution lors de l’ouverture de la Conférence européenne
des Présidents de Parlement (Oslo, 11 Septembre 2014)
12. Conclusions de la Conférence européenne des Présidents
de Parlement présentées conjointement avec le Président du Storting
(Oslo, 12 septembre 2014)
13. Discours à l’occasion de la 13e Conférence
du Conseil de l’Europe des Ministres responsables du sport (Macolin,
Suisse, 18 septembre 2014)
14. Discours à l’occasion de la Conférence «A l’abri de la
peur, à l’abri de la violence», célébrant l’entrée en vigueur de
la Convention d’Istanbul (Rome, 18-19 septembre 2014)
Annexe 1 – Activités entre le 23 juin et le 2 septembre
2014
1. Réunions bilatérales (par ordre chronologique)
Session APCE (22-26 juin 2014)
Personnalités politiques
- M. Asylbek Jeenbekov,
Président du Parlement de la République kirghize
- M. Elmar Mammadyarov, Ministre des affaires étrangères
de l’Azerbaïdjan
- M. Ilham Alivev, Président de l’Azerbaïdjan
- Echange de vues avec AS/Pol sur l’extrémisme (avec la
participation de M. Michel Rocard)
- Représentants de l’ONG «Open Dialog Foundation»
- M. Olemic Thommessen, Président du parlement de la Norvège
- Représentants d’Amnesty International sur la Turquie et
la Grèce
- Représentants d’un groupe d’ONG’s travaillant sur les
Droits de l’Homme en Azerbaijan
- Représentants de Azerbaijan National Group of Int. Society
for HRs (ISHR)
- M. Petro Poroshenko, Président de l’Ukraine
- M. Rolf Wenzel, Gouverneur de la Banque de Développement
du Conseil de l’Europe
- Mme Rovana Plumb, Ministre
du travail, de la Famille, de la Protection Sociale et des personnes
âgées de la Roumanie
Membres de l’APCE
- M. Samad Seyidov, Président,
délégation de l’Azerbaïdjan
- Mme Hermine Naghdalyan, Présidente,
délégation de l’Arménie
- M. Christoph Strässer, ancien membre, Commissaire du Gouvernement
Fédéral pour la Politique de Droits de l’Homme et l’aide Humanitaire,
Allemagne
- Mme Liliana Palihovici, Présidente,
délégation de la République de Moldova
- M. Ivan Popescu, Président, et des membres de la délégation
de l’Ukraine
- Mme Annette Groth, Membre,
Allemagne
- Nouveaux membres de la délégation hongroise
- Mr Gvozden Flego, Président, délégation de la Croatie
- M. Ionut-Marian Stroe, Président, délégation de la Roumanie
- Mme Dana Váhalová, Présidente,
délégation de la République tchèque
- Mme Aleksandra Djurovic, Présidente,
délégation de la Serbie
- M. Joe O’Reilly, Président, délégation de l’Irlande
- M. Arcadio Diaz Tejera, délégation de l’Espagne
- M. Michele Nicoletti, délégation de l’Italie
- M. Axel Fischer, Président, délégation de l’Allemagne
Assemblée parlementaire de l’Organisation
internationale de la Francophonie (Ottawa, Canada, 6‑8 juillet 2014)
- M. Abdou Diouf, Secrétaire
général de l’Organisation internationale de la Francophonie
Moldova (16-18 juillet 2014)
- M. Igor Corman, Président
du Parlement de la République du Moldova, avec Mme Liliana
Palihovici, M. Serghei Sirbu, M. Oleg Bodrug, M. Marian Lupu, M. Valeriu
Streleț, M. Ion Hadarca, Mme Maria Postoico,
M. Eugen Reveno, Mme Ala Mirza, Mme Rodica
Iovu
- M. Jan Plesinger, Directeur adjoint de la Mission de l’OSCE
au Moldova; M. Vsevolod Filipp, Chargé d’Affaires ad interim de
l’Ambassade de la Fédération de Russie auprès de la République du
Moldova; M. Sergey Pyrozhkov, Ambassadeur de la République d’Ukraine
auprès de la République du Moldova; M. Wicher Slagter, Directeur
de la Section politique et économique, Délégation de l’UE au Moldova; Mme Kara
C. Mcdonald, Chef de mission adjoint, Ambassade des Etats Unis d’Amérique
auprès de la République du Moldova; Responsable du Bureau du Conseil
de l’Europe en République de Moldova
- M. Valeriu Chiveri, Ministre adjoint des affaires étrangères
et de l’intégration européenne
- Mme Liliana Palihovici, Vice-Présidente
du Parlement de la République du Moldova, Présidente de la délégation
parlementaire du Moldova auprès de l’APCE
- M. Mikhail Burla, Tiraspol, Région de Transnistrie
- Membres de la Commission des affaires juridiques, des
nominations et des immunités du Parlement du Moldova
- M. Eugen Carpov, Vice-premier Ministre en charge de la
Réintégration.
