Le niveau croissant de violence en Azerbaïdjan, l’intolérance et les menaces constantes qui pèsent sur les journalistes, les blogueurs et les défenseurs des droits humains azerbaïdjanais sont un grave sujet de préoccupation.
Le 22 février 2022, un journaliste et défenseur des droits humains, militant LGBT bien connu, Avaz Shikhmammadov (également connu sous le nom d’Avaz Hafizli), a été tué chez lui. Les services de police azerbaïdjanais n’avaient fait aucun cas des nombreuses demandes visant à protéger sa vie.
Le 23 avril 2022, un célèbre blogueur et militant des droits humains, ancien prisonnier d’opinion et critique virulent des autorités, Bakhtiyar Hajiyev, a été enlevé par des individus masqués qui l’ont torturé et soumis à des traitements inhumains, notamment en lui urinant dessus, tout en le filmant. Ces individus ont ordonné au blogueur de retirer ses publications critiques. Bakhtiyar Hajiyev a été libéré après les avoir supprimées, mais a été menacé de viol et de mort s’il ne respectait pas les règles.
Ces deux derniers mois, de nombreux journalistes d’investigation ont reçu des avertissements de représentants des services de renseignement azerbaïdjanais les enjoignant de mettre un terme aux enquêtes anticorruption menées contre des représentants de l’État. Les journalistes ont été menacés de mort et de graves problèmes de santé ressemblant à des accidents ou à des empoisonnements s’ils n’obtempéraient pas. Après ces menaces, certains ont été contraints d’annoncer la fin des enquêtes anticorruption tandis que d’autres ont décidé de poursuivre leur travail.
L’Assemblée parlementaire devrait examiner et étudier attentivement les cas existants de meurtres et de tentatives d’assassinat, les menaces qui pèsent en permanence sur la vie et la liberté des journalistes, des blogueurs et des militants des droits humains azerbaïdjanais qui continuent de travailler dans le pays et à l’étranger, et préparer un rapport complet sur cette question.
L’Assemblée devrait inviter le Gouvernement azerbaïdjanais à respecter la Convention européenne des droits de l’homme et à garantir la sécurité des journalistes et des militants des droits humains en leur permettant de poursuivre librement leurs activités professionnelles.