« L'Assemblée,
Reconnaissant que certaines nations qui se trouvent dans l'impossibilité de participer aux travaux du Conseil de l'Europe, forment néanmoins partie intégrante de l'Europe,
Décide de charger la Commission Permanente de constituer une commission spéciale qui aura à veiller à ce que les intérêts de ces nations soient pris en considération dans toute proposition que pourraient formuler l'Assemblée ou ses commissions,
Cette commission pourra demander l'avis d'experts appartenant à ces nations; elle sera tenue informée des travaux des autres commissions de l'Assemblée et sera autorisée à leur présenter ses observations pour l'accomplissement de sa tâche telle qu'elle est définie ci-dessus. »
« L'Assemblée prend la Résolution :
La Conférence de la Commission de l'Europe centrale et orientale du Mouvement Européen s'est tenue à Londres du 21 au 24 janvier 1952. 126 délégués et observateurs représentant de nombreux courants d'opinion en Europe centrale et orientale y assistaient. Les noms de ces délégués figurent à la troisième partie de la présente annexe. Le succès rencontré par la Conférence est essentiellement dû à la bonne volonté de ses hôtes britanniques, à la compétence des organisateurs de la Conférence, et à l'accueil officiel que lui a réservé M. Macmillan au nom du gouvernement britannique.
La Conférence a été un symbole de l'unité de l'Europe entière, unité qui demeure une réalité spirituelle en dépit de la division actuelle de notre continent. Dans son discours de bienvenue, M. Macmillan a déclaré : « Dans un acte de foi, vous êtes réunis à cette Conférence pour démontrer à la face du monde que l'Europe constitue un tout et ne saurait être éternellement démembrée ou divisée. » La Résolution adoptée à l'unanimité lors du meeting monstre de l'Albert Hall qui termina la Conférence est ainsi libellée : « Un règlement durable avec l'Union Soviétique ne pourra être obtenu que lorsque les pays d'Europe centrale et orientale auront recouvré leur indépendance nationale, assortie de la liberté individuelle, et lorsque, assurés de leur indépendance, ils pourront rejoindre les autres membres de la famille européenne. »
Cette déclaration politique fondamentale ayant été faite, la Conférence eut à examiner si les mots « Après la libération » n'impliquaient pas que toute action, antérieurement à cette libération, serait vaine. Dans un éditorial publié le jour del'ouverture delà Conférence, le Times écrivait : « La difficulté réside dans le fait que la fin de la domination russe est un concept trop vague pour qu'il soit possible de fonder des plans sur cette base, même à titre d'essai. » La Conférence a perçu cette difficulté; elle a reconnu que l'on ne pouvait déterminer avec certitude l'heure à laquelle la situation serait modifiée, ni la façon dont cette transformation s'effectuerait. Placée devant cette incertitude fondamentale, la Conférence prit deux initiatives : tout d'abord, elle déclara sans équivoque qu'elle rejetait entièrement toute idée « d'une guerre de libération » ou d'un encouragement à la rébellion; ensuite, ce point bien précisé, elle se refusa à considérer son rôle comme purement négatif et à dire simplement aux peuples d'Europe orientale : « Nous ne vous oublions pas. » Au contraire, elle examina des plans concrets en vue :
La première de ces questions est étroitement liée au sort de la Recommandation 17, soumise à l'examen du Comité des Ministres, à laquelle il a été fait allusion au paragraphe 2 de la présente communication. La Conférence a décidé de nommer un comité d'exilés pour l'action culturelle; et il semble que l'exécutif de ce comité constituerait une source de renseignements très utile pour le Secrétariat Général du Conseil de l'Europe, lorsque celui-ci évaluera, à l'intention du Comité des Ministres, le montant de l'aide financière nécessaire à la création d'un fonds central qui contribuerait à maintenir d'une manière efficace la vie culturelle parmi les exilés.
Le second point soulève des questions d'ordre politique particulièrement délicates, mais, comme le montrent les résolutions adoptées, la Conférence a pris certaines initiatives susceptibles de contribuer à la solution de ces problèmes.