- M. Vladimir Voronin, Président du parti Communiste de
la République du Moldova (PCRM), ancien membre de l’APCE
Barcelone (28-31 juillet 2014) (Réunions
non-officielles)
- M. Artur Mas, Président
de la Generalitat de Catalogne
- Mme Núria de Gispert i Català,
Présidente du Parlement de la Catalogne
Prague (25-28 août 2014)
Membres du Jury du Prix des Droits de l’Homme Václav Havel:
- M. František Janouch, Président
du Conseil de la Fondation Charte 77
- M. Thomas Hammarberg, ancien Commissaire aux Droits de
l’Homme du Conseil de l’Europe
- Mme Nuala Mole, Avocat Senior,
Fondatrice du Centre AIRE
- M. Marek (Antoni) Nowicki, Avocat en Droits de l’homme,
Président du Conseil consultatif sur les Droits de l’homme des NU
au Kosovo
- M. Martin Palouš, ancien Ambassadeur de la République
tchèque, Président de la Fondation de la Bibliothèque Václav Havel
à New York et membre du Conseil de la Bibliothèque Václav Havel
- M. Christos Pourgourides, ancien membre de la Chambre
des Représentants de la République de Chypre, ancien membre de l’Assemblée
parlementaire
- M. Miloš Zeman, Président de la République tchèque
- M. J. Hamáček, Président de la Chambre des Députés
- M. Milan Štěch, Président du Sénat
- M. Bohuslav Sobotka, Premier Ministre
- Mme Michèle Pranchère-Tomassini,
Ambassadeur du Luxembourg auprès de la République tchèque
2. Réunions avec d’autres départements
du Conseil de l’Europe
- M. Paulo Pinheiro, Président,
Conseil consultatif pour la jeunesse
3. Réunions avec la communauté diplomatique
(par ordre chronologique)
- Mme l’Ambassadeur
Luisella Pavan-Woolfe, Chef de la délégation de l’Union Européenne
auprès du Conseil de l’Europe
- M. Benedict Gubler, Chargé d’Affaires a.i., Représentation
permanente de la Suisse
- M. l’Ambassadeur Armen Papikyan, Représentant permanent
de l’Arménie auprès du Conseil de l’Europe
4. Contacts avec les médias: interviews
réalisées entre 23 juin et le 31 août 2014 (par ordre chronologique)
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Media
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Type
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Country
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Conférence de presse
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divers
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Agence Europe
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Agence de presse
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Europe
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France 3
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Television
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France
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|
«International Press
Institute» et «International Peace Bureau» + «Azerbaijan Journalists
Network»
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Web
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Azerbaijan
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Divers
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Stand up avec le président
du parlement norvégien
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Russia Today RTTV
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Télévision
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Russie
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Rianovosti
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Agence de presse
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Russie
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|
Avenue Europe: Reuters,
dpa, efe, ANSA, Itartass, Azerpress, RTV, ntv, Uradovyy Kuryer,
Deutsche Welle
|
Agences de presse, presse
écrite, radios, télévisions
|
France, Royaume-Uni,
Espagne, Italie, Allemagne, Russie, Turquie, Pologne, Ukraine
|
|
«Uni Tübingen aktuell»,
Université Tübigen
|
Web /Newsletter
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Allemagne
|
|
Interview de l’Ecole
Cause Freudienne(ECF)
|
Web
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France
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Annexe 2 – Activités entre le 2 et le 29 septembre 2014
1. Réunions bilatérales (par ordre chronologique)
Paris (1-2 septembre 2014)
- M. Sergueï Narychkine,
Président de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie
Bucarest (3-5 septembre 2014)
- M. Valeriu Ștefan Zgonea,
Président de la Chambre des Députés
- M. Călin Popescu-Tăriceanu, Président du Sénat
- M. Ioan Gruia Bumbu, Président de l’Agence nationale pour
les Roms (ANR)
- Dirigeants des groupes parlementaires des partis d’opposition
- M. Victor Ponta, Premier Ministre
- Membres de la délégation parlementaire de la Roumanie
