Huitième rapport adressé par le Comité des Ministres à l'Assemblée Consultative en application de l'article 19 du Statut
Rapport statutaire
| Doc. 635
| 28 avril 1957
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Voir
2e séance, 30 avril 1957 (renvoi aux commissions compétentes). 1957 - 9e session - Première partie
- Rapport statutaire
- Recommandation 47
(1953)
, Recommandation 82
(1955)
, Recommandation 93
(1956)
, Recommandation 95
(1956)
, Recommandation 99
(1956)
, Recommandation 100
(1956)
, Recommandation 101
(1956)
, Recommandation 102
(1956)
, Recommandation 104
(1956)
, Recommandation 105
(1956)
, Recommandation 107
(1957)
, Recommandation 108
(1957)
, Recommandation 109
(1957)
, Recommandation 109
(1957)
, Recommandation 110
(1957)
, Recommandation 111
(1957)
, Recommandation 112
(1957)
, Recommandation 113
(1957)
, Recommandation 114
(1957)
, Recommandation 116
(1957)
, Recommandation 117
(1957)
, Recommandation 118
(1957)
, Recommandation 119
(1957)
, Recommandation 121
(1957)
, Recommandation 122
(1957)
, Recommandation 124
(1957)
, Recommandation 126
(1957)
, Recommandation 127
(1957)
, Recommandation 128
(1957)
, Recommandation 129
(1957)
, Recommandation 130
(1957)
et Recommandation 203
(1959)
- Thesaurus
1
1. Conformément à l'article 19 du Statut du Conseil
de l'Europe, le Comité des Ministres a l'honneur d'adresser son
8e rapport à l'Assemblée Consultative, à l'occasion de sa neuvième
Session ordinaire.
2. Ce rapport, qui fait suite au rapport supplémentaire (Doc.
543) adressé à l'Assemblée au mois d'octobre 1956, couvre la période
du 15 octobre 1956, début de la deuxième partie de la huitième Session
ordinaire de l'Assemblée, au 28 avril 1957.
3. Au cours des réunions qu'ils ont tenues pendant la période
considérée, les Délégués des Ministres ont notamment abordé l'étude
des conclusions adoptées par l'Assemblée Consultative au cours des
deuxième et troisième parties de sa huitième Session.
4. Le Comité des Ministres a tenu sa dix-neuvième Session à Paris,
les 15 et 16 décembre 1956. Le Comité Mixte s'est réuni les 20 novembre
et 16 décembre 1956, et les 8 février et 25 mars 1957.
5. Au cours de la 19e Session du Comité des Ministres, il a été
procédé à la signature de la Convention sur l'équivalence des périodes
d'études universitaires. Le nombre des conventions et accords signés
dans le cadre du Conseil de l'Europe est actuellement de douze.
6. Le plan du présent rapport est le suivant : le titre
I traite des généralités, le titre II des mesures prises en vue
de la réalisation des buts du Conseil de l'Europe dans les différents
domaines de sa compétence; le titre III des questions relatives
au fonctionnement du Conseil de l'Europe; le titre IV des relations
avec les organisations internationales et supranationales.
2 TITRE I - Généralités
2.1 CHAPITRE Ier -
Rôle et méthodes de travail du Conseil de l'Europe
7. Le Comité des Ministres a examiné les différents
points de la Recommandation 99 (1956) de l'Assemblée, relative au
« rôle et aux méthodes de travail du Conseil de l'Europe ».
8. Au sujet du point 1 de la recommandation (accords partiels),
considérant qu'un accord ne pouvait être conclu dans le cadre du
Conseil de l'Europe sans l'assentiment de tous ses Membres, y compris
ceux qui n'étaient pas en mesure de signer cet accord, le Comité
des Ministres a décidé de maintenir le vote unanime préalable, requis
par les dispositions de la Résolution (51) 62 sur les accords partiels.
9. Le Comité des Ministres croit, d'ailleurs, utile de préciser
que ce vote unanime n'a pas été, jusqu'à présent, une source de
difficultés.
10. En ce qui concerne le point 2 de la recommandation (consultation
de l'Assemblée), le Comité des Ministres n'a pas été en mesure de
se rallier aux vues de l'Assemblée et a décidé de s'en tenir à sa
réponse (Doc. 481) à l'Avis n° 13 de cette dernière.
11. Sur le point 3 de la recommandation (avis préalable de l'Assemblée
sur l'ordre du jour des réunions des organisations mondiales), le
Comité des Ministres n'a pas eu la possibilité pratique de donner
suite à la proposition de l'Assemblée.
12. Une procédure en ce qui concerne le point 4 de la recommandation
(relations Assemblée-experts gouvernementaux) a été proposée par
le Comité des Ministres à l'agrément de l'Assemblée au cours de
la réunion du Comité Mixte, le 25 mars 1957
13. Cette procédure est la suivante : si les représentants de
l'Assemblée désirent expliquer une recommandation, ils doivent normalement
le faire au sein du Comité Mixte, auquel siégeraient également les parlementaires
en qualité d'experts conseillers pour l'Assemblée. Il serait également
loisible aux Délégués de se faire assister par le Président et/ou
le rapporteur de leur comité d'experts gouvernementaux. Ces experts seraient
alors à même d'entendre directement les explications des représentants
de l'Assemblée. Ils ne prendraient la parole que sur invitation
du Président du Comité des Ministres.
