Les obligations internationales de la République de Moldova et les risques pour la crédibilité du pays à l’étranger
Déclaration écrite
No.
644
| Doc. 14425
| 12 octobre 2017
- Signataires :
- Baroness Doreen MASSEY,
Royaume-Uni, SOC ; Lord Donald ANDERSON,
Royaume-Uni, SOC ; M. Pablo BUSTINDUY,
Espagne, GUE ; M. Paolo CORSINI,
Italie, SOC ; Mme Vanessa D'AMBROSIO,
Saint-Marin, SOC ; M. Pierre-Alain FRIDEZ,
Suisse, SOC ; M. Giuseppe GALATI,
Italie, PPE/DC ; M. Marco GATTI,
Saint-Marin, PPE/DC ; M. Jean-Pierre GRIN,
Suisse, ADLE ; Mme Annette GROTH,
Allemagne, GUE ; M. Matjaž HANŽEK,
Slovénie, GUE ; Mme Gabriela HEINRICH,
Allemagne, SOC ; M. Andres HERKEL,
Estonie, PPE/DC ; Mme Alice-Mary HIGGINS,
Irlande, SOC ; M. Andrej HUNKO,
Allemagne, GUE ; Mme Lotta JOHNSSON FORNARVE,
Suède, GUE ; Mme Filiz KERESTECİOĞLU DEMİR,
Turquie, GUE ; M. Eerik-Niiles KROSS,
Estonie, ADLE ; M. Ertuğrul KÜRKÇÜ,
Turquie, GUE ; M. George LOUCAIDES,
Chypre, GUE ; Sir Alan MEALE,
Royaume-Uni, SOC ; M. Miroslav NENUTIL,
République tchèque, SOC ; M. Pieter OMTZIGT,
Pays-Bas, PPE/DC ; M. Aleksander POCIEJ,
Pologne, PPE/DC ; Mme Ulla SANDBÆK,
Danemark, GUE ; M. Axel SCHÄFER,
Allemagne, SOC ; M. Frank SCHWABE,
Allemagne, SOC ; Mme Petra De SUTTER,
Belgique, SOC ; M. Mart van de VEN,
Pays-Bas, ADLE ; Mme Gisela WURM,
Autriche, SOC ; M. Roger ZAVOLI,
Saint-Marin, GDL
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Le manque de réformes et la non-application des recommandations
de l’Union européenne s’accompagnent d’une répression continue visant
les militants de la société civile qui soutiennent le mouvement
de protestation contre la corruption dans la République de Moldova.
Nous regrettons que les autorités de l’État n’aient jusqu’à présent
pas répondu à la Déclaration écrite n° 637.
Nous appuyons la décision de l’Union européenne de suspendre
l’assistance macro-financière accordée à la République de Moldova,
en guise de pression pour améliorer l’État de droit et la situation
des droits de l’homme dans le pays.
Récemment, les demandes de sanctions personnelles de l’Union
européenne contre les responsables corrompus ont été relayées par
la société civile lors de manifestations massives à Chisinau. En
retour, les organes de l’État ont lancé une nouvelle vague de répression
contre les militants. Le 18 septembre 2017, Alexei Alexeev, un homme
qui portait des enceintes avec amplificateur, a été arrêté et accusé
de mettre en danger la vie et la santé des policiers. Plusieurs
autres militants ont été placés en détention.
Des poursuites pénales sont en cours contre l’avocate et défenseure
des droits de l’homme Ana Ursachi, qui est en exil; par ailleurs,
le philanthrope Alexandru Machedon fait l’objet de menaces.
Nous appelons les autorités moldaves à réfléchir à leurs obligations
internationales et aux risques pour leur crédibilité à l’étranger.
La société doit se faire entendre.