- Représentants des autorités locales et parlementaires
de Craiova
- Vice-recteur de l’Université Craiova, representants de
la société académique et civile
- M. Alexander Seger, Secrétaire exécutif, Comité de la
Convention Cybercriminalité (T-CY), Chef du Bureau du programme
sur la Cybercriminalité (C-PROC)
- Mme Simona-Maya Teodoroiu,
Secrétaire d’Etat, Ministère de la Justice
- Mme Christina Schulman, Ministère
de la Justice, Vice-Présidente du Comité de la Convention Cybercriminalité
(T-CY)
- Mme Alina Mihaela Bica, Procureur
en chef de la direction d’enquête sur le Crime organisé et les infractions
de terrorisme au sein du Bureau du Procureur attaché à la Haute
Cour de Cassation et de Justice
- M. George Ciamba, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes,
Ministère des affaires étrangères
Oslo (9-12 septembre 2014)
- Mme Ingjerd
Schou, Vice-Présidente du Storting et Présidente de la délégation
norvégienne auprès de l’APCE
- M. Olemic Thommessen, Président du Storting
- M. Vidar Helgesen, Ministre pour l’EEE (Espace Economique
Européenne) et aux affaires de l’Union européenne
- M. Oleksandr Turchynov, Président du Parlement de l’Ukraine
- Mme Doris Bures, Présidente
du Parlement de l’ Autriche
- M. Yuli-Yoel Edelstein, Président de la Knesset
- M. David Usupashvili, Président du Parlement de la Géorgie
- M. Cemil Cicek, Président du Parlement de la Turquie
- M. Ivan Melnikov, Vice-Président de la Douma d’Etat, Fédération
de Russie
- Mme Hermine Naghdalyan, Vice-Présidente
du Parlement de l’Arménie
- M. Ogtay Asadov, Président du Parlement de l’Azerbaïdjan
- M. Pietro Grasso, Président du Sénat de l’Italie
- Mme Laura Boldrini, Présidente
de la Chambre des Députés de l’Italie
- M. Ilkka Kanerva, Président de l’Assemblée parlementaire
de l’OSCE
- M. Norbert Lammert, Président du Bundestag de l’Allemagne
- Sa Majesté le Roi Harald V de Norvège
Strasbourg (15-17 septembre 2014)
- Membres de l’Association
parlementaire européenne
- Mme Federica Mogherini, Ministre
des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, République
italienne, et Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères
et la Politique de sécurité (désignée)
- Sa Majesté la Reine Máxima des Pays-Bas
- M. Martin Schulz, Président du Parlement européen
Rome (18-19 septembre 2014)
- M. Benedetto Della Vedova,
Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères
- Mme Laura Boldrini, Présidente
du Parlement de l’Italie
Baku (21-25 septembre 2014)
- Représentants de la
société civile, des media et de la communauté diplomatique
- M. Samad Seyidov, Président de la délégation parlementaire
de l’Azerbaïdjan auprès de l’APCE
- M. Zakir Garalov, Procureur Général
- M. Fikrat Mammadov, Ministre de la Justice
- M. Mahmud Mammadguliyev, Vice-Ministre des affaires étrangères
- M. Ilham Aliyev, Président de l’Azerbaïdjan
- Représentants des partis politiques représentés au Milli
Mejlis
- Membres de la délégation parlementaire de l’Azerbaïdjan
auprès de l’APCE
- M. Ogtay Asadov, Président du Milli Mejlis
2. Réunions avec d’autres départements
du Conseil de l’Europe (par ordre chronologique)
- M. Thorbjorn Jagland,
Secrétaire Général
- M. Alexandre Guessel, Directeur, Direction du Conseil
Politique
- M. Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’homme
3. Réunions avec la communauté diplomatique
(par ordre chronologique)
- Mme l’Ambassadeur
Michèle Eisenbarth, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Représentante
Permanente du Luxembourg
- M. l’Ambassadeur Julius Georg Luy, Ambassadeur extraordinaire
et plénipotentiaire, Représentant Permanent de l’Allemagne
4. Contacts avec les médias: interviews
réalisées entre le 2 et le 29 septembre 2014 (par ordre chronologique)
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MEDIA
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TYPE
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PAYS
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Mlada Fronta Dnes
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Presse écrite
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République
tchèque
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CZ1 – Události, komentáře
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Télévision publique
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Czech News Agency (CTK)
Agence France Presse Pravo Newspaper TV Nova
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Agences de presse
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|
various
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Stand Up
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CdE/Paris
|
|
Dutch news and current