14. Enfin, au sujet du point 5 de la recommandation (information
de l'Assemblée et rapport statutaire), le Comité des Ministres estime
que, lorsqu'une suite positive n'aura pu être donnée par ce dernier
aux propositions de l'Assemblée, les explications jugées nécessaires
sur la position du Comité des Ministres pourront être données au
Comité Mixte.
2.2 CHAPITRE II - Regroupement
des institutions européennes
2.2.1 Conseil de l'Europe
et O.E.C.E.
15. Le Secrétaire Général ad intérim a présenté, le 16
décembre 1956, au cours de la 19e Session du Comité des Ministres,
un rapport sur les résultats des travaux de la première réunion
du 27 novembre 1956 du Comité consultatif des Secrétaires Généraux
chargé d'examiner le problème des chevauchements d'activités entre
les organisations européennes (Doc. 543, paragraphe 5).
16. La Résolution (56) 24 adoptée à cet égard par le Comité des
Ministres, ainsi que le rapport susmentionné du Secrétaire Général
ad intérim ont été communiqués aux représentants de l'Assemblée
à l'occasion de la réunion du Comité Mixte, le 16 décembre 1956.
17. Le texte de la résolution précitée est le suivant : « Le Comité
des Ministres, Partageant l'avis de l'Assemblée selon lequel il
convient d'éviter autant que possible les chevauchements de compétence
et d'activités entre les organisations européennes dans l'intérêt
de l'efficacité de leur action; Prenant acte des résultats de la
réunion préliminaire tenue par les Secrétaires Généraux d'organisations
internationales ayant leur siège en Europe pour examiner les chevauchements
dans les activités courantes de ces organisations; Considérant qu'il
conviendra de procéder en temps utile à une étude approfondie de
la structure institutionnelle de la collaboration européenne, Charge
le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, à titre préliminaire,
de prendre contact avec le Secrétaire Général de l'O.E.C.E. en vue
d'établir et de soumettre à la prochaine réunion du Comité des Ministres
un rapport sur les compétences respectives de ces organisations,
sur l'état actuel de leurs relations de travail et sur les mesures
qui pourraient être prises pour instaurer entre elles une collaboration
plus efficace. »
18. Le Comité des Ministres est actuellement saisi du rapport
établi par le Secrétaire Général ad intérim en application de la
résolution qui précède.
2.2.2 Rationalisation
des activités parlementaires européennes
19. Le Comité des Ministres a examiné la Recommandation
101 (1956) de l'Assemblée, relative à « la question de l'intégration
européenne et des organes parlementaires », en même temps que la Recommandation
117 (1957) relative à « la rationalisation des activités parlementaires
européennes ».
20. Cette dernière recommandation ainsi que la Résolution 122
(1957), adoptée par la Commission Permanente au nom de l'Assemblée
le 18 mars 1957, ont fait l'objet d'un échange de vues au cours
de la réunion du Comité Mixte, le 25 mars 1957.
21. Le Comité des Ministres estime qu'au stade actuel il n'est
pas en mesure de se prononcer sur ces problèmes qui sont encore
en cours d'examen. Cependant, les gouvernements membres de l'Euratom
et du marché commun ont tenu compte de la recommandation de l'Assemblée
visant à éviter la création d'une quatrième assemblée européenne.
D'autre part, le Conseil Permanent de l'U. E. O. qui étudie les
moyens pour arriver à une association plus étroite et à une unification
éventuelle des assemblées européennes saisira le Comité des Ministres
du Conseil de l'Europe de cette question en temps utile.
22. Enfin, en réponse au télégramme adressé le 2 février 1957
au Président du Comité des Ministres par le Président de l'Assemblée
Consultative, le Comité est convenu de donner à ce dernier l'assurance
que l'Assemblée Consultative serait consultée le moment venu sur
tous projets de nature à affecter sa compétence et son organisation.
3 TITRE II - Mesures
prises en vue de la réalisation des buts du Conseil de l'Europe
3.1 CHAPITRE Ier -
Questions politiques
3.1.1 Politique du Conseil
de l'Europe
23. Après avoir examiné la Recommandation 105 (1956),
adoptée par l'Assemblée le 26 octobre 1956, « sur la politique du
Conseil de l'Europe à la lumière des récents développements de la
situation mondiale, et notamment une politique européenne vis-à-vis
de l'Est », le Comité des Ministres a adopté, le 15 décembre 1956,
la Résolution (56) 23 dont le texte est le suivant :
« Le Comité des Ministres, Ayant
examiné la Recommandation 105 (1956) de l'Assemblée Consultative; Convaincu
que la situation internationale rend plus urgentes l'élaboration
et l'application par les Etats membres d'une politique commune sur
tous les problèmes d'importance primordiale pour l'Europe; Rappelant
sa Résolution (54) 16 qui prévoyait une procédure de consultation
entre les délégations européennes auprès des organisations internationales,
Invite les gouvernements membres à prendre en considération les
principes exposés dans la Recommandation 105, en vue de parvenir
à l'élaboration d'une politique commune; Recommande de prendre pour
base de la politique à appliquer les principes suivants, en ce qui
concerne certains des problèmes les plus urgents qui se posent actuellement
à l'Europe.
