Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Dans sa Recommandation
1648 (2004) sur «Les conséquences de l’élargissement de l’Union
européenne pour la liberté de circulation entre les États membres
du Conseil de l'Europe», l’Assemblée parlementaire a rappelé que
le système de Schengen a pour vocation d’établir la libre circulation
des personnes à l’intérieur d’un territoire multinational (l’Espace
Schengen) sans frontières intérieures.
Dans sa Résolution
1894 (2012) sur «L’inacceptabilité des restrictions à la liberté
de circulation à titre de sanction pour prises de positions politiques»,
l’Assemblée a réaffirmé que la liberté de circulation ne saurait faire
l’objet de restrictions pour sanctionner l’expression d’opinions
politiques exprimées de manière pacifique, et que les signalements
dans le système d’information Schengen ne doivent pas être détournés
pour fermer aux non-ressortissants d’un État membre de l’Union européenne
l’accès à l’espace Schengen au motif qu’ils auraient exprimé de
telles opinions.
Depuis, de nouveaux incidents de détournement à motivation
politique du système de Schengen se sont produits dans plusieurs États
membres, qui ont utilisé leur droit légal de contrôler l’accès à
leur territoire pour refuser l’entrée à certaines personnes. Cela
entraîne pour ces dernières une interdiction injustifiée d’accès
à l’ensemble de l’espace Schengen.
L’Assemblée ne peut accepter que de tels détournements du
système de Schengen continuent de se produire et décide donc de
réexaminer cette question.