affairs TV-program Nieuwsuur (Newshour)
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Programme TV
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Pays-Bas
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|
Novaya Gazeta Journal
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Correspondant de presse
à Paris
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Fédération de Russie
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|
Agence ITAR-TASS
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Correspondant de presse
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Fédération de Russie
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|
Agence ITAR-TASS
|
Correspondant de presse
|
Fédération de Russie
|
|
Agence ITAR-TASS
|
Chef de bureau
|
Fédération de Russie
|
|
RIA Novosti
|
Agence de presse
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Fédération de Russie
|
|
RIA Novosti
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Agence de presse
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Fédération de Russie
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Agence Interfax
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Agence de presse
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Fédération de Russie
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RIA "RBC"
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TV
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Fédération de Russie
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Izvestia Journal
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Presse
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Fédération de Russie
|
|
Komsomolskaya Pravda
Journal
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Presse
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Fédération de Russie
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|
Parlamnrnstkaya Gazeta
Journal
|
Presse
|
Fédération de Russie
|
|
Moskovskiy Komsomolets
Journal
|
Presse
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Fédération de Russie
|
|
Rossiyskaya Gazeta Journal
|
Presse
|
Fédération de Russie
|
|
Kommerssant Journal
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Presse
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Fédération de Russie
|
|
Russia beyond the Headlines
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Presse
|
Fédération de Russie
|
|
"Pervy Canal" (ORT)
|
TV
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Fédération de Russie
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|
Krasny Kvadrat
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TV
|
Fédération de Russie
|
|
RussiaTV
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TV
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Fédération de Russie
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|
NTV
|
TV
|
Fédération de Russie
|
|
TV-Centre
|
TV
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Fédération de Russie
|
|
TRK "Zvezda"
|
TV
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Fédération de Russie
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|
REN-TV
|
TV
|
Fédération de Russie
|
|
5 Canal
|
TV
|
Fédération de Russie
|
|
Parlametsky chas
|
TV
|
Fédération de Russie
|
|
Radio Free Europe
|
Correspondant de presse
|
Fédération de Russie
|
|
Channel 5
|
TV
|
Fédération de Russie
|
|
AFP
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Agence de presse
|
France
|
|
RFI
|
Radio
|
France
|
|
Le Monde
|
Presse
|
France
|
|
Le Monde
|
Presse
|
France
|
|
Anadolu Agency
|
Agence de presse
|
Turquie
|
|
TV2 Denmark (main news)
|
TV
|
Norvège
|
|
Interview with Universitas.no,
|
Journal universitaire
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|
Morgendablet
|
Presse / premier hebdomadaire
|
|
France 3
|
TV
|
France
|
|
Divers
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Conférence de presse
|
Azerbaijan
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Annexe 3 – Conclusions de la Conférence présentées par
la Présidente de l’APCE et le Président du Storting
12 septembre
2014
(Mme Anne Brasseur, Présidente
de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe)
Excellences, chers collègues,
Durant ces deux jours, nous avons examiné trois questions
particulières liées les unes aux autres, qui occupent une place
centrale dans les travaux des parlements nationaux et des institutions
interparlementaires:
- droits
et libertés constitutionnels fondamentaux – participation, confiance
et débat public, conditions de la démocratie
- démocratie, souveraineté et sécurité en Europe
- majorité et opposition – trouver un équilibre en démocratie.
