Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Depuis janvier 2022, aucune liste des 10 000 manifestants pacifiques arrêtés et des centaines de personnes tuées n'a été publiée, alors que le nombre de prisonniers politiques a augmenté de 133 à 145.
Moldabay Sadibekov, Akylzhan Kiysimbayev, Kosai Makhanbayev sont des victimes de torture ayant souffert de persécution gouvernementale pour avoir réclamé la justice et pour avoir fait appel au mécanisme de Moscou de l'OSCE et aux procédures spéciales de l’ONU.
Nous exigeons une enquête sur chaque plainte pour torture, dont toutes celles qui ont été soumises avant les manifestations de janvier, y compris celles d’Iskander Yerimbetov et d’Aset Abishev.
Malgré les réformes annoncées dans le cadre du «Nouveau Kazakhstan», les nouveaux partis politiques indépendants comme «Alga, Kazakhstan!» ne sont pas autorisés à être enregistrés; les manifestations pacifiques, notamment celles contre l’agression russe en Ukraine, restent restreintes. Le référendum s’est déroulé avec de multiples irrégularités; les amendements constitutionnels n'apportent aucune amélioration politique substantielle.
Nous déplorons la fabrication d’accusations posthumes pour terrorisme et pillage, comme dans le cas de Nurbolat Alpamys et de Nursultan Kuatbayev, pour servir de prétexte pour inviter les forces armées de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, dirigées par la Fédération de Russie, afin de réprimer les manifestations pacifiques.
Nous demandons au Kazakhstan de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques, dont Saltanat Kusmankyzy, Bekizhan Mendygaziyev, de mettre fin à la persécution d’Aya Sadvakasova, Raigul Sadyrbayeva, Aliya Issenova, Bakhytzhan Toregozhina, Shalipa Bekkulova, et Ayan Kalmurat, qui ont identifié 194 civils pacifiques qui ont été tués, et d’imposer des sanctions personnelles contre les auteurs de ces crimes.