Le troisième point a donné lieu, lors de la Conférence, à une vive controverse sur le point de savoir si la Pologne accepterait le recours à l'arbitrage en ce qui concerne ses frontières. Les représentants occidentaux ont ainsi pu se rendre compte que certaines divergences de vues n'avaient rien perdu de leur âpreté, et se faire une idée des difficultés auxquelles se heurteront tous les plans visant à unir l'Europe orientale et l'Europe occidentale.
La coupure actuelle de l'Europe est inadmissible sur le plan moral comme sur les plans politique et économique. La Conférence est convaincue que cette situation ne doit pas et ne peut pas se maintenir. L'Europe est appelée à trouver son unité dans le respect de la dignité humaine, dans la liberté des peuples, et dans la paix.
Un immense effort d'imagination et de volonté créatrice sera nécessaire alors pour surmonter la misère et le chaos qu'aura laissés la domination soviétique dans l'Est de l'Europe. Il appartiendra aux gouvernements librement élus des pays libérés de prendre les mesures que la situation demandera du point de vue national. La Conférence désire, dès maintenant, étudier à l'avance les grandes lignes des questions qui se poseront dans le cadre national ainsi que dans le cadre européen. C'est dans cet esprit que les résolutions suivantes ont été adoptées.
Les représentants de l'Europe occidentale, centrale et orientale, réunis à cette Conférence, et affirmant leur solidarité, déclarent :
Considérant :
que l'Europe ne peut être entièrement libre qu'en étant tout entière xinie;
que cette unité suppose l'union dos efforts de tous les Européens;
et qu'ils doivent donc, dès à présent, se considérer comme une communauté de peuples,
la Conférence propose les mesures suivantes ;
La Conférence émet le voeu que des initiatives analogues soient prises par tous les gouvernements occidentaux, et en particulier elle suggère :
Enfin, pour une étude plus approfondie des moyens pratiques d'aide aux intellectuels exilés, la Conférence émet le voeu que le Centre Européen de la Culture à Genève, en collaboration étroite avec le Comité d'action culturelle des émigrés qui doit être créé, prépare et convoque, dès ce printemps, à Paris, une réunion d'intellectuels exilés de tous les pays opprimés d'Europe.
Nous autres, jeunes exilés de l'Europe centrale et orientale, nous engageant à vivre et à travailler pour la liberté do nos pays en esclavage, dans le cadre d'une Europe unie qui peut seule garantir les droits individuels, la dignité humaine et la sécurité sociale pour notre malheureuse génération, vous adressons, frères et soeurs, ce message d'espoir et d'encouragement.
Voici notre message
Jeunes martyrs des prisons et des camps de concentration, soyez sûrs que vos souffrances sont inscrites en lettres d'or clans l'histoire de la lutte de l'humanité pour un monde meilleur.
Jeunes paysans qui vivez ..asservis . sur les fermes collectivistes, privés des fruits de votre travail, rappelez-vous que quand vous retrouverez votre héritage de liberté, les terres seront vôtres à nouveau.
Jeunes travailleurs, exploités sans pitié par un État totalitaire tout-puissant pour l'avantage de vos oppresseurs, n'oubliez jamais que dans une démocratie libre, vous pourrez travailler à votre propre bien-être et à celui de votre pays.
Jeunes étudiants et intellectuels, sujets à présent à des méthodes d'endoctrinement étrangères et hostiles, ne perdez jamais votre foi dans la culture et les traditions de l'Europe qui, seules, peuvent vous offrir une véritable liberté de pensée.
Jeunes soldats, appelés à servir une cause que vous abhorrez, nous savons de quel côté vous êtes.
Jeunes chrétiens, rappelez-vous que vous vivez sous un régime athée et matérialiste; vous savez ce que cela signifie, particulièrement dans le domaine de l'éducation.
Voilà ce que nous avons à vous dire, à vous qui portez le fardeau le plus lourd, héroïque et tragique, du combat pour sauver l'âme des jeunes gens d'Europe. A notre époque, ce combat décidera de tout.
Notre message, cependant, ne serait pas complet si nous négligions l'occasion qui nous est offerte par cette Conférence, harmonieusement organisée par les chefs politiques de l'Est opprimé et de l'Ouest libre de l'Europe, de déclarer que :
Maintenant encore, après une pression terrible et continue, la jeunesse de nos pays en esclavage reste loyale et droite. Malheureusement, le temps travaille pour nos ennemis. L'ancienne génération, plus riche en expérience, va passer; est-ce que la génération présente s'inquiète suffisamment de savoir qui et quoi va les remplacer?