Il serait parfaitement impossible, et rien d’ailleurs ne le
justifierait, que M. Thommessen et moi-même tentions de résumer
tout ce qui a été dit au cours de ces deux derniers jours. Nous
avons en revanche décidé de vous donner – l’un après l’autre – une
«photographie» des sujets sur lesquels il convient, selon nous,
de mettre l’accent. Mes remarques porteront sur les questions relatives
au «renforcement de la sécurité démocratique en Europe», tandis
que M. Thommessen se concentrera sur «la nécessité de promouvoir
la participation et l’inclusion».
Permettez-moi tout d’abord de rappeler que c’est l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe qui est à l’origine de l’idée
de la rédaction de la Convention européenne des droits de l’homme,
la plus belle réalisation du Conseil de l’Europe. Ce sont également
les pères fondateurs de l’Assemblée qui se sont engagés à bâtir, sur
les ruines laissées par la haine, une nouvelle Europe, fondée sur
les valeurs communes de la démocratie, des droits de l’homme et
de l’État de droit. Ces valeurs priment sur tout particularisme
national ou culturel. Aujourd’hui, 65 ans après la création du Conseil
de l’Europe, nous devons continuer à nous concentrer sur ce qui
nous unit, et non sur ce qui nous divise.
Le renforcement de la sécurité démocratique
Nous autres Européens, qui vivons dans les États prospères,
dynamiques et démocratiques de notre continent, étions convaincus
que les atrocités des première et seconde guerres mondiales ne pourraient
pas se reproduire. Pourtant, après l’euphorie initiale des années
1989 et 1990, notre continent est aujourd’hui confronté une nouvelle
fois à des défis de taille, à de nouvelles peurs et à de nouvelles
inquiétudes.
Les événements tragiques récemment survenus en Ukraine nous
rappellent la fragilité de la «démocratie», telle que la concevaient
les pères fondateurs du Conseil de l’Europe. Nous n’avons pas encore
été capables d’empêcher que soient commises de graves violations
des droits de l’homme, que nous avions commis l’erreur de croire
confinées aux annales de l’histoire de notre continent «civilisé».
D’autres conflits plus anciens, qui ne sont pourtant toujours pas
réglés, continuent à compromettre l’architecture sécuritaire de
l’Europe, que ce soit à Chypre, en Transnistrie, en Ossétie du Sud,
en Abkhazie ou au Haut-Karabakh. De même, nous ne pouvons ignorer
les violations des droits de l’homme qui menacent la paix, la stabilité
et la sécurité à nos frontières méditerranéennes et au-delà. Nous
devons tout faire pour prévenir, ou tout au moins limiter, les souffrances humaines
causées par ces conflits.
Je vous rappelle à ce propos la Résolution 1990 adoptée en
avril dernier, dans laquelle l’Assemblée parlementaire «condamne
fermement la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale
de l’Ukraine par la Fédération de Russie, et considère qu’une violation
aussi manifeste, par un Etat membre du Conseil de l’Europe, de ses
obligations et engagements appelle un message fort de désapprobation».
Le Conseil de l’Europe, assisté de son organe expert en droit
constitutionnel, la Commission de Venise, ainsi que l’Union européenne,
disposent d’une panoplie substantielle d’instruments juridiques
et autres pour renforcer les institutions démocratiques, les droits
de l’homme et l’État de droit. Cette architecture institutionnelle
crée le cadre qui garantit la liberté, la sécurité et la prospérité.
Nous allons bientôt commémorer le 25e anniversaire de la chute
du rideau de fer, qui marque l’émergence d’une Europe sans clivages.
Une Europe sans clivages signifie une Europe fondée sur le respect
et le dialogue mutuels. Il faut espérer que nous mesurions les solides
intérêts en commun que nous avons sur l’ensemble du continent européen,
qui empêcheront l’édification d’un nouveau mur au cœur de l’Europe.
