Lors de sa réunion du 26 janvier, le Bureau m’a nommée rapporteure pour ce rapport, qui couvre la période depuis la dernière réunion du Bureau de la première partie de session de 2018 (le vendredi 26 janvier) jusqu’au 21 avril 2018.
Les chapitres suivants incluent les décisions prises lors des réunions du Bureau du 26 janvier à Strasbourg et du 15 mars à Paris. Le chapitre 2 présente une liste de décisions qui ont déjà été ratifiées par la Commission permanente le 16 mars ou qui ne requièrent pas de ratification.
Un addendum à ce rapport sera publié à l’issue des réunions du Bureau du 22 et 23 avril, qui inclura également les décisions qui seront à ratifier le jour même. Un autre addendum sera publié après la réunion du Bureau du 27 avril. Il inclura uniquement les décisions qui seront à ratifier par l’Assemblée le même jour, notamment, les renvois et transmissions qui auront été approuvés par le Bureau.
Le Bureau tiendra ses prochaines réunions le vendredi 27 avril à Strasbourg, puis le 31 mai à Zagreb. La prochaine réunion de la Commission permanente aura également lieu à Zagreb le 1er juin.
Le 26 janvier, le Bureau a tenu un échange de vues sur le déroulement de la première partie de session.
Le 26 janvier et le 15 mars, le Bureau a pris note du projet d’ordre du jour.
Le 26 janvier et le 15 mars, le Bureau a établi le projet d’ordre du jour.
Le 15 mars, le Bureau a pris note de la demande déposée par M. Akif Çaǧatay Kiliç (Turquie, CE) et 25 membres de l’Assemblée pour que l’Assemblée tienne un débat selon la procédure d’urgence sur La montée de l’antisémitisme, de l’islamophobie et de la xénophobie en Europe: une menace pour les valeurs européennes.
Le 15 mars, le Bureau a pris note des communications du Président de l’Assemblée et du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
Le 26 janvier, le Bureau a décidé de tenir une réunion supplémentaire le dimanche 22 avril 2018 afin de tenir un échange de vues avec les trois membres du groupe d’enquête indépendant sur son rapport final.
Le 15 mars, le Bureau a pris note de l’information fournie par le Secrétaire Général de l’Assemblée sur la préparation de la réunion du 22 avril et a décidé:
Le 15 mars, le Bureau a pris note du compte-rendu de la réunion.
Le 15 mars, le Bureau:
Le 15 mars, le Bureau:
Le 26 janvier, le Bureau a approuvé la liste des membres de la commission ad hoc pour observer cette élection (sous réserve de recevoir leurs déclarations de conflit d’intérêts) et a nommé M. Jonas Gunnarsson (Suède, SOC) comme Président de la commission ad hoc. Le 15 mars, le Bureau a approuvé la liste révisée des membres de la commission ad hoc pour observer cette élection (annexe 2).
Le 15 mars, le Bureau a pris note du document.
Le 26 janvier, le Bureau a tenu un échange de vues sur le mémorandum préparé par le Secrétaire Général de l’Assemblée et a approuvé les propositions incluses (annexe 3).
Le 15 mars, le Bureau:
Le 15 mars, le Bureau:
Le 15 mars, le Bureau a examiné et approuvé les renvois et transmissions en commissions suivants, qui ont ensuite été ratifiés par la Commission permanente le 16 mars:
Doc. 14474, proposition de résolution, Îles grecques: il faut redoubler d’efforts: renvoi à la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées pour rapport;
Doc. 14476, proposition de résolution, Pour un renforcement du dialogue parlementaire avec l’Algérie: renvoi à la Commission des questions politiques et de la démocratie pour rapport;
Doc. 14477, proposition de résolution, La conservation du patrimoine culturel juif: renvoi à la Commission de la culture, de la science, de l'éducation et des médias pour rapport;
Doc. 14478, proposition de résolution, Action concertée de la lutte contre la traite des êtres humains: renvoi à la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées pour rapport et à la Commission sur l'égalité et la non-discrimination pour avis;
Doc. 14479, proposition de résolution, L’assassinat de Mme Daphne Caruana Galizia et l’État de droit, à Malte et ailleurs: veiller à ce que toute la lumière soit faite: renvoi à la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme pour rapport;
Doc. 14480, proposition de résolution, Renforcer la coopération entre les initiatives européennes pour mieux protéger les enfants contre la violence sexuelle: renvoi à la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable pour rapport;
Doc. 14482, proposition de résolution, Armes et fonds européens livrés à Daech: renvoi à la Commission des questions politiques et de la démocratie pour information;
Doc. 14483, proposition de résolution, Améliorer la protection des lanceurs d’alerte partout en Europe: renvoi à la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme pour rapport;
Doc. 14485, proposition de résolution, «Optimisation fiscale» et responsabilités publiques, deux notions incompatibles: renvoi à la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme pour information;
Doc. 14262, proposition de résolution, Discrimination raciale des Tatars de Crimée par la Russie: renvoi à la Commission sur l'égalité et la non-discrimination pour rapport.