Préambule à la Résolution
C'est à nous, qui vivons en liberté, à porter dès maintenant le lourd fardeau et à saisir l'occasion de parler pour la génération malheureuse et sacrifiée que nous représentons dans le monde libre. Par nous-mêmes, sans autorité, nous élevons la voix, dans l'espoir que cette réunion de chefs éminents de l'Europe nous aidera à jouer notre rôle dans l'organisation de l'Europe future, libre, indépendante et unie.
Résolution
En gardant ces considérations à l'esprit, nous faisons appel aux délégués assemblés ici pour qu'ils sanctionnent et appuient notre urgente demande au Comité de l'Europe orientale du Mouvement Européen, qu'un Comité Permanent de la Jeunesse, composé de la jeunesse exilée de l'Europe centrale et orientale, soit établi avec la participation de la jeunesse de l'Ouest, de façon à réaliser les buts suivants :
Si le Bureau de la Commission de l'Europe centrale et orientale ne s'engage pas à organiser un mouvement destiné à combattre la propagande de la Conférence extraordinaire de Moscou, la Conférence recommande qu'une Commission spéciale soit créée. Cette Commission serait chargée d'étudier les mesures à prendre pour la mise en application des résolutions adoptées, et de lutter contre la propagande soviétique, notamment contre celle qui proviendrait de la Conférence de Moscou prévue pour le mois d'avril.
La Conférence
Adresse aux peuples européens qui souffrent et luttent aujourd'hui sous l'oppression des régimes totalitaires, un message fraternel de solidarité et d'admiration;
Pleinement consciente des conditions odieuses de la vie sociale qui leur est imposée, et qui se caractérise notamment par
Le mépris des droits fondamentaux de la personne humaine soumise dans toutes ses manifestations (politique, religieuse, culturelle, économique,) à l'arbitraire de maîtres absolus, rassemblant et confondant en leurs mains les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, et agissant par l'intermédiaire d'une caste d'oppresseurs privilégiés;
Une persécution policière incessante et dégradante;
Le ravalement du travail des hommes au niveau de l'esclavage, par la suppression de toute défense sociale du travailleur et par l'anéantissement du syndicalisme libre;
La mise en oeuvre de méthodes de production qui, sous prétexte d'obtenir un rendement sans cesse plus élevé, aboutissent à l'effondrement de la résistance morale et de la solidarité des travailleurs;
Une politique délibérée de haine sociale inspirée à des groupes de citoyens les uns envers les autres, en vue de les dominer plus facilement
La mise au travail forcé de millions d'êtres privés de leur liberté, déplacés ou déportés;
L'exploitation du travail des enfants, des adolescents et des femmes, dans des conditions réprouvées et punies par tous les États civilisés;
Le détournement, au profit d'un État omnipotent, des richesses produites par le labeur humain ;
La souillure de la vie familiale, la destruction de la confiance et de l'amitié, par l'instauration d'un système généralisé de surveillance et de délation mutuelle;
Des attentats continuels et concertés contre l'indépendance nationale, les traditions culturelles et l'existence même des peuples subjugués; —
Proclame que la libération de leurs pays devra s'accompagner de l'abolition immédiate et complète de toute trace du régime qu'ils subissent aujourd'hui.
En conséquence, les mesures suivantes devront être prises sans délai, et formeront la base des relations entre l'individu et la société :
1. Rétablissement des institutions démocratiques dans tous les domaines de la vie publique (parlements librement élus, administrations municipales, e t c . ).
2. Application de la Déclaration des Droits de l'Homme, telle qu'elle a été proclamée par les Nations Unies, et adoption intégrale de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, approuvée par le Conseil de l'Europe, afin d'assurer la liberté de pensée, la liberté d'opinion et d'expression, le droit de se réunir et de s'associer. Nul ne pourra être contraint d'adhérer à une association, à un parti politique ou à un syndicat.
