Justice et démocratie pour l'Iran
Déclaration écrite
No.
658
| Doc. 14552
| 27 avril 2018
- Signataires :
- M. Nigel EVANS,
Royaume-Uni, CE ; M. Claude ADAM,
Luxembourg, SOC ; M. Francesco Maria AMORUSO,
Italie, GDL ; M. Allal AMRAOUI,
Maroc ; M. Jason AZZOPARDI,
Malte, PPE/DC ; M. Wojciech BAKUN,
Pologne, CE ; M. Jokin BILDARRATZ,
Espagne, ADLE ; M. Piet De BRUYN,
Belgique, NI ; M. Vernon COAKER,
Royaume-Uni, SOC ; M. Paolo CORSINI,
Italie, SOC ; Mme Vanessa D'AMBROSIO,
Saint-Marin, SOC ; Mme Cristina DE PIETRO,
Italie, GDL ; M. Manlio DI STEFANO,
Italie, NI ; M. Sergio DIVINA,
Italie, GDL ; Sir Jeffrey DONALDSON,
Royaume-Uni, CE ; M. Constantinos EFSTATHIOU,
Chypre, SOC ; M. Bernard FOURNIER,
France, PPE/DC ; Sir Roger GALE,
Royaume-Uni, CE ; Mme Adele GAMBARO,
Italie, GDL ; M. Simonas GENTVILAS,
Lituanie, ADLE ; M. Francesco Maria GIRO,
Italie, PPE/DC ; Mme Miren Edurne GORROTXATEGUI,
Espagne, GUE ; M. Claude KERN,
France, ADLE ; M. Betian KITEV,
''L'ex-République yougoslave de Macédoine'', SOC ; M. František KOPŘIVA,
République tchèque, ADLE ; Sir Edward LEIGH,
Royaume-Uni, CE ; M. Luís LEITE RAMOS,
Portugal, PPE/DC ; M. Carlo LUCHERINI,
Italie, SOC ; M. Marco NICOLINI,
Saint-Marin, GUE ; M. Johan NISSINEN,
Suède, NI ; M. Martin POLIAČIK,
République slovaque, ADLE ; Mme Laura PUPPATO,
Italie, SOC ; M. Frédéric REISS,
France, PPE/DC ; Lord Simon RUSSELL,
Royaume-Uni, CE ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; M. Senad ŠEPIĆ,
Bosnie-Herzégovine, PPE/DC ; M. Serhiy SOBOLEV,
Ukraine, PPE/DC ; Mme Tineke STRIK,
Pays-Bas, SOC ; M. Manuel TORNARE,
Suisse, SOC ; M. Egidijus VAREIKIS,
Lituanie, PPE/DC ; M. Christoph WENAWESER,
Liechtenstein, ADLE ; M. Markus WIECHEL,
Suède, NI ; M. Leonid YEMETS,
Ukraine, PPE/DC
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Les Nations Unies ont condamné les violations flagrantes des
droits de l'homme en Iran dans 64 résolutions. Plus de 120 000 personnes
ont été arrêtées arbitrairement, torturées et exécutées, notamment
lors du massacre de 30 000 prisonniers politiques de l'Organisation
des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI) en 1988. Amnesty International
a qualifié ce massacre de «crime contre l'humanité» dont les auteurs
doivent être traduits en justice. Selon les rapports des Nations
Unies, le régime iranien détient le record des exécutions dans le
monde par rapport à sa population.
Malgré la répression, en janvier 2018, le monde a été témoin
d'une vague de soulèvements et de protestations du peuple iranien
qui s'est étendue à plus de 140 villes. Les gens scandaient «réformateurs,
conservateurs, la partie est terminée», «A bas Khamenei, à bas Rohani!»,
«Laissez tomber la Syrie, pensez à nous!», indiquant leur volonté
d’abandonner la dictature et d'arrêter le terrorisme.
L'appel téléphonique de Rohani demandant au Président français
de restreindre les activités légitimes de l'OMPI, pour avoir provoqué
les récentes manifestations, montre la peur du régime face à l'opposition
(AFP-2 janvier). Khamenei a annoncé publiquement que l'OMPI a été
l'organisateur du soulèvement: «nous possédons des informations
spécifiques indiquant qu’ils ont planifié, préparé et organisé ces
manifestations depuis des mois.»
Nous appelons l'Assemblée parlementaire et la communauté internationale
à soutenir les revendications du peuple iranien en faveur de la
justice et de la démocratie. Nous soutenons le grand rassemblement
du 30 juin 2018 à Paris pour reconnaître le Plan en 10 points de
Maryam Radjavi en faveur de la démocratie comme une alternative
viable à la crise iranienne.