A. Europe orientale
1. Tous les peuples pacifiques doivent défendre le droit
des nations d'Europe orientale, comme de toute autre nation, de
choisir leurs propres gouvernements par voie d'élections libres;
2. Les peuples d'Europe orientale doivent décider eux-mêmes
du régime politique de leurs pays dans le respect absolu des droits
de l'homme et en dehors de toute ingérence extérieure.
B. Hongrie
Appui total à la Résolution du 12 décembre 1956 de l'Assemblée
Générale des Nations Unies demandant à nouveau à l'Union Soviétique
de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour retirer, en
présence d'observateurs des Nations Unies, ses forces armées du
territoire hongrois et permettre le rétablissement de l'indépendance
politique de la Hongrie.
C. Moyen-Orient
1. Appui total à la force de police des Nations Unies
en Egypte en vue de prévenir de nouvelles hostilités dans la région;
2. Établissement d'un régime assurant un fonctionnement
stable et efficace du Canal de Suez qui est d'une importance primordiale
pour la vie économique de tous les États membres. Ce régime devra garantir
les droits internationaux reconnus par la Convention de 1888 conformément
aux six principes adoptés à l'unanimité par le Conseil de Sécurité
en octobre dernier;
3. Etablissement d'un règlement de paix juste et durable
entre Israël et les États arabes, permettant d'aborder plus efficacement
les problèmes économiques urgents propres à cette région en vue
d'un relèvement du niveau de vie qui contribuera à assurer la prospérité
et la sécurité mutuelles de l'Europe et du Moyen-Orient. »
24. Ce texte a été porté à la connaissance des représentants
de l'Assemblée lors de la réunion du Comité Mixte le 16 décembre
1956.
25. Le Comité des Ministres a pris acte de la Recommandation 132
(1957) relative à la situation en Hongrie et au Moyen-Orient. Cette
recommandation, adoptée le 11 janvier 1957, n'appelle pas, de sa
part, de modification ou de développement de la position définie
dans la Résolution (56) 23. Il estime, en particulier, que la partie
C de cette résolution, concernant le Moyen-Orient, est toujours
d'actualité.
3.1.2 Manifestation des
sentiments de solidarité envers la nation hongroise
26. Le Comité des Ministres a adopté, le 6 novembre 1956,
la Résolution (56) 18 ci-après :
«
Le Comité des Ministres,
Profondément ému du sort tragique infligé au peuple hongrois;
Conscient des liens qui unissent étroitement ce peuple
héroïque à l'ensemble des nations européennes;
Considérant que l'agression des forces armées soviétiques
a pour but délibéré d'écraser la volonté d'indépendance du peuple
hongrois et d'interdire la réalisation de ses aspirations nationales
par le libre choix de ses institutions,
Exprime son indignation devant l'oppression à laquelle
ce peuple est soumis;
Insiste sur l'urgente nécessité de voir restaurer et respecter
en Hongrie les droits de l'homme et les libertés fondamentales;
Affirme ses sentiments de solidarité envers la nation
hongroise et exprime sa profonde sympathie pour tous ceux qui en
Hongrie souffrent et ont donné leur vie pour la cause de la liberté
et de l'indépendance.
Le droit et la justice finiront par triompher de la force
brutale. »
27. Conformément aux instructions données par le Comité des Ministres,
cette résolution a été immédiatement rendue publique.
28. Le représentant de l'Autriche n'a pas participé à la séance
au cours de laquelle la résolution précitée a été adoptée.
29. Cette résolution a fait l'objet d'un échange de vues au cours
de la réunion du Comité Mixte, le 16 décembre 1956.
3.1.3 Aide en faveur
des réfugiés hongrois
30. L'intérêt avec lequel le Comité des Ministres s'est
occupé de la question de l'aide à apporter aux réfugiés hongrois
a été indiqué dans la lettre que le Président en exercice des Délégués
des Ministres a écrite au Président de l'Assemblée Consultative
en date du 14 novembre 1956.
31. Le Comité des Ministres a adopté la Résolution (56) 20 par
laquelle il a décidé qu' <( une subvention de 100 millions de
francs français sera versée au Gouvernement autrichien à titre de
contribution en vue de prêter assistance aux réfugiés hongrois ».
32. Cette résolution a été transmise à l'Assemblée par lettre
du Secrétaire Général au Président de l'Assemblée, en date du 12
décembre 1956.
33. Les mesures prises à titre individuel par les gouvernements
membres en faveur des réfugiés hongrois, ainsi que les dispositions
de la Recommandation 106 (1956) et de la Résolution 113 (1956) de
l'Assemblée ont fait l'objet d'un échange de vues au sein du Comité
qui s'est réuni le 16 décembre 1956.
34. D'autre part, au cours de la réunion du Comité Mixte tenue
le 25 mars 1957, les représentants de l'Assemblée ont été informés
de la décision du Comité des Ministres de charger le Secrétaire
Général d'adresser une lettre aux gouvernements membres les invitant
à fournir au Secrétariat tous renseignements sur l'état, au 1er
mars 1957, de l'aide déjà apportée aux réfugiés hongrois à titre
individuel par les pays membres, notamment sur les mesures prises
en vue de leur réétablissement dans ces pays.
35. Les renseignements recueillis par le Secrétariat sont portés
à la connaissance de l'Assemblée par le Doc. 642.
