Crise des réfugiés en Europe – il est urgent de protéger les femmes et les enfants
Déclaration écrite
No.
600
| Doc. 13898
| 01 octobre 2015
- Signataires :
- Mme Petra De SUTTER,
Belgique, SOC ; M. David BAKRADZE,
Géorgie, PPE/DC ; Mme Gülsün BİLGEHAN,
Turquie, SOC ; Mme Maryvonne BLONDIN,
France, SOC ; Mme Sílvia Eloïsa BONET PEROT,
Andorre, SOC ; Mme Lise CHRISTOFFERSEN,
Norvège, SOC ; Mme Pascale CROZON,
France, SOC ; Mme Sahiba GAFAROVA,
Azerbaïdjan, CE ; M. Mogens JENSEN,
Danemark, SOC ; M. Giorgi KANDELAKI,
Géorgie, PPE/DC ; M. Eerik-Niiles KROSS,
Estonie, ADLE ; Mme Dalia KUODYTĖ,
Lituanie, ADLE ; Mme Guguli MAGRADZE,
Géorgie, SOC ; Mme Liliane MAURY PASQUIER,
Suisse, SOC ; Mme Olivia MITCHELL,
Irlande, PPE/DC ; Mme Carina OHLSSON,
Suède, SOC ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; Mme Tineke STRIK,
Pays-Bas, SOC ; Mme Chiora TAKTAKISHVILI,
Géorgie, ADLE ; M. Stefaan VERCAMER,
Belgique, PPE/DC ; Mme Birutė VĖSAITĖ,
Lituanie, SOC ; Mme Gisela WURM,
Autriche, SOC
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Selon le HCR, au 16 septembre, plus d’un demi-million de réfugiés
et migrants sont arrivés en Europe.
Un nombre croissant d’entre eux sont des familles avec de
jeunes enfants et des femmes enceintes. Ils représentent le groupe
le plus vulnérable, risquant d’être victimes de violences sexuelles,
notamment de viols, et d’être exposés aux traumatismes, à la malnutrition
et aux maladies. Le manque d’accès à des services de santé reproductive
pour les femmes, notamment les femmes enceintes, représente une
catastrophe sanitaire majeure.
Nous appelons les Etats membres du Conseil de l’Europe, en
particulier les pays où les arrivées de migrants sont les plus importantes :
la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, Chypre, la France (Calais),
la Grèce, la Hongrie, l’Italie, Malte, la Serbie, l’Espagne, « l’ex-République
yougoslave de Macédoine » et la Turquie, ainsi que les agences de
l’ONU et la société civile à :
- réagir
aux conséquences disproportionnées de la crise des réfugiés sur
les femmes et les enfants et accorder une priorité au financement
de leurs besoins en matière de santé,
- garantir de toute urgence, aux points d’entrée et dans
les camps de réfugiés, une meilleure hygiène et assistance médicale
et offrir aux femmes et filles une protection contre la violence
fondée sur le genre et le viol.