Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Depuis plusieurs mois, nous constatons une érosion manifeste des droits humains et de l’État de droit en Égypte.
Une accumulation de législation répressive a été adoptée permettant de faciliter et de justifier la fermeture de l’espace public. Des milliers de voix dissidentes sont aujourd’hui emprisonnées afin de réduire au silence toute contestation.
Le régime ajoute arbitrairement des opposant·e·s en détention sur la «liste terroriste» égyptienne, permettant ainsi de justifier de lourdes condamnations, dont des peines de mort, sans preuves ni procédure équitable. Le rythme des exécutions a d’ailleurs connu une accélération marquée en 2020.
Nous nous inquiétons également des risques posés par la grave surpopulation du système carcéral pour la vie des détenu·e·s, d’autant plus en temps de pandémie.
Dès lors, nous condamnons avec force la répression brutale orchestrée par le régime du président Al Sissi.
Nous appelons le Gouvernement égyptien à cesser les violations systématiques des droits humains à l’encontre des personnes détenues.
Nous demandons aux États membres du Conseil de l’Europe d’agir pour la libération inconditionnelle et immédiate de tous les prisonniers politiques détenus en Égypte et d’envisager, si nécessaire, l’imposition de sanctions à l’encontre de responsables égyptiens.