36. Par ailleurs, après avoir examiné la Recommandation 114 (1957)
de l'Assemblée, relative à « l'aide à apporter aux réfugiés hongrois
», le Comité des Ministres a adopté, le 26 janvier 1957, la Résolution
(57) 2 ci-après :
« Le Comité
des Ministres,
Considérant qu'il est nécessaire de prendre de nouvelles
mesures destinées à venir en aide aux réfugiés hongrois ;
Estimant qu'il y a lieu d'aider le Gouvernement autrichien
qui doit faire face à une situation de plus en plus difficile en
raison de l'afflux de ces réfugiés sur son territoire,
Décide d'inviter chacun des gouvernements membres, en
ce qui le concerne, d'examiner la possibilité de donner une suite
aux voeux exprimés par l'Assemblée dans sa Recommandation 114 adoptée
le 8 janvier 1957. »
37. D'autre part, comme le préconise le paragraphe 1 de la Recommandation
123 (1957) de l'Assemblée, relative à « l'aide aux étudiants hongrois
réfugiés », le Comité des Ministres a chargé le Secrétaire Général
de se mettre en rapport avec le Haut Commissaire des Nations Unies
pour les Réfugiés, en vue d'obtenir des informations au sujet du
sort réservé aux étudiants hongrois réfugiés dans les pays membres
du Conseil de l'Europe.
3.1.4 Deuxième Conférence
de Strasbourg
38. Le Comité des Ministres a approuvé, en principe,
la réunion d'une deuxième Conférence de Strasbourg groupant des
représentants du Parlement canadien et du Congrès des États-Unis,
ainsi que de l'Assemblée Consultative du Conseil de l'Europe.
3.2 CHAPITRE II - Questions
économiques
3.2.1 Organisation européenne
de l'énergie atomique et Création d'un marché commun général - Création d'un
marché commun général
39. Le Comité des Ministres estime que les Résolutions
90 (1955), 101 (1956) et 120 (1957) de l'Assemblée sont actuellement
dépassées par les événements et qu'en outre les principes énoncés
dans ces résolutions ont trouvé un large accueil à la Conférence
de Bruxelles.
40. D'autre part, le Comité des Ministres a pris note de la Résolution
119 (1957) de l'Assemblée et a constaté que les deux suggestions
formulées au titre I ont été prises en considération par le traité
signé à Rome le 25 mars 1957.
41. En ce qui concerne la première, un syndicat d'étude a été
constitué, groupant les six pays signataires du traité de l'Euratom,
ainsi que le Danemark, la Suède et la Suisse, qui envisage la possibilité
de créer une usine de séparation isotopique. Celle-ci pourra éventuellement
être constituée sous forme d'entreprise commune.
42. Quant à la deuxième suggestion, le traité de l'Euratom, dans
un chapitre spécial, donne à la Commission européenne des pouvoirs
étendus pour assurer le contrôle strict de l'utilisation des matières
fissiles, des minerais et matières brutes.
43. D'autre part, en ce qui concerne le titre II de cette résolution,
le Comité rappelle que :
a La Commission
européenne prévue par l'Euratom sera dotée d'une autorité propre
et d'une responsabilité commune;
b L'Assemblée peut être saisie d'une motion de censure sur
la gestion de la Commission; si celle-ci est adoptée, les membres
de la Commission doivent abandonner collectivement leurs fonctions;
Par ailleurs, la Commission saisit le Conseil des avant-projets
de budget; elle est consultée par le Conseil toutes les fois que
ce dernier entend s'écarter des avant-projets; si l'Assemblée a
proposé des modifications aux projets de budget, ceux-ci ainsi modifiés
sont transmis au Conseil qui en délibère avec la Commission;
c Le traité prévoit un Comité économique et social à caractère
consultatif, composé de représentants des différentes catégories
de la vie économique et sociale; le Comité peut être divisé en sections spécialisées;
il peut être institué, d'autre part, au sein du Comité, des sous-comités
qui élaborent des projets d'avis sur des questions déterminées;
d L'article 230 du traité prévoit une coopération avec le
Conseil de l'Europe. Dans une résolution adoptée lors de la signature
du traité, le Comité intérimaire a été chargé de préciser notamment
la forme de cette coopération.
44. Cette question retiendra l'attention des gouvernements.
45. Par ailleurs, le Comité des Ministres a décidé de transmettre
à l'O.E.C.E. la Recommandation 130 (1957) de l'Assemblée relative
à « la création d'un marché commun général européen » pour information.
3.2.2 Développement économique
de l'Europe méridionale
46. Le Comité des Ministres a décidé de transmettre officiellement,
pour avis, à l'O.E.C.E. la Recommandation 95 (1956) de l'Assemblée,
ainsi que la Résolution (56) 15 du Comité des Ministres.
47. Le 19 février 1957, le Président et le rapporteur de la commission
des Questions économiques ont commenté devant le Conseil de l'O.E.C.E.
la recommandation précitée.
3.2.3 Intégration économique
européenne
48. Le Comité des Ministres a pris note de la Résolution
115 (1957) de l'Assemblée sur « les commentaires de l'O.E.C.E. sur
la Recommandation 77 (1955) relative à l'intégration économique
de l'Europe occidentale » et a décidé de communiquer cette résolution
à l'O.E.C.E.
3.2.4 Réduction des tarifs
douaniers
49. A l'occasion du précédent rapport statutaire, le
Comité des Ministres avait déjà informé l'Assemblée de la suite
donnée à la Recommandation 82, transmise pour avis à l'O.E.C.E.
et au G. A. T. T. (Doc. 543, paragraphes 7 à 9).
