Annexe – Les besoins de dépenses de l’Assemblée
1. Dépenses de personnel
1. Le budget de l’Assemblée parlementaire couvre les
salaires de base, les indemnités (non récurrentes comme périodiques)
et la couverture sociale des agent·es du secrétariat de l’Assemblée.
2. Conformément au Programme et budget 2024-2025, tel qu’ajusté
pour 2025, au 1er janvier 2025, le secrétariat
de l’Assemblée compte 84 emplois (dont 47 emplois de grade A, 36
emplois de grade B, et 1 poste hors cadre, celui de la Secrétaire
générale de l’Assemblée parlementaire). Il est rappelé que, grâce
aux ressources supplémentaires accordées au secrétariat de l’Assemblée
pour l’exercice biennal 2024-2025, 3 emplois de grade A de secrétaires
de commission et 1 emploi de grade B d’assistant·e de commission
ont été créés. En outre, le secrétariat de l’Assemblée bénéficie
de l’expertise de deux fonctionnaires détachés: une juriste expérimentée
du Greffe de la Cour européenne des droits de l’homme et un fonctionnaire
national expérimenté de l’Assemblée nationale française.
3. Le secrétariat de l’Assemblée est organisé autour de deux
directions, à savoir «Démocratie et État de droit» (Direction I)
et «Sociétés inclusives et durables, et coopération» (Direction
II), du Service de la séance, de la gestion de l’information et
des événements, et du Service de l’administration et des services
centraux.
4. Afin d’assurer pleinement une dimension parlementaire solide
de la mise en œuvre de la Déclaration de Reykjavík, les priorités
politiques réajustées, telles que définies dans la présente résolution,
exigent un renforcement du secrétariat. Grâce à des gains d’efficacité,
le secrétariat de l’Assemblée entend redéployer les ressources allouées
à l’organisation des parties de session vers des secteurs prioritaires,
à savoir la communication, la visibilité et la coopération. Les
nouvelles activités relatives à la mise en œuvre du Nouveau pacte
démocratique pour l’Europe, la mise en place d’un Réseau parlementaire
pour promouvoir l’exécution des arrêts de la Cour européenne des
droits de l’homme, le renforcement de l’interaction de l’Assemblée
avec les jeunes dans tous ses travaux (y compris par la mise en
œuvre du mécanisme de participation APCE-jeunesse), le renforcement
du cadre d’intégrité de l’Assemblée, ainsi que le lancement de nouvelles
activités de coopération qui requièrent une expertise spécifique
(utilisation de l’intelligence artificielle dans les pratiques parlementaires)
nécessiteront des ressources supplémentaires, à savoir deux emplois
d’administrateur (grade A) et deux emplois de personnel de soutien
(grade B, dont un·e administratrice ou administrateur jeune professionnel·le).
2. Dépenses de fonctionnement
5. Grâce aux efforts de modernisation,
le secrétariat de l’Assemblée est parvenu à réduire considérablement
les dépenses opérationnelles liées à l’organisation des parties
de session. Les gains d’efficacité générés ont été réinvestis dans
la mise à niveau des outils informatiques.
6. Pour la période 2026-2027, conformément à ses priorités politiques
réajustées et pour répondre aux besoins de manière souple et flexible,
l’Assemblée a l’intention de suspendre ou mettre en veille, le cas échéant,
certaines sous-commissions; différentes structures et méthodes de
travail, telles que des réseaux à durée limitée ou des activités
de suivi des rapports, seront développées davantage en utilisant
les économies opérationnelles ainsi générées.
7. En outre, grâce aux gains générés par le développement d’outils
informatiques et l’intégration de la technologie fondée sur l’intelligence
artificielle, de nouvelles activités de coopération seront lancées
pour permettre aux parlements d’étudier et de partager les bonnes
pratiques en matière d’utilisation de l’intelligence artificielle
dans les activités parlementaires.