3. Rétablissement complet du syndicalisme libre, des contrats collectifs, du droit de grève. Les syndicats représenteront les intérêts des salariés et cesseront d'être de simples agents du gouvernement ou de l'entreprise. De même, les organisations de paysans, d'artisans, e t c ., ne seront plus soumises au contrôle étroit du gouvernement. Un mouvement coopératif libre sera reconstitué et ses activités seront encouragées.
4. Une législation du travail assurera la protection de la santé physique et de la dignité morale des travailleurs de toutes sortes. Les dispositions de cette législation seront au moins égales à cet égard à celles qui ont été déterminées par l'Organisation Internationale du Travail. Le Stakhanovisme sous toutes ses formes sera aboli. Chacun sera libre de choisir l'emploi qui lui convient.
5. Un régime de sécurité sociale sera établi pour toutes les catégories de la population.
6. La famille sera considérée comme l'élément de base de la vie de la communauté; la mère et l'enfant seront protégés.
7. Les salariés participeront à la gestion et à l'administration des affaires économiques, non seulement dans le cadre de l'entreprise, mais encore au niveau de l'industrie clans son ensemble et sur le plan national.
8. Une politique du plein emploi productif devra servir de principe et d'inspiration à la vie économique, dans l'intérêt de la communauté tout entière.
9. La répartition équitable du revenu national et le relèvement des conditions de vie constitueront la base de la démocratie. Les conditions de vie de l'Europe centrale et orientale devront être portées aussi rapidement que possible au niveau de celles de l'Europe occidentale.
10. Toutes les nations et tous les pays d'Europe centrale et orientale devront coopérer entre eux et avec les autres nations européennes en vue d'assurer le progrès économique, l'amélioration des conditions du travail et la sécurité sociale pour tous.
La Conférence de l'Europe centrale et orientale estime que l'amélioration du sort des communautés de réfugiés des pays de l'Est et la solution de leurs difficultés représentent un des problèmes les plus importants et les plus urgents de la politique européenne.
Un effort immédiat dans ce sens serait une preuve pratique de l'intérêt porté aux peuples opprimés de l'Europe centrale et orientale et du sentiment de solidarité des Européens libres envers leurs concitoyens en exil.
Un progrès réel dans ce domaine serait réalisé, si les mesures préconisées par les résolutions du Mouvement Européen, notamment celles qui furent adoptées en 1949 à Westminster et en 1950 à Rome, ainsi que celles qui furent débattues par les organisations internationales, étaient mises en application.
La Conférence adresse à cet effet un appel pressant aux organismes internationaux, au Conseil de l'Europe, aux gouvernements et à l'opinion publique des pays libres.
A l'heure où l'Organisation Internationale pour les Réfugiés a cessé de fonctionner, il est urgent d'assurer au Haut Commissaire des Nations Unies les moyens suffisants pour mener à bien sa tâche auprès des réfugiés dont le nombre ne cesse de croître, ainsi que de mettre en application la Convention relative au Statut des Réfugiés dans tous les pays où ceux-ci résident ou pourront résider. Les mesures provisoires, et particulièrement les mesures prises dans le cadre national par les gouvernements respectifs, ne sauraient suffire à remédier à la situation.
La création d'un office européen s'occupant des problèmes des réfugiés est une nécessité. Le sort tragique des réfugiés qui, pour des raisons d'âge et de santé, ne sont pas actuellement admis par des pays d'immigration, demande une attention spéciale.
PR É S I D E N T D E L A C O N F É R E N C E : Rt. Hon. L. S. Amery, C. H.
Retinger (Dr J.-H.) : Secrétaire Général du Mouvement Européen.
Philip (André) : Délégué général du Mouvement Européen, Président du Mouvement Socialiste pour les États-Unis d'Europe, ancien Ministre français.
Boel (Baron René) : Trésorier du Mouvement Européen, Président de la Ligue Européenne de Coopération Économique.
Beddington-Behrens (Edward) : Président de la Commission de l'Europe centrale et orientale du Mouvement Européen, Président de la Section britannique de la Ligue Européenne de Coopération Économique.
Bichet (Robert) : Député français, Vice-Président du Mouvement Européen, Secrétaire Général des Nouvelles Équipes Internationales.