Le 15 mars, le Bureau a examiné et approuvé les modifications de renvois suivants, qui ont ensuite été ratifiés par la Commission permanente le 16 mars:
Doc. 14380, proposition de résolution, Etablir des lignes directrices pour les ONG internationales (Renvoi 4331 du 13 octobre 2017) renvoi à la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées pour rapport et à la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme pour avis;
Doc. 13812, proposition de résolution, L'avenir de la Libye entre les menaces du terrorisme et une perspective démocratique (Renvoi 4140 du 26 juin 2015) renvoi à la Commission des questions politiques et de la démocratie pour rapport et à la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées pour avis.
Le 26 janvier, le Bureau a examiné et approuvé les prolongations de renvois suivantes:
Doc. 13979, proposition de résolution, Détention de mineurs palestiniens dans les prisons israéliennes (Renvoi 4200 du 22 avril 2016 – validité: 22 avril 2018): prolongation jusqu’au 31 décembre 2018;
Doc. 14033, proposition de résolution, La centrale nucléaire du Bélarus: une menace potentielle pour les pays d’Europe (Renvoi 4225 du 24 juin 2016 – validité: 24 juin 2018): prolongation jusqu’au 31 décembre 2018;
Doc. 12866, proposition de résolution, La transition politique en Egypte (Renvoi 3857 du 23 avril 2012 – validité: 30 avril 2018): prolongation jusqu’au 30 juin 2018;
Doc. 13812, proposition de résolution, L'avenir de la Libye entre les menaces du terrorisme et une perspective démocratique (Renvoi 4140 du 26 juin 2015 – validité: 31 janvier 2018): prolongation jusqu’au 15 mars 2018;
Doc. 14000, proposition de résolution, Assurer la protection des défenseurs des droits de l’homme dans les Etats membres du Conseil de l’Europe (Renvoi 4202 du 22 avril 2016 – validité: 22 avril 2018): prolongation jusqu’au 30 septembre 2018.
Le 15 mars, le Bureau a approuvé la prolongation du renvoi suivant:
Doc. 13972, proposition de résolution, Education et culture: de nouveaux partenariats pour soutenir le développement personnel et la cohésion (Renvoi 4194 du 22 avril 2016 – validité: 22 avril 2018): prolongation jusqu’au 22 avril 2019.
La commission ad hoc du Bureau, réunie à Paris, le vendredi 16 mars 2018, a entendu une communication du Président et a tenu un échange de vues sur les réponses reçues à la lettre du Président datée du 24 janvier 2018.
Le 15 mars, le Bureau a pris note du mémorandum d’information préparé par la Commission du Règlement, des immunités et des affaires institutionnelles et a décidé d’inviter le Président de l’Assemblée à informer par courrier les présidents des délégations et les présidents des parlements concernés par une faible participation (article 44.10 du Règlement et paragraphe 7.2 de la Résolution 1583 (2007) – le Président de l’Assemblée devrait «examiner avec les présidents et les groupes politiques des parlements concernés les conséquences éventuelles d’une diminution – en dessous du seuil de 50% de leur effectif – du niveau moyen de participation des délégations nationales aux séances de l’Assemblée») ou à organiser une réunion avec les présidents des délégations concernées. Le Bureau a décidé également de publier les statistiques relatives à la participation des délégations nationales, en les mettant en ligne sur le site internet de l’Assemblée.
Le 15 mars, le Bureau sur la base d’une proposition du Groupe CE, a désigné M. Yıldırım Tuğrul Türkeş, Turquie.
