Intérêt supérieur de l’enfant et politiques pour assurer l’équilibre entre vie privée et professionnelle
Réponse à Recommandation
| Doc. 15588
| 01 juillet 2022
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la
1437e réunion des Délégués des Ministres
(15 juin 2022). 2022 - Troisième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2216
(2021)
1. Le Comité des Ministres
a examiné avec attention la
Recommandation
2216 (2021) «Intérêt supérieur de l’enfant et politiques pour assurer
l’équilibre entre vie privée et professionnelle» de l’Assemblée parlementaire,
qu'il a transmise au Comité directeur pour les droits de l'enfant
(CDENF) et Comité européen des Droits sociaux (CEDS), pour information
et commentaires éventuels.
2. Le Comité des Ministres partage l’avis de l’Assemblée sur
l'importance de la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant
dans l'élaboration des politiques pour assurer l’équilibre entre
vie privée et professionnelle. Selon la Convention des Nations Unies
relative aux droits de l'enfant et son article 3, l'intérêt supérieur
de l'enfant doit être une considération primordiale dans toutes
les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait
des institutions publiques ou privées de protection sociale, des
tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs.
3. L'Assemblée se réfère particulièrement à l'article 17 de la
Charte sociale européenne qui exige des États parties qu'ils assurent
la protection nécessaire au développement des enfants. À cet égard,
le Comité des Ministres rappelle que la Charte, y compris son article
17, couvre les droits de l'enfant d'une manière exhaustive englobant
pleinement les questions soulevées dans la recommandation de l'Assemblée concernant
l'intérêt supérieur de l'enfant et l'équilibre entre vie professionnelle
et vie privée. Outre l'article 17, les articles 16 et 27 de la Charte
sont d’une importance particulière. L'article 17 est consacré au
droit des enfants et des adolescents à une protection sociale, juridique
et économique qui exige que les enfants et les adolescents aient
les soins, l'assistance, l'éducation et la formation dont ils ont
besoin, tout en tenant compte des droits et des devoirs de leurs
parents. L'article 16 de la Charte est consacré à la famille et
joue un rôle central dans la protection sociale, juridique et économique
de la famille. Cette disposition englobe à la fois la protection
de l'intérêt supérieur de l'enfant et la cohésion de la famille
en tant que cellule de base de la société. Elle exige des États
parties qu'ils veillent à ce que des structures d'accueil pour les
enfants soient disponibles, abordables et de bonne qualité
Note et qu'elles soient disponibles et
accessibles aux travailleurs et travailleuses ayant des responsabilités
familiales
Note.
4. En réponse au paragraphe 5.1. de la recommandation, d’«intégrer
les questions liées à la politique des 1 000 premiers jours dans
la prochaine Stratégie pour les droits de l'enfant et son travail
novateur sur les racines de la pauvreté», le Comité des Ministres
informe l’Assemblée que le projet pour la nouvelle Stratégie pour
les droits de l'enfant (2022-2027), adoptée par le Comité des Ministres
le 23 février 2022, a déjà été finalisé et approuvé par le comité
intergouvernemental concerné avant l'adoption de la
Recommandation 2216 (2021) de l'Assemblée parlementaire. Néanmoins, dans le cadre
de son deuxième objectif stratégique, la Stratégie continuera à
se concentrer sur «l'égalité des chances et l'inclusion sociale
de tous les enfants» afin de ne laisser aucun enfant de côté et
de contribuer à briser les cycles de désavantage pour les enfants
dès leur plus jeune âge.
5. Au paragraphe 5.2 de la recommandation, l’Assemblée recommande
au Comité des Ministres d'envisager «[d'aider] les États membres
à préparer des stratégies nationales sur la petite enfance, à promouvoir
les bonnes pratiques et à favoriser les échanges d'informations
entre les autorités qui gèrent ces stratégies nationales». Le Comité
informe l’Assemblée qu’en vertu de son
mandat, le CDENF s'engage à faciliter les échanges réguliers
de connaissances, de bonnes pratiques et d'expériences entre les
États membres dans les domaines couverts par la Stratégie de Rome,
et à contribuer à la réalisation et à l'examen des progrès accomplis
dans le cadre de l'Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement
durable, en particulier en ce qui concerne l'Objectif 1: Pas de
pauvreté. Le Comité des Ministres invite le CDENF à prendre bonne
note de l'importance que lui-même et l'Assemblée attachent à la
petite enfance en tant que stade important du développement des
enfants et à en tenir compte dans ses activités futures.
6. Enfin, le Comité des Ministres prend note de l’appel de l’Assemblée
à plaider pour l’ouverture de négociations dans les meilleurs délais,
en vue de l’adhésion de l’Union européenne à la Charte sociale européenne
révisée (STE n° 163), afin de renforcer la cohérence des normes
européennes en matière de droits socio-économiques.