L’autre défi auquel nous sommes confrontés est celui de l’obligation
de redéfinir les rapports entre libertés fondamentales et sécurité.
S’il nous est impossible de minimiser l’importance de mesures de
sécurité raisonnables, celles-ci ne doivent pas restreindre la liberté
au-delà de ce qu’exige la protection de l’intérêt général. Nous
condamnons toute forme de terrorisme, qui doit être combattue efficacement
par des moyens qui respectent pleinement les droits de l’homme et
l’État de droit.
Les participants à cette conférence ont convenu que la sécurité
et la stabilité démocratiques doivent être établies avant tout sur
le respect des libertés et des droits de l’homme fondamentaux, y
compris lorsque l’Europe fait face à un flux migratoire considérable.
De même, il ne saurait y avoir d’équilibre entre majorité
et opposition si les droits de l’homme des hommes et des femmes,
des minorités et des majorités, des riches et des pauvres ne sont
pas convenablement garantis et respectés.
Chers collègues,
À l’occasion de la commémoration du bicentenaire de la Constitution
norvégienne, nos échanges ont réaffirmé les fonctions essentielles
d’une constitution dans un État moderne:
- une fonction symbolique: la Constitution reflète les valeurs
fondamentales sur lesquelles repose l’État, et d’ailleurs la société
tout entière;
- une fonction politique: il importe que la Constitution
fournisse aux organes politiques des lignes directrices pour leur
prise de décision au quotidien, afin qu’ils mènent les débats et
conduisent l’État et la société dans une direction fondée sur le
consensus ou le compromis politique;
- enfin et surtout, une fonction juridique, qui confère
à la Constitution un effet contraignant pour le législateur et l’exécutif.
La Constitution énonce et reconnaît un certain nombre de droits
fondamentaux, dont la législation doit systématiquement respecter
l’essence.
L’Europe a ceci d’unique que la protection constitutionnelle
des droits fondamentaux est encore renforcée par la protection internationale
que leur accorde, notamment, la Cour européenne des droits de l’homme.
À cet égard, pour garantir que la Convention européenne des droits
de l’homme reste le point d’ancrage de cette architecture constitutionnelle,
nous avons une double responsabilité.
Nous avons tout d’abord le devoir de faire connaître publiquement
les risques que fait courir à la Cour européenne des droits de l’homme
la non-exécution de certains arrêts de celle-ci et de rectifier
les informations erronées qu’un certain nombre de médias diffusent
au sujet de sa jurisprudence.
Il importe ensuite que les parlementaires que nous sommes
œuvrent ensemble pour assurer l’adhésion de l’Union européenne à
la Convention européenne des droits de l’homme; le respect de cet
engagement très ancien permettra la mise en place d’un système cohérent
de protection des droits de l’homme sur l’ensemble de notre continent.
L’Europe a besoin de parlements forts pour promouvoir ses
valeurs communes, consacrées par les constitutions et les législations
de ses États.
Nous devons, quant à nous, repenser sérieusement notre manière
de faire de la politique: elle ne doit pas être dictée par un intérêt
électoral à court terme, mais guidée par une vision politique à
long terme, soucieuse également de l’intérêt des générations futures.
Pour conclure, et avant de donner la parole à notre hôte,
M. Thommessen, j’aimerais vous citer un passage tiré du discours
prononcé hier soir par le Premier ministre norvégien, Mme Erna
Solberg: «la violence et l’agression
ne feront jamais disparaître la méfiance et l’absence de confiance
au sein d’un État ou entre les États. Le seul moyen d’y parvenir
consiste à respecter le droit international et les droits de l’homme.
Cette condition préalable est indispensable à une coexistence pacifique
entre les peuples et les États. Il est primordial que chaque État
membre respecte pleinement la Charte des Nations Unies et le Statut
du Conseil de l’Europe».
(M. Olemic Thommessen, Président
du Storting)
Promouvoir la participation et l’inclusion
Il incombe aux parlements nationaux et aux parlementaires
eux-mêmes de faire preuve d’ouverture d’esprit à l’égard des points
de vue différents et d’accepter la liberté du débat public.