Le 15 mars, le Bureau:
Le 26 janvier, le Bureau a examiné les demandes de visites d’informations des rapporteurs, a demandé au Secrétaire Général de l’Assemblée d'étudier la possibilité que leurs frais soient couverts par les Parlements respectifs, et a décidé de les autoriser, à condition que les frais de voyage et d'hébergement des rapporteurs soient couverts par leurs Parlements nationaux respectifs; ou, si tel n'est pas le cas, sous réserve de disponibilité des fonds:
Le 26 janvier, le Bureau a autorisé:
Le 26 janvier, le Bureau a autorisé la visite d’information au Maroc par M. Bogdan Klich (Pologne, PPE/DC), rapporteur sur les «L’évaluation du partenariat pour la démocratie concernant le Parlement du Maroc», à effectuer en 2018 dans le cadre de la préparation de son rapport.
Le 15 mars, le Bureau a pris note de la décision de la commission de fusionner deux renvois (Renvoi 4346 et Renvoi 4347 du 24/11/2017) dans un unique rapport actuellement en cours de préparation (Renvoi 4316 du 9/10/2017) sous le nouveau titre «Modification de certaines dispositions du Règlement de l’Assemblée».
Le 15 mars, le Bureau a pris note de la lettre et du projet de déclaration concernant le projet de déclaration sur le système européen des droits de l’homme dans l’Europe de demain, tel qu’adopté par la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme lors de sa réunion du 14 mars 2018.
Le 26 janvier, le Bureau a approuvé la recommandation de la commission des questions juridiques et des droits de l'homme d’inviter la délégation de l’Espagne à soumettre une nouvelle liste de candidats au CPT.
Le 26 janvier, le Bureau a approuvé les désignations et a demandé à la commission des questions juridiques et des droits de l'homme de présenter au Bureau une proposition révisée pour la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) afin d'assurer une représentation politique plus équilibrée. Le 15 mars, le Bureau a approuvé les désignations de la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme pour la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) et de la Commission de suivi pour le Conseil des élections démocratiques de la Commission de Venise, telles que présentées en annexe 4.
Le 26 janvier, le Bureau a pris note du lancement de l’édition 2018 du Prix.
Le 15 mars, le Bureau a pris note de l’information fournie et, eu égard aux problèmes d'envoi des lettres d'invitation aux Présidents des Parlements des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, a décidé à l'unanimité de proposer qu'une nouvelle lettre d'invitation nominative soit co-signée par le Président de la Grande Assemblée nationale de Turquie et le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, et soit envoyée par l'Assemblée parlementaire à chaque Président de Parlement des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, et que cette procédure soit également suivie pour les futures Conférences des Présidents de Parlement.
Le 26 janvier, le Bureau a autorisé:
Le 15 mars, le Bureau a autorisé la Commission de la culture, de la science, de l’éducation et des médias, à tenir une réunion à Tbilissi le 25 septembre 2018.
La Commission permanente:
Le 15 mars, le Bureau a pris note de la lettre d’un des partis chypriotes turcs (le Parti turc républicain de Chypre) informant le Président de l’Assemblée du nom d’un des «représentants élus de la communauté chypriote turque» habilité à siéger à l’Assemblée en 2018, à savoir M. Armağan Candan.
L’Assemblée est invitée à ratifier cette décision du Bureau.
