6.8.1 à veiller à ce que la relocalisation de
migrants soit mise en œuvre en fonction des capacités et opportunités
des lieux d’installation, notamment des possibilités éducatives
ou des perspectives sur le marché de l’emploi, ainsi qu’en fonction
des besoins sociaux et communautaires des réfugiés concernés, de
la possibilité de vivre selon leur religion et leur culture, ainsi
que selon leur situation familiale;
6.8.2 à assurer aux migrants adultes les formations linguistiques
et professionnelles requises ainsi qu’un certain niveau d’éducation
civique qui fournisse des directives utiles pour la vie quotidienne
dans le pays;
6.8.3 à créer des conditions et des mesures permettant la reconnaissance
et la validation des diplômes, de l’expérience et des qualifications
professionnelles pour les réfugiés ne pouvant pas fournir de justificatif
de leurs diplômes;
6.8.4 à fournir aux enfants un accès immédiat à une éducation
ou à des services de garderie appropriés, si possible en les accueillant
dans les établissements scolaires ordinaires, à condition de faire
en sorte que les obstacles langagiers et culturels soient minimisés,
et à donner la possibilité aux enfants réfugiés de poursuivre leurs
études, même lorsque des familles relocalisées décident de se réinstaller
dans un lieu autre que celui initialement prévu;
6.8.5 à renforcer la capacité des enseignants à intégrer sans
aucune restriction les enfants réfugiés dans la vie de l'école,
et à inclure les sujets relatifs aux droits de l'homme, à la lutte contre
la discrimination et aux migrations dans le programme de formation
des enseignants;
6.8.6 à fournir aux jeunes migrants non accompagnés un soutien
pour leur intégration, par une implication sociale et un accès à
l’éducation, et à les accompagner en même temps dans leur passage
à l’âge adulte au-delà de 18 ans;
6.8.7 à reconnaître pleinement le rôle clé des femmes dans une
intégration réussie des familles migrantes et à veiller à ce que
les besoins particuliers des femmes migrantes soient dûment pris
en compte en termes d’accès à la santé sexuelle et reproductive,
de formations professionnelle et linguistique, et d’accès indépendant
à l’éducation, tout en fournissant les ressources et le personnel
pédagogique nécessaires;
6.8.8 à comprendre que le regroupement familial est une partie
intégrante d’une intégration réussie et que de ce fait il ne doit
pas faire l’objet d’obstacles supplémentaires, de suspensions ou
d’autres mesures susceptibles d’entraîner des retards dans le regroupement;
6.8.9 à accorder un statut juridique individuel aux femmes migrantes
qui rejoignent leur conjoint au titre du regroupement familial,
si possible dans l’année qui suit leur arrivée;
6.8.10 à protéger et à aider les groupes particulièrement vulnérables,
comme les femmes, les filles et les mineurs non accompagnés, notamment
en attribuant à ces derniers un tuteur personnel et en leur assurant
un suivi jusqu’au passage à l’âge adulte;
6.8.11 à garantir l’allocation de ressources adéquates aux services
sociaux et de santé pour les migrants, et à faire bon usage des
initiatives pour la jeunesse, la culture et le sport déjà en place
qui promeuvent l’inclusion;
6.8.12 à recourir aux plateformes de dialogue et de coopération
internationaux pour procéder à des échanges d’informations et d’expériences,
comme le réseau parlementaire européen sur les politiques relatives
aux diasporas, la plateforme de l'intégration des migrants par le
sport du Conseil de l'Europe et le programme des Cités interculturelles
du Conseil de l’Europe, en vue de tirer parti des bonnes pratiques
et modèles.