Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
La Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et
la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence
domestique (STCE n° 210) repose sur l'idée que la violence à l'égard
des femmes est une forme de violence basée sur le genre qui est
perpétrée contre les femmes parce qu'elles sont des femmes. L’État
a l’obligation de s’attaquer pleinement à ce problème sous toutes
ses formes et de prendre des mesures pour prévenir la violence à
l’égard des femmes, en protéger ses victimes et poursuivre les coupables.
Le Royaume-Uni a signé la Convention en 2012 mais ne l'a toujours
pas ratifiée lors des sept dernières années.
Le Royaume-Uni est l'un des 13 États membres n’ayant pas encore
ratifié cette convention. Le Gouvernement du Royaume-Uni a déclaré
qu'il ne ratifierait pas la Convention tant que le Royaume-Uni ne
s'y serait pas conformé et il doit fixer un calendrier pour l’adoption
du projet de loi sur les violences domestiques qui, selon lui, rendra
le Royaume-Uni conforme à la Convention et pour la ratification
de cette dernière.
Il faut noter en outre que le Royaume-Uni ne se conforme
pas aux dispositions de la Convention dans des domaines tels que
la protection des femmes migrantes victimes de violence domestique,
en vertu de l’article 4.3 de la Convention, et la protection offerte
aux femmes et aux filles en Irlande du Nord, victimes de contrôle coercitif
en vertu de l'article 34 de la Convention.
C’est pourquoi, sept ans après la signature de la Convention
d’Istanbul par le Royaume-Uni, l’Assemblée parlementaire devrait
recommander au Comité des Ministres de demander au Gouvernement
britannique de prendre toutes les mesures nécessaires pour ratifier
la Convention sans plus tarder et de prendre toutes les mesures
nécessaires pour que le Royaume-Uni se conforme à la Convention.