Aujourd’hui, 23 avril 2009, 2769 jours ont passé depuis que le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak a été incarcéré à Asmara (Erythrée).
M. Dawit Isaak est l’un des fondateurs du premier journal indépendant d’Erythrée, Setit, favorable aux réformes démocratiques. En 2001, Setit a publié une lettre critiquant le régime et signée par 15 responsables politiques dissidents. Peu après, ceux-ci ont été arrêtés, et avec eux plusieurs journalistes parmi lesquels M. Dawit Isaak, qui possède la nationalité suédoise. Depuis, M. Dawit Isaak est maintenu en détention sans procédure judiciaire ni condamnation. Aucune accusation n’a été prononcée contre lui.
Depuis 2001, la situation de la démocratie ne cesse de se détériorer en Erythrée. Le pays n’a pas connu d’élections libres, l’oppression politique y est fréquente, et la presse libre y est interdite. En dépit des efforts diplomatiques et des pétitions émises par le Parlement suédois et différentes organisations, les perspectives de libération de M. Dawit Isaak n’ont guère progressé.
Selon des informations récentes de l’organisation Eritrea Watch for Human Rights and Democracy (EWHRD), M. Dawit Isaak aurait été hospitalisé à Asmara. Il lui est interdit de recevoir des visiteurs, et seul un médecin est autorisé à le traiter. On sait toutefois qu’il souffre d’une tension artérielle élevée, et son état de santé donne lieu à de vives inquiétudes.
Aujourd’hui il est nécessaire, de toute urgence, d’unir tous les efforts pour intensifier le dialogue avec les autorités érythréennes dans le but d’obtenir la libération de M. Dawit Isaak. Se pose donc la question de savoir quelles actions peuvent être entreprises, dans le cadre du Conseil de l’Europe, pour exercer une influence sur les autorités érythréennes dans l’affaire du journaliste et citoyen suédois Dawit Isaak.
Signé:
ACKETOFT Tina, Suède, ADLE