50. Ces deux organisations ont fait parvenir leurs réponses, et
l'Assemblée en a déjà eu connaissance par le septième rapport de
l'O.E.C.E. et, en ce qui concerne le G. A. T. T., par un document
d'information présenté par le Secrétariat Général et communiqué
à la commission des Questions économiques.
51. Tenant compte de ces avis, le Comité des Ministres estime
que, si l'on considère les progrès que font apparaître, en ce qui
concerne l'élaboration d'un système de réduction progressive des
tarifs douaniers, les réponses reçues de l'O.E.C.E. comme du G.
A. T. T., l'accord sur la réduction progressive des tarifs douaniers qui
doit lier les pays négociant actuellement à Bruxelles la création
d'une union douanière, ainsi que les propositions de même ordre
formulées aux paragraphes 19 à 23 du rapport du Groupe de travail
n° 17, il apparaît que l'on peut maintenant estimer que les points
(a) et (b) de la Recommandation 82 se trouvent dépassés par les
événements.
52. En ce qui concerne le point (c), bien que les négociations
en vue de la création de l'union douanière et de la zone de libre-échange
aient été jusqu'à présent menées respectivement au sein de la Conférence intergouvernementale
de Bruxelles et à l'O.E.C.E., il ne fait aucun doute que les accords
conclus seront soumis au G. A. T. T.
3.2.5 Développement de
l'usage des engrais
53. Le Comité des Ministres a décidé de transmettre la
Recommandation 122 (1957) pour avis à l'O.E.C.E.
54. Le Comité des Ministres estime que cette recommandation pourrait
être commentée par des membres de l'Assemblée au cours d'une session
spéciale des commissions de liaison Conseil de l'Europe-O. E. C:
E.
3.2.6 Collaboration européenne
dans le domaine des postes et télécommunications
55. Après avoir examiné la Recommandation 102 (1956)
de l'Assemblée, le Comité des Ministres a estimé qu'il n'y avait
pas lieu d'instituer, dans le cadre du Conseil de l'Europe, une
Conférence européenne des Ministres des Postes et Télécommunications,
étant donné les travaux effectués au sein d'autres institutions internationales,
notamment par le groupe de travail qui s'est réuni à Francfort en
février 1957 et qui comprend déjà huit pays membres du Conseil de
l'Europe, auxquels d'autres pourront se joindre.
56. Le Comité des Ministres est d'avis que le groupe de travail
en question est compétent pour donner suite aux questions traitées
dans la recommandation de l'Assemblée.
57. En ce qui concerne le point 5 de la recommandation, le représentant
de la France a déclaré que son Gouvernement ne voyait pas d'objection
à la suggestion de l'Assemblée.
58. Quant aux points 6 et 7, le Comité des Ministres a décidé
de laisser à chaque gouvernement le soin de donner les suites qu'il
estime opportunes aux propositions de l'Assemblée.
59. Cette question a été portée à la connaissance de l'Assemblée
à l'occasion de la réunion du Comité Mixte, le 25 mars 1957.
3.3 CHAPITRE III -
Questions sociales
3.3.1 Santé publique
60. Le Comité des Ministres a examiné le rapport de la
5e Session (novembre 1956) du comité des experts en matière de santé
publique.
61. Il a accepté la proposition des experts tendant à l'extension
à la Finlande des contacts directs établis entre les administrations
sanitaires nationales des gouvernements membres et de la Suisse.
62. Il a approuvé la recommandation des experts préconisant de
transmettre au comité des experts en matière de sécurité sociale
le rapport établi sur la mise en commun des ressources climatiques,
hospitalières, etc., des pays membres, en vue d'un examen des aspects
financiers clans le cadre de leurs régimes de sécurité sociale et
de la rédaction d'un mémorandum sur ces points.
63. Le Comité des Ministres a, d'autre part, accueilli favorablement
le principe de l'extension des zones sanitaires franches créées
dans le cadre de l'U. E. 0. à l'ensemble des pays membres du Conseil
de l'Europe. Cette question sera reprise dès que l'U. E. 0. aura
fait connaître certains détails techniques.
64. Il a été décidé que ces extensions ne seraient effectuées
que pays par pays.
65. Le Comité des Ministres a donné son accord pour l'inscription
à l'ordre du jour de la prochaine réunion du comité des experts
de la question des problèmes posés aux services sanitaires par le
développement de l'automa-tion dans le domaine de la santé publique
et mentale.
66. La question de l'invitation d'observateurs de pays non membres
à participer aux travaux du comité d'experts a été également inscrite
à l'ordre du jour de la prochaine réunion des experts qui se tiendra
au mois de juillet 1957.
67. Saisi d'une demande d'inscrire à ce même ordre du jour la
question de l'harmonisation dans les pays membres des programmes
de formation des infirmières des services de santé publique, le
Comité des Ministres a estimé que cette question était déjà traitée
dans le cadre de l'O. M. S. et qu'il n'y avait pas lieu de donner
une suite favorable à la demande du comité des experts.
3.3.2 Bourses médicales
68. En ce qui concerne les bourses médicales dont le
principe avait été accepté par le Comité des Ministres (Doc. 485,
paragraphe 18), un crédit de 9 millions de francs a été inscrit
au budget de l'année 1957.
