Réguler les réseaux sociaux: un impératif démocratique
Proposition de résolution
| Doc. 16127
| 12 mars 2025
- Signataires :
- M. Didier MARIE,
France, SOC ; Mme Sibel ARSLAN,
Suisse, SOC ; M. Denis BEGIC,
Suède, SOC ; M. Jone BLIKRA,
Norvège, SOC ; M. François BONNEAU,
France, ADLE ; M. Bertrand BOUYX,
France, ADLE ; M. Christophe CHAILLOU,
France, SOC ; M. Titus CORLĂŢEAN,
Roumanie, SOC ; Mme Heike ENGELHARDT,
Allemagne, SOC ; Mme Béatrice FRESKO-ROLFO,
Monaco, ADLE ; Mme Gökçe GÖKÇEN,
Türkiye, SOC ; M. Claude KERN,
France, ADLE ; Mme Bisera KOSTADINOVSKA-STOJCHEVSKA,
Macédoine du Nord, SOC ; Mme Yevheniia KRAVCHUK,
Ukraine, ADLE ; M. Eerik-Niiles KROSS,
Estonie, ADLE ; Mme Miapetra KUMPULA-NATRI,
Finlande, SOC ; M. Christophe LACROIX,
Belgique, SOC ; M. Dimitrios MANTZOS,
Grèce, SOC ; Mme Wanda NOWICKA,
Pologne, SOC ; Mme Fiona O'LOUGHLIN,
Irlande, ADLE ; Mme Kate OSBORNE,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Tatjana PAŠIĆ,
Serbie, SOC ; Mme Valérie PILLER CARRARD,
Suisse, SOC ; Mme Lucia PLAVÁKOVÁ,
République slovaque, ADLE ; Mme Agnes Sirkka PRAMMER,
Autriche, SOC ; M. Ivan RAČAN,
Croatie, SOC ; Mme Sandra REGOL,
France, SOC ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; M. Georgios STAMATIS,
Grèce, PPE/DC ; Mme Liliana TANGUY,
France, ADLE ; Mme Susanna VELA,
Andorre, SOC ; Mme Gala VELDHOEN,
Pays-Bas, SOC
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Depuis plusieurs années, les risques politiques et sociétaux
inhérents au développement des réseaux sociaux n’ont cessé de se
développer, entraînant une prise de conscience. Ils sont devenus
le nouveau champ d’affrontements idéologiques, permettant de déployer
des narratifs alternatifs à l’État de droit et à la démocratie libérale.
Le contrôle de la quasi-totalité de ces médias par des oligarques
du numérique participe à la dégradation de la diversité des opinions
et du débat démocratique.
Les plateformes et réseaux ne sont plus seulement les supports
de la propagation d’idées contestant nos valeurs, ils manipulent
leurs propres algorithmes pour diffuser l’opinion de leurs dirigeants
et déstabiliser les processus démocratiques.
Nous avons pu le constater en Roumanie où l’élection présidentielle,
faussée par l’utilisation d’un de ces réseaux, a dû être annulée.
On le voit aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Les principales plateformes, en abandonnant leurs obligations
de régulation, mettent en cause les politiques d’encadrement de
leur activité au nom de leur vision de la liberté d’expression.
L’Assemblée parlementaire, qui défend l’État de droit et l’équité
des processus démocratiques, doit inciter les États membres du Conseil
de l’Europe à prendre les mesures nécessaires pour ériger un modèle
de référence afin de peser sur la scène internationale.