Président: M. Viorel Riceard BADEA, Roumanie (PPE/DC)
Groupe du Parti populaire européen (PPE/DC)
Suppléant
Groupe Socialistes, démocrates et verts (SOC)
Suppléants
Groupe des conservateurs européens (CE)
Suppléant
Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE)
Suppléant
Groupe pour la gauche unitaire européenne (GUE)
Groupe des démocrates libres (GDL)
Rapporteur de la commission de suivi
Commission de Venise
Secrétariat
Président: M. Jonas GUNNARSSON (SOC, Suède)
Groupe du Parti populaire européen (PPE/DC)
Suppléants
Groupe Socialistes, démocrates et verts (SOC)
Suppléants
Groupe des conservateurs européens (CE)
Suppléants
Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE)
Suppléants
Groupe pour la gauche unitaire européenne (GUE)
Suppléants
Groupe des démocrates libres (GDL)
Suppléants
Co-rapporteurs AS/MON (ex officio)
Secrétariat
|
L’interprétation dans l’une des langues de travail lors des réunions de commission devra être confirmée 21 jours avant la réunion. Economies escomptées: 40 000 € (5% des dépenses de 2017) |
|
La longueur des documents de commission sera limitée, en particulier les exposés des motifs et les documents d’information. En principe, les procès-verbaux des réunions de commission ne pourront faire plus de cinq pages. Economies escomptées: 40 000 € |
|
Dans la mesure du possible, les commissions sont invitées à se réunir moins souvent en 2018. Economies escomptées: 45 000 € (trois réunions de moins à Paris) + 250 000 € (si l’interprétation est assurée uniquement en anglais / français lors des réunions hors de Strasbourg / Paris) |
|
Lors des réunions de commission hors de Strasbourg, les participants seront invités à apporter leurs propres dossiers. Economies escomptées: 15 000 € |
|
Les visites d’information des rapporteurs seront limitées en principe à une par rapport, ou deux dans le cas de la Commission de suivi. Economies escomptées: 15 000 € |
|
Il faut réduire les activités de coopération de l’Assemblée. Economies escomptées: 145 000 € |
|
Organe |
qui représente l'Assemblée |
référence |
2018 |
|---|---|---|---|
|
I. Organes du Conseil de l'Europe |
|||
|
Commission européenne pour la démocratie par le droit – Commission de Venise |
Représentants de l'Assemblée désignés par le Bureau pour assister aux sessions de la Commission |
Article 2.4 du statut de la Commission de Venise (Rés CM (2002) 3) |
Membres: Mme Kyriakides, PPE/DC désignation par le Président M. Vlasenko – PPE/DC (AS/Jur) Remplaçante: Mme Rojhan Gustafsson – SOC (AS/Jur) |
|
Conseil des élections démocratiques de la Commission de Venise |
Représentants de l’AS/Pol, l’AS/Jur et l’AS/Mon approuvés par le Bureau de l’Assemblée |
Décision du Bureau du 10 mars 2003 |
Membres: Lord Balfe – CE (AS/Jur) M. Cozmanziuc – PPE/DC (AS/Pol) M. Kox – GUE (AS/Mon) Remplaçants: Mme Beselia – SOC (AS/Jur) M. Xuclà – ADLE (AS/Pol) |
|
Centre européen pour l’interdépendance et la solidarité mondiales – Centre Nord-Sud |
Deux membres du Conseil exécutif – désignés par le Bureau de l’Assemblée |
Article 4.2 (b) du statut révisé du Centre Nord-Sud (Rés CM (2011) 6) |
Membres: Mme Günay – CE (AS/Soc) M. Leite Ramos – PPE/DC (AS/Cult) Remplaçants: M. Gonçalves – PPE/DC (AS/Cult) M. Schennach – SOC (AS/Soc) |
|
Commission européenne contre le racisme et l’intolérance – ECRI |
Représentants de l’Assemblée désignés par le Bureau (représentants des trois commissions suivantes: AS/Pol, AS/Ega et AS/Cult) |
Article 5 du statut de l’ECRI (Rés CM (2002) 8) |
Membres: M. Sorre – NI (AS/Cult) M. Corlăţean – SOC (AS/Pol) M. Thiéry – ADLE (AS/Ega) Remplaçant: M. Davies – CE (AS/Ega) |
|
Groupe d'états contre la corruption – GRECO |
Un représentant de l'Assemblée désigné par le Bureau |
Décision du CM lors de la 717ème réunion en 2000 selon l'Article 7.2. du Statut du GRECO |
Membre: M. Logvynskyi- PPE/DC (AS/Jur) Remplaçant: Mme Sotnyk – ADLE (AS/Jur) |
|
Comité des œuvres d'art |
Deux membres désignés par le Bureau de l’Assemblée (actuellement un membre de l'AS/Cult et le rapporteur du Prix du musée) |
Décision du CM lors de la 482ème réunion en 1992 |
Membres: Lady Eccles – CE (AS/Cult) Mme Gambaro – GDL (AS/Cult) |
|
MONEYVAL |
Un représentant de l’Assemblée désigné par le Bureau |
Article 4.1 de la Résolution CM/Res (2010) 12 |
Membre: M. Corlăţean – SOC (AS/Jur) Remplaçant: M. van de Ven – ADLE (AS/Jur) |
|
Convention du Conseil de l’Europe sur les infractions visant des biens culturels |
Un représentant de l’Assemblée désigné par le Bureau |
STCE n°221 CM(2017)32, Chapitre V, Article 23.1 |
M. Schennach – SOC (AS/Cult) |
|
II. Autres |
|||
|
EUROPA NOSTRA – Fédération paneuropéenne du patrimoine |
Un membre (et son/sa suppléant/e) qui seront désignés par l'Assemblée pour assister aux réunions du Conseil de la Fédération en tant qu'observateurs |
Article 21.4 du statut d’Europa Nostra |
M. Gryffroy – NI (AS/Cult) |
Les hommes d’État visionnaires qui ont reconstruit l’Europe sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale avaient compris l’importance de partager la responsabilité en matière de droits de l'homme entre les États. Le système qu’ils ont élaboré, celui de la Convention européenne des droits de l’homme («la Convention»), garantit que tous les États Parties protègent les droits uniformément définis de toute personne relevant de leur juridiction, à l’aide de mécanismes de protection nationaux harmonisés et d’un mécanisme de contrôle européen commun. L’efficacité de l’ensemble du système est tributaire du bon fonctionnement de chacun de ses éléments constitutifs.
