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Appel à un soutien renforcé pour les réfugiés au Liban

Proposition de résolution | Doc. 16006 | 11 juin 2024

Signataires :
Mme Christiana EROTOKRITOU, Chypre, SOC ; Mme Dora BAKOYANNIS, Grèce, PPE/DC ; Mme Petra BAYR, Autriche, SOC ; M. Jone BLIKRA, Norvège, SOC ; M. Anastasios CHATZIVASILEIOU, Grèce, PPE/DC ; M. Constantinos EFSTATHIOU, Chypre, SOC ; Mme Anna EFTHYMIOU, Grèce, PPE/DC ; M. Paul GAVAN, Irlande, GUE ; Mme Nina KASIMATI, Grèce, GUE ; Mme Saskia KLUIT, Pays-Bas, SOC ; Mme Stephanie KRISPER, Autriche, ADLE ; M. George LOUCAIDES, Chypre, GUE ; M. Dimitrios MANTZOS, Grèce, SOC ; M. Ioannis OIKONOMOU, Grèce, PPE/DC ; Mme Kate OSAMOR, Royaume-Uni, SOC ; M. George PAPANDREOU, Grèce, SOC ; M. Georgios STAMATIS, Grèce, PPE/DC ; Mme Maria SYRENGELA, Grèce, PPE/DC ; M. Nicos TORNARITIS, Chypre, PPE/DC ; M. Vladimir VARDANYAN, Arménie, PPE/DC ; Mme Tamara VONTA, Slovénie, ADLE

À bien des égards, le Liban est un pays paradoxal, notamment parce qu'il compte le plus grand nombre de personnes réfugiées par habitant au monde, alors qu'il est au bord de l'effondrement économique et politique. Depuis le milieu du vingtième siècle, des millions de personnes réfugiées ont fui vers le Liban depuis la Palestine et l'Irak, et plus de 1,5 million de Syrie depuis 2015, dont plus de 81% sont des femmes et des enfants.

Le Liban n'a pas ratifié la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Cette incertitude juridique ne fait qu'aggraver une situation déjà dramatique, surtout après l'explosion du 4 août 2020. Les réfugiés syriens ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins fondamentaux en exil. Une grande partie des enfants syriens ne vont pas à l'école. Le HCR estime que 90% d'entre eux vivent dans une extrême pauvreté. Qui reconstruira la nouvelle Syrie si sa jeunesse n'a pas la possibilité de renforcer sa résilience, ses connaissances et ses compétences?

L’Europe devrait se mobiliser d'urgence pour soutenir le Liban afin d'assurer aux réfugiés syriens des conditions d'accueil dignes. Malgré les efforts importants déjà consentis, notamment par le biais des financements de l'Union européenne depuis de nombreuses années, la question des personnes réfugiées est restée secondaire et la crise humanitaire qui les affecte n'a pas été atténuée. Nous ne pouvons pas ignorer la fatigue de l'aide humanitaire, ni la crise structurelle qui entrave la capacité des autorités libanaises à faire face seules à la situation.

L'Assemblée parlementaire devrait appeler à plus de solidarité de la part de ses États membres et de ses partenaires, afin que les réfugiés déplacés au Liban puissent construire leur vie dans la dignité sans chercher à atteindre les côtes européennes - y compris Chypre, le voisin le plus proche du Liban - à n'importe quel prix notamment en empruntant des itinéraires dangereux et faisant appel à des réseaux de trafiquants de migrants.