8. Grâce à l’ajustement de l’enveloppe pour les activités opérationnelles
en fonction de l’inflation, le secrétariat de l’Assemblée a pu faire
face à l’augmentation des frais de voyage et de séjour des parlementaires,
et du personnel qui les accompagne.
9. Pour optimiser encore les coûts, le secrétariat envisage,
dans la mesure du possible, d’auditionner les experts en ligne.
Cela permet à l’Assemblée de bénéficier d’une expertise internationale
de haut niveau, tout en améliorant le rapport coût-efficacité et
en réduisant l’impact carbone, en particulier lorsque les experts doivent
parcourir de longues distances pour assister en personne à une réunion
de l’Assemblée.
10. Au cours de la période 2024-2025, l’Assemblée a continué à
développer ses activités de coopération ciblées. En particulier,
à la suite de la réorganisation de la Direction générale de la démocratie
et de l’État de droit du Secrétariat Général du Conseil de l’Europe,
le secrétariat de l’Assemblée a intégré, depuis le 1er janvier
2024, les activités de coopération dans le domaine des élections
démocratiques. Ainsi, au moment de la rédaction de la présente résolution,
l’Assemblée travaille à la mise en œuvre de cinq projets dans le domaine
des élections, en particulier en Albanie, en Bosnie-Herzégovine,
en Géorgie, en République de Moldova et en Ukraine, se montant à
plus de 4 millions d’euros, financés par des ressources extrabudgétaires. En
2026-2027, ces activités se poursuivront et s’étendront encore en
fonction des nouvelles demandes des États membres; elles font également
partie du Cycle électoral du Conseil de l’Europe, qui vise à assurer
une coordination cohérente et «de bout en bout» de toutes les activités
liées aux élections dans l’ensemble du Secrétariat de l’Organisation.
11. Les projets de coopération parlementaire en cours seront encore
renforcés, notamment pour soutenir la Verkhovna Rada d’Ukraine,
remédier à la situation des enfants d’Ukraine, soutenir les activités
des plateformes et réseaux parlementaires (Plateforme parlementaire
pour les droits des personnes LGBTI en Europe, Réseau parlementaire
pour le droit des femmes de vivre sans violence, Alliance parlementaire
contre la haine, Réseau parlementaire pour un environnement sain),
ainsi que pour engager et soutenir le dialogue avec les forces démocratiques
et la société civile du Bélarus et de la Fédération de Russie, qui
partagent les valeurs et les principes du Conseil de l’Europe. De
nouvelles initiatives seront lancées dans le domaine de l’intelligence
artificielle et du sport. Dans la mesure du possible, les activités
de coopération parlementaire spécifiques à chaque pays seront intégrées
dans les plans d’action.
12. L’Assemblée continuera d’observer les élections législatives
et présidentielles dans les pays faisant l’objet d’une procédure
de suivi ou engagés dans un dialogue post-suivi, en étroite collaboration
avec la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission
de Venise) et les partenaires internationaux de l’Assemblée (le
Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’Organisation
pour la sécurité et la coopération en Europe (BIDDH/OSCE), l’Assemblée
parlementaire de l’OSCE, l’Assemblée parlementaire de l’Organisation
du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et le Parlement européen)
dans le cadre des missions internationales d’observation des élections.
13. Le secrétariat de l’Assemblée continuera de soutenir ses groupes
politiques par le biais d’une dotation budgétaire, calculée sur
une base forfaitaire pour chaque groupe, qui couvre l’assistance
administrative, plus une allocation supplémentaire par personne
qui varie en fonction du nombre de membres de chaque groupe. À la
suite de l’harmonisation du statut juridique et des conditions d’emploi
des secrétaires et assistant·es de groupe, afin de mieux les aligner
sur le nouveau Statut du personnel du Conseil de l’Europe, l’enveloppe budgétaire
consacrée au fonctionnement des groupes politiques devrait être
régulièrement ajustée à l’inflation, conformément aux règles et
à la méthodologie en vigueur.