Les 12 et 13 avril 2018, à Copenhague, la présidence danoise du Comité des Ministres organisera une Conférence à haut niveau sur le système européen des droits de l’homme dans l’Europe de demain. Un premier projet de déclaration a été publié le 5 février 2018. S’il exprime un attachement et un soutien au système de la Convention – ce dont il convient de se féliciter –, sa teneur négative risque par contre de porter atteinte à la protection des droits de l'homme en Europe. Comme cela est détaillé dans les commentaires ci-joints, le projet de déclaration remet en question:
Le Comité des Ministres devrait continuer à se concentrer sur les principaux défis du système de la Convention, à savoir la charge de travail de la Cour et sa première cause, la mise en œuvre inadéquate de la Convention dans de nombreux États.Note
Les hommes d’État visionnaires qui ont reconstruit l’Europe sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale avaient compris l’importance de partager la responsabilité en matière de droits de l'homme entre les ÉtatsNote. Le système qu’ils ont élaboré, celui de la Convention européenne des droits de l’homme («la Convention»), garantit que tous les États Parties protègent les droits uniformément définis de toute personne relevant de leur juridiction, à l’aide de mécanismes de protection nationaux harmonisés et d’un mécanisme de contrôle européen commun. Ces buts essentiels sont atteints grâce à l’obligation qui incombe au premier chef aux États Parties de respecter les droits de toute personne relevant de leur juridiction (article 1) et d’instaurer des voies de recours pour les violations (article 13), sous le contrôle d’une Cour européenne des droits de l’homme indépendante («la Cour») (article 19), compétente pour toutes les questions d’interprétation et d’application de la Convention (article 32), qui statue sur des requêtes introduites par des États (article 33) ou des particuliers se prétendant victimes d'une violation (article 34) sur une base subsidiaire, après l’épuisement des voies de recours internes (article 35), les États Parties étant tenus d’exécuter les arrêts de la Cour, sous la surveillance collective du Comité des Ministres (article 46). L’efficacité de l’ensemble du système est tributaire du bon fonctionnement de chacun de ces éléments constitutifs, qui eux-mêmes dépendent d’abord de l’attitude et du comportement des États Parties ayant créé conjointement ce système qui fonctionne au bénéfice de tous.
Les 12 et 13 avril 2018, à Copenhague, la présidence danoise du Comité des Ministres organisera une Conférence à haut niveau sur le système européen des droits de l’homme dans l’Europe de demain. Un premier projet de déclaration a été publié le 5 février 2018. S’il exprime un attachement et un soutien au système de la Convention – ce dont il convient de se féliciter –, son ton négatif et une grande partie de son contenu risquent par contre de saper la structure fondamentale du système et de porter atteinte à la protection des droits de l'homme en Europe.
L’un des objectifs de la Convention est d’établir un catalogue de droits de l'homme universels, découlant de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, aux fins d’une protection régionale spéciale basée sur une interprétation et une application uniformes. Or, certaines dispositions du projet de Déclaration de Copenhague pourraient remettre en cause cette universalité en permettant de relativiser des droits au nom de considérations nationalesNote, parmi lesquelles les vicissitudes des intérêts et influences politiquesNote, et en autorisant une mise en œuvre incohérente de la Convention dans les États PartiesNote.