Frenay (Henri) : Président de l'Union Européenne des Fédéralistes, ancien Ministre français.
Gironella (Enrique) : Secrétaire Général du Mouvement Socialiste pour les États-Unis d'Europe.
Layton (Lord) : Vice-Président de l'Assemblée Consultative Européenne, Président du Conseil britannique du Mouvement Européen.
Lhuillier (René) : Secrétaire Général du Conseil français du Mouvement Européen.
Wistrand (Karl) : Sénateur, Représentant a l'Assemblée Consultative Européenne et Vice- Président de la Commission Spéciale chargée de veiller aux intérêts des nations européennes non représentées au Conseil de l'Europe; Président du Bureau du Conseil suédois du Mouvement Européen.
Zavalani (T.) : économiste, écrivain.
Drapier (Jean) : Rapporteur du Conseil belge du Mouvement Européen.
Vallée Poussin (Etienne de la) : Sénateur, Représentant à l'Assemblée Consultative Européenne et membre de la Commission Spéciale chargée de veiller aux intérêts des nations européennes non représentées au Conseil de l'Europe.
Dimitrov (Dr G.-M.) : Président du Comité National bulgare, Président du Parti paysan bulgare, Secrétaire général de l'Union Paysanne Internationale.
Dolaptchieff (Prof. N.) : ancien Ministre de Bulgarie à Londres.
Petkov (Prof. E.) : Président suppléant du Parti socialiste.
Silianoff (Eugeni) : ancien Diplomate.
Bellus (S.) : Vice-Président du Bureau britannique du Conseil de la Tchécoslovaquie libre, ancien Membre du Parlement (Parti démocrate slovaque).
Bernard (V.) : Secrétaire Général de l'Union Socialiste de l'Europe centrale et orientale, ancien Membre du Parlement.
Osusky (S.) : Professeur, ancien Ministre, ancien Ambassadeur.
Rehak (E.) : Journaliste, Parti populaire (catholique) tchèque.
Sabo (T.) : ancien Membre du Parlement (Parti de la liberté slovaque).
Stransky (Jan) : ancien Membre du Parlement (Parti socialiste national).
Stransky (Jaroslav) : ancien Ministre (Parti socialiste national).
Kint (T.) : Trésorier de l'Union des Cultivateurs de l'Esthonie libre, ancien Membre du Parlement, ancien Directeur de la Chambre d'Agriculture.
Rei (August) : Président du Conseil National Esthonien, ancien Premier Ministre. Raud (V.) : économiste, ancien diplomate.
Béthouart (Général) : ancien Haut-Commissaire en Autriche.
Courtin (René) : Président du Conseil français du Mouvement Européen, Professeur de Droit.
Giscard d'Estaing (E.) : Vice-Président de là Ligue Européenne de Coopération Économique.
Peyroles (Mm e Germaine) : ancienne Vice- Présidente de l'Assemblée Nationale.
Pezet (Ernest) : Sénateur, Vice-Président de la Commission des Affaires Étrangères du Conseil delà République, Représentant à l'Assemblée Consultative européenne, Vice-Président de la Commission Spéciale chargée de veiller aux intérêts des nations européennes non représentées au Conseil de l'Europe.
Brill (Professeur Plermann) : Président du Conseil allemand du Mouvement Européen, Membre du Parlement.
Erler (Fritz) : Membre du Parlement (Parti social-démocrate), Délégué à l'Assemblée Consultative européenne.
Matuschka (Comte H.-J.) : ancien diplomate.
Merkatz (H.-J. von) : Membre du Conseil allemand du Mouvement Européen. Représentant à l'Assemblée Consultative européenne.
Paul (E.) : Membre du Parlement, Représentant à l'Assemblée Consultative européenne, Membre de la Commission Spéciale chargée de veiller aux intérêts des nations européennes non représentées au Conseil de l'Europe.
Pfleiderer (Karl G.) : Membre du Parlement, Rapporteur de la Commission Spéciale chargée de veiller aux intérêts des nations européennes non représentées au Conseil de l'Europe.
Semler (Johannes) : Membre du Parlement.
Auer (Paul) : Membre du Conseil National Hongrois, ancien Ministre de Hongrie à Paris, ancien Président de la commission des Affaires Étrangères au Parlement hongrois.
