Le droit à la vie est le droit humain le plus important et le plus indispensable, tel que défini par la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (STE n°5, 1950).
Sous le régime stalinien de l'ancienne Union soviétique, de nombreuses violations des droits de l'homme ont eu lieu, privant des millions de personnes de leur droit à la vie. L'exemple le plus tragique de ces violations est la famine créée artificiellement en Ukraine en 1932-1933, connue sous le nom d'Holodomor.
Cette famine était le résultat d'une tentative délibérée d'éliminer physiquement ceux qui s'opposaient au régime répressif, et la famine est devenue un outil d'oppression. Selon les estimations, en une seule année, de 1932 à 1933, l'Ukraine a perdu un quart de sa population, ce qui équivaut ou dépasse la population de certains pays européens actuels.
Dans sa Résolution 1723 (2010), l'Assemblée parlementaire a fermement condamné « les politiques cruelles menées par le régime stalinien » qui ont déclenché la Grande Famine en 1929 dans les régions céréalières de l'ancienne Union soviétique, et qui ont culminé en 1932-33.
Les Nations Unies, l'UNESCO et l'OSCE ont exprimé leur position sur l'Holodomor. En outre, l'Holodomor en Ukraine en 1932-1933 a été officiellement reconnu comme un génocide du peuple ukrainien par 24 États et le Parlement européen.
Étant donné que le 90e anniversaire de l’Holodomor de 1932-1933 est commémoré par l'Ukraine en 2022-2023, il est temps pour l'Assemblée d'établir la vérité historique et de reconnaître ce crime du régime communiste totalitaire comme un acte de génocide contre le peuple ukrainien.