Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Les femmes font face à des discriminations et des difficultés
particulières avant, pendant et après leur voyage. Le viol est largement
utilisé comme arme de guerre par Daech. Les femmes et les filles
sont enlevées et vendues comme esclaves sexuelles. La conscience
de ce fléau croît aux niveaux local, avec la baisse de la stigmatisation
entourant les survivantes, et international. Comme en témoignent
les survivantes, des violences sexuelles et physiques se produisent
régulièrement au cours du voyage, lors de la traversée de la Méditerranée
ou sur terre.
Dans le pays de refuge, la situation vulnérable des demandeurs
d’asile expose les filles et les femmes à des risques accrus de
subir différentes formes d’abus, y compris la contrainte, l’extorsion
par des personnes ayant autorité, les rapports sexuels pour survivre
et la prostitution forcée. Le HCR, l’agence des Nations Unies pour les
réfugiés, a constaté que les femmes et les filles réfugiées font
partout face à des abus sexuels et physiques à des niveaux endémiques.
Elles sont victimes de discrimination dans les systèmes juridiques,
l’accès aux permis de travail, les centres de soins et les écoles.
L’Assemblée parlementaire devrait prendre en compte la situation
vulnérable des femmes réfugiées et la discrimination généralisée
à leur encontre. Elles devraient avoir accès à des procédures d’asile
sensibles au genre et à des services de soutien, conformément à
la Convention d’Istanbul. L’Assemblée devrait adopter des textes
pertinents afin de fournir aux Etats membres des indications sur
la manière de prévenir et de combattre la discrimination fondée
sur le sexe parmi les demandeurs d’asile en Europe.