Dans le rapport intitulé «Renforcer une perspective pour la jeunesse au sein des travaux de l’Assemblée parlementaire» (Doc. 15871), il est proposé d’établir des procédures structurées qui permettent de faire en sorte que les points de vue, les attentes et les préoccupations des jeunes soient systématiquement pris en compte dans tous les débats du Conseil de l'Europe, y compris au niveau intergouvernemental.
Afin de favoriser la participation des jeunes aux processus décisionnels de l'Assemblée, celle-ci devrait créer des mécanismes garantissant que les jeunes participants représentent réellement les opinions de cette catégorie de la population. Ces mécanismes devraient assurer une protection contre les perspectives partiales, car l'intégration de telles perspectives dans les débats de l'Assemblée nuirait à la qualité de ses politiques et de ses recommandations.
Les questions relatives à la croissance économique, à la mobilité sociale, à la création d'emplois et à la stabilité des prix devraient faire l'objet d'une attention particulière. Selon une récente enquête «Eurobaromètre», seuls 33 % des jeunes Européens sont «satisfaits» des mesures prises par leurs gouvernements pour lutter contre le coût élevé de la vie. Il ressort d'une étude réalisée en 2021 qu’ils sont 66 % à juger «mauvaise» la situation de leur économie nationale. Cette étude montre aussi que les difficultés économiques préoccupent particulièrement les jeunes femmes et les jeunes Européens ayant de moindres possibilités de poursuivre des études, ce qui montre l'importance de traiter ces questions.
L’Assemblée devrait veiller à ce que les mécanismes de participation des jeunes soient conçus pour être inclusifs, transparents, rationnels et non arbitraires. Cette approche garantira que tous les jeunes pourront faire entendre leur voix, indépendamment de leur puissance financière, de la taille de leur organisation et de leurs relations politiques. L'Assemblée devrait également veiller à ce que la résolution finale qu'elle adoptera sur la base du Doc. 15871 compte parmi ses priorités les questions économiques suivantes: le coût élevé de la vie (logement et énergie en particulier), l'exclusion financière des jeunes migrants, la croissance insuffisante de la productivité et le manque d'opportunités de marché.