69. Le Comité des Ministres a décidé que la gestion des bourses
serait confiée au Conseil de l'Europe qui coopérera étroitement
avec le Bureau régional pour l'Europe de l'O. M. S.
70. Le programme des bourses a pour objet de permettre aux membres
de la profession médicale, y compris le personnel paramédical et
aux membres des services sanitaires :
i de se mettre au courant des nouvelles techniques adoptées
dans les pays européens;
ii de participer aux études et recherches d'intérêt européen
commun.
71. La réunion du comité de sélection pour l'attribution des bourses
est prévue pour le mois de mai 1957.
3.3.3 Code européen de
Sécurité sociale
72. Le Comité des Ministres a examiné le rapport de la
10e Session (octobre 1956) du comité des experts en matière de sécurité
sociale.
73. Conformément à la Résolution (54) 13 du Comité des Ministres,
les experts ont étudié l'opportunité d'établir un protocole au Code
européen de Sécurité sociale, définissant des normes supérieures
à celles contenues dans le projet actuel de Code européen.
74. Les experts ont défini ces nouvelles normes, mais n'ont pu
aboutir à un accord sur la méthode à employer pour incorporer celles-ci
dans un instrument européen, sous la forme soit d'un code unique,
soit d'un protocole au Code.
75. Le Comité des Ministres a décidé de maintenir le projet de
Code sous sa forme actuelle et de charger le comité d'experts d'établir
un protocole.
76. Par ailleurs, après avoir apporté un certain nombre d'amendements
au texte établi par les experts, le Comité des Ministres a décidé
de transmettre pour avis à l'Assemblée le projet de Code européen
ainsi adopté à titre provisoire.
3.3.4 Charte sociale
77. Au cours de sa 4e Session, tenue à Strasbourg du
29 janvier au 1er février 1957, le Comité social a repris l'examen
du projet de Charte sociale européenne, en application de la Résolution
(56) 25 du Comité des Ministres et à la lumière de la Recommandation
104 (1956) de l'Assemblée Consultative.
78. Au début de sa session, le Comité social a tenu une réunion
spéciale pour permettre à un représentant de la Confédération internationale
des Syndicats chrétiens de lui exposer ses vues sur la Charte sociale.
La Confédération internationale des Syndicats libres, qui avait
également été invitée, n'a pu se faire représenter à cette réunion.
79. Sur la base de la Résolution (56) 25, le Comité social a décidé
de consulter également à ce sujet l'Organisation internationale
des Employeurs.
80. Le Comité social a, d'autre part, étudié l'opportunité d'inscrire
dans la Charte certains droits sur lesquels ses travaux n'avaient
pas encore porté. Il a décidé de transmettre aux gouvernements un
questionnaire établi par le comité d'experts en matière de santé
publique et concernant certains droits relatifs à la santé.
81. Le Comité social a également décidé de consulter les gouvernements
sur l'inclusion des droits suivants :
- niveau de vie suffisant;
- alimentation, habillement et logement ;
- services sociaux.
82. En vue de hâter l'achèvement de ses travaux sur la Charte
sociale, le Comité social a constitué un groupe de travail qui s'est
réuni du 9 au 12 avril 1957 pour établir des projets de textes de
tous les articles de la Charte que les experts on déjà examinés.
83. Par ailleurs, le Comité des Ministres a autorisé une réunion
mixte de certains membres du Comité social et de ceux de la commission
des Questions sociales de l'Assemblée. Cette réunion est prévue
pour le mois de juillet 1957.
84. La 5e Session du Comité social se tiendra du 16 au 19 juillet
1957.
3.3.5 Convention internationale
du travail sur les travailleurs migrants et décision de l'O.E.C.E.
sur la main-d'oeuvre étrangère
85. Le Comité des Ministres a examiné la Recommandation
112 (1957) de l'Assemblée.
86. En ce qui concerne la première partie de la recommandation
— la ratification par les gouvernements membres du Conseil de l'Europe
de la Convention internationale du travail n° 97 sur les travailleurs
migrants (1949) — le Comité des Ministres rappelle qu'il avait déjà
traité de cette question à plusieurs reprises. À sa première Session,
l'Assemblée avait recommandé la prompte ratification de cette même
convention. Le Comité des Ministres, à sa deuxième Session, approuvait
cette recommandation et décidait de la transmettre aux gouvernements.
87. La Recommandation 47 (1953), tendant à la ratification de
Conventions internationales du travail, préconisait la ratification
à bref délai de huit conventions différentes énumérées dans la recommandation,
y compris la Convention n° 97 sur les travailleurs migrants.
88. Le Comité des Ministres a approuvé cette recommandation et
invité les gouvernements membres à faire connaître au Secrétaire
Général lesquelles des conventions spécialement mentionnées par
l'Assemblée ils avaient ratifiées, en indiquant, si possible, leur
position à l'égard des autres. Ces renseignements figurent dans le
cinquième rapport du Comité des Ministres à l'Assemblée (Doc. 237).
Le Comité a, en outre, avisé l'Assemblée que lesdits renseignements
seraient communiqués au Comité social, afin que des échanges de vues
sur les conventions dont il s'agit puissent y intervenir. Cette
question figure donc à l'ordre du jour du Comité social qui en abordera
vraisemblablement l'étude dès qu'il aura achevé la rédaction de
la Charte sociale européenne.
