La situation en mer du Nord et dans la Manche est décrite comme une urgence, appelant une action immédiate. En 2021, le nombre de personnes traversant la Manche a triplé, atteignant le chiffre record de plus de 25 000. Ce sont les chiffres de ceux qui ont réussi à faire le voyage. Les tentatives de traversée se sont achevées tragiquement pour des centaines de migrants et de demandeurs d’asile.
L'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a recensé 200 migrants et demandeurs d’asile qui ont disparu en mer du Nord vers le Royaume-Uni depuis 2014. Au cours de l'année 2021, au moins 44 personnes sont soit décédées, soit portées disparues et sont présumées mortes. Selon l'OIM, la grande majorité de personnes se sont noyées. Il est urgent d'agir pour éviter la répétition de ces tragédies.
Les mouvements migratoires en mer du Nord et dans la Manche, un défi pour tous les États membres, sont comparables à des situations similaires ailleurs en Europe. L'Assemblée parlementaire a attiré l'attention sur cette question dans un certain nombre de résolutions, notamment la Résolution 2305 (2019) «Sauver des vies en Méditerranée: la nécessité d'une réponse urgente».
Les agences onusiennes ont souligné que l'interception des bateaux remplis de migrants et de demandeurs d’asile tentant de traverser la mer du Nord et la Manche n'est pas la solution pour les dissuader. Les politiques migratoires doivent viser à protéger, et non à enfreindre, les droits humains. Développer des moyens sûrs et légaux pour que les migrants et les demandeurs d’asile puissent se rendre au Royaume-Uni et demander l'asile est donc le seul moyen d'établir une politique migratoire à la fois efficace et humaine.
Les États membres doivent faire tout leur possible pour protéger les droits humains et empêcher les décès en mer du Nord et dans la Manche. La réponse à cette situation d'urgence devrait consister à faire en sorte que tous ceux qui ont besoin de protection puissent effectivement y accéder.