Nemest Othy (Denis) : ancien diplomate.
Radvanszki (A.) : ancien Secrétaire Général de la Banque Nationale Hongroise, ancien Vice-Président de la Ligue Luthérienne.
Varga (MBr Bela) : Président du Conseil National Hongrois, ancien Président du Parlement Hongrois (Parti des Petits Propriétaires).
Spinelli (Altiero) : Président du Mouvement Fédéraliste italien.
Cakste (M.) : Membre du Conseil Central Letton (Parti libéral), ancien Membre de la Cour suprême.
Kalnins (Bruno) : Président du Parti socialiste, ancien Membre du Parlement.
Masens : ancien diplomate.
Zarine (Charles) : Ministre de Lettonie à Londres.
Backis (S.) : ancien diplomate.
Brakas (M.) : Membre du Bureau du Conseil suprême Lithuanien.
Sidzikauskas (V.) : ancien Ministre des Affaires Étrangères.
Hahn (K. J.) : Professeur d'Université.
Verkade (W.) : Membre du Conseil néerlandais du Comité International des Églises.
Vorrink (Koos) : Président du Parti socialiste.
Adamczyk (A.) : ancien Président de l'Union des Travailleurs des Transports (Parti socialiste).
Bialas (F.) : Secrétaire Général du Comité Central du Parti socialiste.
Bielecki (T.) : Président du Parti National Démocrate.
Bloch (J.) : avocat (Parti socialiste).
Ciolkosz (A.) :Vice-Président du Comité Central du Parti socialiste.
Dargas (A.) : Membre et Secrétaire du Conseil Politique Polonais (Parti national démocrate).
Folkierski (Prof. W.) : ancien Ministre (Parti National démocrate).
Glaser (Prof. S.) : Vice-Président du Comité démocratique polonais (Parti Travailliste Chrétien), ancien Ministre de Pologne à Bruxelles.
Grocholski (S.) : Membre du Conseil Politique Polonais (Mouvement Polonais de la Liberté).
Jordan (Z.) : Membre du Conseil Politique Polonais (Mouvement Polonais de la Liberté).
Korbonski (S.) : Vice-Président du Conseil Politique polonais, Membre du Gouvernement secret de la Pologne pendant la guerre.
Morawski (K.) : ancien Ministre, ancien Ambassadeur.
Pilsudski (R.) : Président du Bureau du Mouvement Polonais de la Liberté.
Raczynski (Comte E.) : ancien Ministre des Affaires Étrangères, ancien Ambassadeur.
Sojka (E.) : Membre du Conseil Politique Polonais (Parti National démocrate).
Stypulkowski (Z.) : Membre du Bureau du Parti National démocrate.
Sukiennicki (Prof. W.) : Président de l'Union Polonaise des Fédéralistes.
Zaleski (Prof. Z. L.) : écrivain.
Zdziechowski (G.) : Président du Bureau du Conseil Politique Polonais, ancien Ministre.
Ciurea (Emile) : ancien diplomate.
Constantinescu (G.) : ancien diplomate, Représentant à Londres du Comité National Roumain.
Gafencu (Grigoire) : ancien Ministre.
Hiott (Dinu) : ancien Ministre de Roumanie en France.
Ionescu (G.) : Secrétaire Général de la Fédération des Journalistes Libres.
Neagoe (Naum) : Membre du Parti libéral national.
Plessia (Radu) : Économiste.
Popesco-Botosani (Ch.) : ancien Directeur Général de l'Industrie Aéron
Stoicoiu (Virgil) : Membre du Parti social démocrate indépendant.
Veniamin (Prof. V.) : Représentant Européen du Comité National Roumain, ancien Membre du Parlement (Parti national paysan).
Visoianu (C.) : Président du Comité National Roumain, ancien Ministre des Affaires Étrangères.
Amery, Julian : Membre du Parlement (Conservateur), Représentant à l'Assemblée Consultative Européenne.
Amery, Rt. Hon. L. S. : ancien Ministre (Conservateur).
