Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Malgré les appels internationaux, les autorités du Kazakhstan n’ont pas mené d’enquête internationale indépendante sur la répression violente des manifestations dans le pays. Le rôle de l’intervention militaire dirigée par la Russie à la suite de la demande faite par le Président Tokayev au Président Poutine et de l’ordre de tirer sans avertissement en janvier 2022 reste flou.
Les défenseurs des droits humains ont signalé l’absence d’obligation de rendre des comptes dans 329 affaires pénales de torture et dans le cas d’au moins 47 prisonniers politiques, dont les victimes de torture Timur Danebayev, Akyljan Kiysymbayev et Kazybek Kudaibergenov, l’otage politique Bekijan Mendygaziyev, les militants Kaïrat Klychev, Aigerim Tleujan, Erkin Kaziyev et Chaden Karibayev, et le journaliste Duman Mukhametkarim.
En outre, le Kazakhstan a durci les persécutions politiques visant les défenseurs des droits humains de l’Open Dialogue Foundation et Marat Zhylanbayev et Mukhtar Ablyazov, chefs de l’opposition, parce qu’ils avaient révélé l’ampleur de l’aide du Kazakhstan aux opérations visant à contourner les sanctions imposées à la Russie. Comme indiqué, le contournement des sanctions par l’intermédiaire de pays tiers, en particulier le Kazakhstan, est un élément essentiel qui permet à la Russie d’échapper aux sanctions et de renforcer son complexe militaro-industriel. Selon les autorités de surveillance et les rapports militaires ukrainiens, la Russie continue de produire et d’augmenter ses volumes de production d’armes en exploitant ces canaux.
Nous appelons l’Assemblée parlementaire à analyser et à traiter les questions susmentionnées de violations des droits humains et d’assistance du Kazakhstan aux opérations visant à contourner les sanctions imposées à la Russie.