Nos débats, tout comme l’histoire d’ailleurs, montrent que,
quelle que soit l’importance des constitutions officielles fondées
sur les principes démocratiques, elles n’offrent aucune garantie
automatique de l’existence d’une démocratie complète et vivante.
Les valeurs et les idéaux qui forment la pierre angulaire de nos
traditions constitutionnelles doivent être renforcés chaque jour
en encourageant la mobilisation et la participation active des citoyens.
La démocratie n’est pas seulement un système politique dans
lequel les droits et libertés constitutionnels sont garantis par
cette loi suprême qu’est la Constitution; elle est également une
forme de société qui implique aussi bien de prendre et de déléguer
les décisions, que de débattre, participer à la conduite des affaires
publiques et vivre ensemble dans la dignité, le respect, la confiance
et la solidarité.
L’accès à la prise de décision et la transparence de cette
dernière, ainsi que l’obligation de rendre des comptes faite aux
décideurs, revêtent à cet égard une importance capitale.
La transparence suppose la publication des budgets des institutions
publiques et une politique de publicité des documents établis par
les commissions d’enquête parlementaires.
L’obligation de rendre des comptes implique que les élus soient
tenus responsables de leurs actes en permanence, et pas seulement
tous les quatre ou cinq ans, lorsqu’ils cherchent à obtenir les
suffrages des citoyens.
La démocratie est un processus ouvert à tous, auquel tous
les acteurs politiques devraient pouvoir prendre part. À cet égard,
il convient de réfléchir au rôle de l’opposition, que ce soit au
sein du Parlement ou en dehors de celui-ci. Dans une démocratie,
l’opposition garantit l’existence d’un gouvernement transparent
et responsable, respectueux de l’intérêt général. Le rôle de l’opposition
consiste plus précisément à examiner attentivement les décisions
et la politique du gouvernement, à proposer une alternative politique
en établissant ses propres programmes et solutions et à représenter
un gouvernement de substitution crédible.
Mais la force de l’opposition dépend avant tout du système
électoral; la qualité de l’opposition dépend quant à elle des règlements
et du mode de fonctionnement des parlements. Une opposition constructive
élève le débat politique, elle ne l’entrave pas. Le maintien d’un
équilibre entre la majorité et l’opposition et d’un processus parlementaire
équitable suppose qu’il ne règne aucune dictature, ni de la majorité,
ni de la minorité.
La crise économique actuelle et ses profondes répercussions
sociales ont entraîné le chômage de millions de personnes, privées
de protection sociale, à commencer par les jeunes. Cette situation
génère bien souvent un sentiment de désenchantement, de frustration
et de colère. Seule la réduction de la fracture entre les citoyens et
les institutions permettra à ces dernières de regagner la confiance
des premiers.
Plusieurs d’entre vous ont fait part de leur profonde préoccupation
à propos de ce qui est à leurs yeux une crise de confiance à l’égard
de la politique traditionnelle et un manque de confiance dans le
système politique et ses représentants. Certains d’entre vous ont
même mis en avant un paradoxe: plus on accroît la transparence et l’accès
au processus politique, plus la défiance et le désengagement vis-à-vis
de la politique classique augmentent. Ce désengagement s’exprime,
notamment, par une diminution du taux de participation aux élections
et du nombre d’adhérents des partis politiques. Cette situation
ne fait que souligner le défi auquel nous sommes confrontés et que
nous devons relever: créer un environnement véritablement propice
à une participation continue et ouverte à tous.
Nous avons besoin de parlements qui soient pleinement «en
lien» avec les citoyens au service desquels ils sont. À cet égard,
les participants ont donné des exemples de bonnes pratiques innovantes,
qui visent à promouvoir la participation accrue des citoyens et
de la société civile au sens large: promouvoir le droit d’initiative
législative et de pétition des citoyens, ainsi que leur droit à
être consultés par référendum; encourager la consultation des ONG,
des associations professionnelles et des autres organisations représentatives.
La révolution numérique à laquelle nous assistons offre de
nouvelles possibilités, mais fait naître également de nouveaux défis.