Beamish, Major Tufton : Membre du Parlement (Conservateur), Représentant à l'Assemblée Consultative Européenne, Président de la Commission Spéciale chargée de veiller aux intérêts des nations européennes non représentées au Conseil de l'Europe.
Bonham-Carter, Lady Violet : Vice-Présidente du Mouvement pour l'Europe Unie.
Davies, Rt. Hon. Clement : Chef du Parti libéral parlementaire.
Edwards, Bob : Secrétaire Général de l'Union des Travailleurs de la Chimie, Membre du Parti Travailliste.
Greenwood, Rt. Hon. Arthur : Membre du Parlement, Trésorier du Parti Travailliste, ancien Ministre.
Herbert, Auberon : Journaliste.
Hollis, Christopher : Membre du Parlement (Conservateur), Représentant à l'Assemblée Consultative Européenne.
Kerr, Hamilton W. : Membre du Parlement (Conservateur).
Loveday, Alexander : Directeur du Nuffield College à Oxford, ancien Président de la Section Économique de la Société des Nations.
Maclean, N. L. D. : industriel.
Rhys-Williams, Lady D. B. E. : Secrétaire
Honoraire du Mouvement pour l'Europe Unie.
White, John Baker : Membre du Parlement (Conservateur).
Ivanovic (Vane) : industriel.
Krnjevic (J.) : ancien Vice-Président du Conseil, Secrétaire Général du Parti paysan croate.
Misetic (Prof. R.) : ancien Membre du Parlement (Parti paysan croate).
Pavic (Vane) : Président de la Fédération des Travailleurs Libres Croates.
Topalovitch (Z.) : Président du Parti socialiste yougoslave.
Yovanovitch (Prof. S.) : ancien Premier Ministre, Président du Comité National Yougoslave.
Kuhar (Fr. A. L.) : ancien Ministre de Yougoslavie à Varsovie (Parti Populaire Slovène).
Lavrencic (Dr D.) : Professeur de Science économique.
Kozi-Horvath (M«r Joseph) (Hongrie) : Président de l'Union Démocrate Chrétienne de l'Europe centrale, Président du Mouvement Populaire Chrétien, ancien Membre du Parlement hongrois.
Biega (B.) (Pologne) : Membre du Comité National Démocrate Polonais, ancien Secrétaire du Parlement secret polonais pendant la guerre.
Mikolajczyk (S.) (Pologne) : Président du Comité National Démocrate Polonais, Président de l'Union Paysanne Internationale, ancien Premier Ministre.
Cserenyey (G.) (Hongrie) : économiste.
Svoboda (V.) (Tchécoslovaquie) : Membre du Bureau du Parti Agraire Tchèque.
Mikhelson (J.) (Esthonie) : Président du Centre International des Syndicalistes Libres en Exil, Président du Parti Esthonien des Travailleurs socialistes, ancien Secrétaire administratif de la Fédération esthonienne du Travail.
Gherman (Roumanie) : Trésorier du Centre International des Syndicats Libres en Exil.
Madariaga (Salvador de) (Espagne) : Président de l'Internationale Libérale, Président de la Commission Culturelle du Mouvement Européen, historien et philosophe.
Zaremba (Z.) (Pologne) : Président de l'Union socialiste de l'Europe centrale et orientale, Membre du gouvernement secret de la Pologne pendant la guerre.
Bede (E.) (Hongrie) : ancien Ministre de Hongrie à Londres.
Perlizt (H.) (Estonie) : Président pour la Suède de l'Union de l'Europe centrale et orientale.
Wierzbianski (B.) (Pologne) : Président de l'Union Internationale des Journalistes Libres.
Mangin (Prof.) (France) : Représentant l'Union Européenne des Fédéralistes.
Salter, Noël : Représentant le Secrétariat Général du Conseil de l'Europe.
Popovitch (E.) (Yougoslavie) : Secrétaire Général de la Fédération des Travailleurs,
Réfugiés et Emigrants Chrétiens. Bull (Roger) (Etats-Unis) : Comité National pour une Europe Libre.
Fugitt (Warren) (États-Unis) : Comité américain de l'Europe Unie.
Griffith (W. E.) (États-Unis) : Comité National pour une Europe Libre.
Leich (John F.) (Etats-Unis) : Comité National pour une Europe Libre.