89. La convention a été ratifiée par la Belgique, la France, l'Italie,
les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni. Les ratifications de
la France et de la Norvège sont intervenues après la communication
à l'Assemblée du cinquième rapport du Comité des Ministres.
90. Quant à la deuxième partie de la Recommandation 112, le Comité
des Ministres rappelle que le Conseil de l'O.E.C.E. avait adopté,
en décembre 1956, un texte révisé de la Décision régissant l'emploi
des travailleurs étrangers. Ce texte est plus favorable aux travailleurs
étrangers que la Décision initiale d'octobre 1953.
91. La majorité des gouvernements membres appliquent, en matière
de main-d'oeuvre, une politique correspondant à cette Décision.
Les Membres du Conseil de l'Europe, étant également Membres de l'O.E.C.E., suivent
l'action de l'O.E.C.E. dans ce domaine.
92. Dans ces conditions, le Comité des Ministres estime qu'il
n'y a pas lieu, pour le moment, de prendre de nouvelles mesures
en ce qui concerne la deuxième partie de la Recommandation 112.
3.3.6 Coordination des
politiques sociales et de main-d'oeuvre des États membres du Conseil
de l'Europe
93. Le Comité des Ministres a procédé à un premier examen
de la Recommandation 113 (1957) de l'Assemblée et décidé de charger
le Secrétaire Général de demander à l'O.E.C.E. des informations
sur le développement des travaux entrepris par cette Organisation
dans le domaine visé par ladite recommandation.
94. Sur la base de ces renseignements, le Comité des Ministres
reprendra l'examen de cette question.
3.3.7 Facilités de circulation
aux mutilés et invalides de guerre ci l'étranger
95. Le Comité des Ministres examinera prochainement la
Recommandation 118 (1957) de l'Assemblée, relative « à la conclusion
d'un accord destiné à assurer des facilités de circulation réciproques
aux mutilés et aux invalides de guerre à l'occasion de leurs voyages
par chemin de fer à l'étranger ».
96. Il étudiera notamment la possibilité de conclure un accord
partiel.
3.3.8 Solidarité européenne
en cas de calamité
97. Au sujet de la Recommandation 119 (1957) de l'Assemblée,
relative « aux mesures propres à renforcer la solidarité européenne
en cas de calamité », le Comité des Ministres considère que, dans
les cas de calamité frappant l'un des pays d'Europe, l'aide individuelle
des Etats membres n'a jamais manqué et a permis une action immédiate
plus efficace qu'une assistance collective.
98. En ce qui concerne le point 5 de la recommandation, le Comité
des Ministres estime que les mesures déjà prises individuellement
par les gouvernements membres représentent un effort considérable.
3.3.9 Accord sur l'échange
de mutilés de guerre aux fins de traitement médical
99. L'instrument de ratification de l'Italie concernant
cet accord a été déposé le 17 janvier 1957 près le Secrétaire Général
du Conseil de l'Europe.
100. Les pays membres qui ont, à ce jour, ratifié l'accord ou qui
l'ont signé sans réserve de ratification sont les suivants : France,
République Fédérale d'Allemagne, Irlande, Italie, Norvège, Suède
et Royaume-Uni.
3.4 CHAPITRE IV - Problème
des réfugiés et des excédents de population
3.4.1 Rapport du Représentant
Spécial
101. A l'occasion de sa 19e Session, le Comité des Ministres
à entendu un exposé de M. P. Schneiter sur son activité en tant
que Représentant Spécial pour les réfugiés nationaux et les excédents
de population, ainsi que sur le fonctionnement du Fonds de Réétablissement.
102. Le Comité des Ministres a exprimé le I souhait que, sous l'impulsion
du Représentant Spécial, les efforts des gouvernements aboutissent
progressivement à des réalisations concrètes en vue de résoudre
les problèmes posés par la main-d'oeuvre excédentaire dans certains
pays membres du Conseil de l'Europe.
103. Le Comité des Ministres a pris acte de la Résolution 114 (1957)
de l'Assemblée portant réponse au rapport d'activité que le Représentant
Spécial a présenté à l'Assemblée au cours de la deuxième partie
de la 8e Session de cette dernière.
104. Le Comité des Ministres a également pris note de la Résolution
117 (1957) de l'Assemblée portant réponse au cinquième rapport sur
les activités du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.
3.4.2 Adaptation spirituelle
des jeunes réfugiés venant des pays de l'Europe de l'Est
105. Le Comité des Ministres a adopté, le 6 avril 1957,
la Résolution (57) 7 ci-après : « Le Comité des Ministres, Ayant
considéré la Recommandation 92 de l'Assemblée Consultative, relative
à l'adaptation spirituelle des jeunes réfugiés venant des pays de
l'Europe de l'Est, ainsi que l'information soumise par le Secrétaire
Général au sujet de la « Communauté d'Education européenne »; Reconnaissant
l'importance, du point de vue européen, de l'adaptation spirituelle
des jeunes réfugiés accueillis dans les pays membres du Conseil
de l'Europe, Exprime le voeu que les gouvernements membres donnent
leur appui, selon leurs possibilités, aux oeuvres officielles ou
privées qui s'occupent de l'adaptation spirituelle de ces jeunes
réfugiés.»