L’interprétation et l’application uniformes des droits consacrés par la Convention et l’exécution collective des décisions concernant les plaintes sont liées au rôle de la Cour en tant qu’instance judiciaire indépendante. Plusieurs dispositions du projet de déclaration vont à l’encontre d’un véritable respect de la fonction judiciaire de la CourNote, et en particulier de sa mission de statuer en se basant sur les observations présentées par les parties à la procédure et sur le droit applicable, et non sur les opinions politiques exprimées dans d’autres enceintes par divers acteurs vaguement définisNote. Pour un État non défendeur ou pour tout autre acteur, le moyen correct de tenter d’influer sur les décisions de la Cour est de recourir à la possibilité existante de la tierce intervention.
Le projet de déclaration tend à poser des limites à la compétence de la Cour qui ne cadrent pas avec les dispositions de la Convention. En insistant à maintes reprises sur un aspect de subsidiarité, il donne l’impression que la Cour devrait être fondamentalement pleine de déférence, voire subordonnée aux autorités nationalesNote. Le projet de déclaration entend par ailleurs énoncer comme un fait juridique une approche exagérément limitée de la définition des droits protégés par la Convention, dans l’intention manifeste de restreindre l’exercice par la Cour de son pouvoir d’interprétationNote. Les États Parties devraient respecter scrupuleusement les prérogatives de contrôle de la Cour sur l’application et l’interprétation de la Convention.
Plusieurs dispositions du projet de déclaration visent à imposer des restrictions particulières à la compétence de la Cour dans certains types d’affaires. C’est particulièrement vrai pour les affaires d’immigration et d’asile, alors que rien dans la Convention n’indique que celles-ci devraient bénéficier d’un traitement spécial; en fait, une telle approche risque d’encourager ou de faciliter un traitement discriminatoire au niveau national, interdit par l’article 13Note. Le projet de déclaration semble même suggérer que les affaires interétatiques, qui portent traditionnellement sur certaines des violations les plus graves et les plus répandues, et les affaires découlant de conflits entre États Parties, bien que le maintien de la paix soit une préoccupation majeure de la ConventionNote, ne devraient plus être examinées par la CourNote. À d’autres égards, le projet de déclaration apparaît comme incohérent puisqu’il implique à un endroit que les problèmes répandus, structurels ou systémiques sont le «cœur de métier» de la CourNote, mais suggère à un autre que la Cour n’est intrinsèquement pas en mesure de rendre une justice individuelle dans ces affairesNote.
Si les arrêts de la Cour ne sont pas respectés par les États Parties, le mécanisme de contrôle de la Convention devient inefficace et le système de la Convention perd la majeure partie de sa valeur ajoutée. Les États ont accepté l’obligation absolue d’exécuter les arrêts de la Cour, mais le projet de déclaration semble subordonner ce principe fondamental à l’«acceptation» des arrêts par les acteurs nationaux, y compris par les gouvernements qui représentent l’État dans le système de la ConventionNote. Les autorités nationales sont tenues d’exécuter les arrêts de la Cour à titre de respect a minima de l’État de droit, notamment le principe du pacta sunt servanda («les conventions doivent être respectées»).
La commission note que la future Conférence de Copenhague s’inscrit dans une série de conférences qui a débuté à Interlaken (2010) et s’est poursuivie à Izmir (2011), Brighton (2012) et Bruxelles (2015). Jusqu’à présent, les déclarations qui en ont résulté ont surtout porté sur la charge de travail de la Cour et sur sa première cause, la mise en œuvre inadéquate de la Convention dans de nombreux États. Ces thèmes devraient continuer de faire l’objet des travaux intergouvernementaux, qui devraient s’appuyer sur les nombreux rapports d’experts adoptés ces huit dernières années, en encourageant la mise en œuvre de leurs recommandations, en menant des activités de coopération pour pallier les faiblesses mises en évidence dans les arrêts de la Cour et en veillant à ce que la Cour soit dotée de ressources suffisantes pour remplir sa fonction, notamment grâce à un apport de fonds exceptionnel pour lui permettre de résorber son arriéré de requêtes.