Internet est une plate-forme de participation politique, qui permet
d’entendre le point de vue du grand public sur divers sujets de
société. Parallèlement, il permet aux parlementaires que nous sommes
de dialoguer avec les citoyens à propos des activités de nos parlements
et de nos commissions. Les parlements sont de plus en plus présents
sur les médias sociaux et il y a lieu de s’en féliciter.
Mais, dans le même temps, nous devons veiller attentivement
à ce que ces réseaux sociaux et ce flux d’informations ne transforment
pas des échanges civilisés en cacophonie. Cette situation peut également conduire
à une fragmentation du débat, qui se déroule à huis clos. Internet
peut même à l’occasion servir de plate-forme pour la diffusion d’un
discours de haine, voire pour l’incitation aux crimes de haine.
Les responsables politiques démocratiques que nous sommes
condamnent fermement le discours de haine, le crime de haine et
toutes les formes d’extrémisme, contre lesquels nous nous élevons,
quels que soient leurs motifs et leurs causes.
En notre qualité de présidents de parlement, nous sommes déterminés
à favoriser la tenue d’un vaste débat public ouvert, y compris à
propos des valeurs communes sur lesquelles nous voulons bâtir nos
sociétés à l’avenir.
Mme Brasseur et moi-même sommes
par conséquent très attachés à l’initiative qui vise à créer une
Journée européenne des victimes de crimes de haine. Nous encourageons
chacun de vous, dans vos parlements respectifs, à soutenir et à
promouvoir cette idée. Nous vous encourageons également à soutenir
et à promouvoir le Mouvement du Conseil de l’Europe contre le discours
de haine et l’Alliance parlementaire contre la haine, lancée par
l’Assemblée parlementaire.
Il importe que le renforcement et l’autonomisation de la société
civile représentent l’un de nos objectifs pour l’avenir. Une plus
forte participation de la société civile à la prise de décision
internationale et nationale renforcera la confiance des citoyens.
Parallèlement, nous devons préserver les conditions préalables
de la démocratie représentative. Ses institutions doivent entretenir
un dialogue avec la société civile, mais elles ne sauraient se décharger
de leur obligation de rendre des comptes et de leur responsabilité
pour les décisions qu’elles prennent.
Enfin et surtout, nous ne devons pas oublier les jeunes. Ils
représentent en effet notre principal potentiel. Les parlements
de jeunes ou les autres pratiques novatrices qui visent à faire
participer les jeunes au processus décisionnel peuvent être un moyen
de revitaliser nos démocraties. Les partis politiques devraient
quant à eux aller plus énergiquement à la rencontre des jeunes.
Notre désir actuel de renforcer la démocratie devrait s’inspirer
de l’exemple de la cité d’Athènes et mettre l’accent, une fois encore,
sur l’éducation à la citoyenneté démocratique ou «l’éducation aux
affaires publiques», afin que la participation effective des citoyens
ne soit pas un droit abstrait, mais une réalité mise en pratique
au quotidien.
Pour conclure, je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance
à tous les participants de cette conférence. Elle a été, je crois,
l’occasion d’interventions et de débats extrêmement intéressants,
qui témoignent des diverses facettes des pays représentés ici. La
diversité dont nos pays sont l’expression est un atout inestimable,
que nous devons faire nôtre. Mais il ne faut en aucun cas perdre
de vue les valeurs et les principes qui nous lient et auxquels nous
sommes tous profondément attachés: la démocratie, le respect des
droits de l’homme, l’État de droit et la séparation des pouvoirs
de l’État.
Nous ne pouvons accepter la violation flagrante du droit international
à laquelle nous assistons depuis quelque temps en Ukraine.
J’aimerais, une fois encore, vous remercier tous du fond du
cœur. Merci de vos contributions pendant nos sessions et merci d’avoir
partagé avec nous vos connaissances et vos observations. Nous avons
été très heureux de votre présence à Oslo et j’espère que vous avez
apprécié votre séjour. Je vous souhaite un bon retour dans vos capitales
et j’espère vous revoir un jour prochain.
Cette Conférence européenne des présidents de parlement est
à présent close.
Je vous remercie.