3.4.3 Reclassement des
agriculteurs réfugiés ou excédentaires
106. Le Comité des Ministres a décidé de transmettre la
Recommandation 121 (1957) de l'Assemblée, relative au « reclassement
des agriculteurs réfugiés ou excédentaires », pour avis à l'O.E.C.E.
107. Cette recommandation pourrait être commentée par des membres
de l'Assemblée au cours d'une session spéciale des commissions de
liaison Conseil de l'Europe-O.E.C.E.
3.5 CHAPITRE V - Questions
culturelles
108. Le Comité des Ministres a décidé de maintenir à 25
millions de francs le montant du crédit pour les activités culturelles
du Conseil de l'Europe et de laisser au Secrétaire Général le soin
de répartir cette somme entre les différents points du programme,
après avis du Bureau du comité des experts culturels.
109. Le Comité des Ministres a pris note des Recommandations 107,
108, 109, 110, 111, 126, 127, 128 et 129 (1957) de l'Assemblée,
relatives aux questions culturelles, et décidé de les renvoyer,
pour avis, à l'examen du comité des experts culturels.
110. La treizième Session du comité des experts culturels se tiendra
à Strasbourg du 9 au 16 mai 1957.
3.5.1 Stage d'études
européennes
111. Le 6e stage d'études européennes, qui était réservé
en 1956 aux directeurs et professeurs d'écoles normales (primaires
et secondaires), a eu lieu du 15 au 24 octobre 1956, au siège du
Conseil de l'Europe.
112. Trente-deux stagiaires ressortissants des pays membres ont
participé à ce stage dont le personnel enseignant était le suivant
:
- M. Peter Wiles, Directeur
du stage, Fel- low of New College, Oxford.
- M. Jan de Meyer, Professeur de droit public à l'Université
de Louvain.
- M. Edoardo Vitta, Professeur de droit international à
l'Université de Bologne.
- M. Georges Berthoin, du Bureau de Londres de la Haute
Autorité de la C. E. C. A.
3.5.2 Expositions européennes
113. La troisième exposition européenne s'est tenue à
Rome du 1er décembre 1956 au 17 février 1957. Elle a eu pour thème
: « Le XVIIe siècle en Europe; réalisme, classicisme et baroque
» (Doc. 543, paragraphe 57 e).
3.5.3 Réunion des organisations
non-gouvernementales jouissant du statut consultatif et ayant une
activité dans le domaine de la jeunesse
114. Une réunion s'est tenue à Strasbourg les 12 et 13
avril 1957 pour permettre aux organisations non-gouvernementales
jouissant du statut consultatif et ayant une activité dans le domaine
de la jeunesse d'examiner avec les membres du sous-comité de la
jeunesse du comité des experts culturels les moyens d'améliorer
la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse. Cette
réunion est le premier exemple de collaboration directe entre le
Conseil de l'Europe et les organisations non-gouvernementales jouissant
du statut consultatif dans le domaine culturel (Doc. 543, paragraphe
54).
3.5.4 Convention européenne
relative à l'équivalence des diplômes donnant accès aux établissements universitaires
115. L'Autriche a adhéré le 9 octobre 1956 à cette Convention
qui avait été signée à Paris le 11 décembre 1953.
116. L'instrument de ratification de l'Italie a été déposé le 31
octobre 1956 près le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
117. A ce jour, la Convention a été ratifiée par tous les pays
membres sauf la Suède et la Turquie.
3.5.5 Convention européenne
sur l'équivalence des périodes d'études universitaires
118. Cette Convention a été signée à Paris, le 15 décembre
1956, à l'occasion de la 19e Session du Comité des Ministres.
119. Pour des raisons techniques, l'Autriche, la Grèce et la Turquie
n'ont pas, pour le moment, signé la Convention.
120. La Convention a été 'ratifiée le 20 février 1957 par l'Irlande,
et le 14 mars 1957 par la Norvège.
121. Elle entrera en vigueur dès le dépôt du troisième instrument
de ratification auprès du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
122. Le Comité des Ministres a pris note de la Résolution
118 (1957) de l'Assemblée portant réponse au troisième rapport de
l'UNESCO et décidé de la communiquer au comité des experts culturels
en lui rappelant la décision prise par le Comité des Ministres concernant
l'examen par le comité mixte culturel du rapport annuel de l'UNESCO
(réponse au chapitre IV de l'Avis n° 13/14 de l'Assemblée, paragraphe
4).
3.6 CHAPITRE VI - Convention
de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales
3.6.1 Ratification du
Protocole additionnel par la République Fédérale d'Allemagne
123. Le Gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne
a déposé, le 13 février 1957, près le Secrétaire Général du Conseil
de l'Europe, l'instrument de ratification du Protocole additionnel
à la Convention européenne des Droits de l'Homme.
124. En effectuant ce dépôt, ledit Gouvernement a déclaré que,
de l'avis de la République Fédérale d'Allemagne, la seconde phrase
de l'article 2 du Protocole additionnel ne crée pour l'Etat aucune
obligation de financer des écoles de caractère religieux ou philosophique,
ou de participer à leur financement.
125. Par lettre du 28 mars 1957, le Représentant permanent de la
République Fédérale d'Allemagne a informé le Secrétaire Général
du Conseil de l'Europe, au nom de son Gouvernement, que le Protocole additionnel
est également applicable au Land de Berlin, avec effet du 13 février
1957.
126. La Convention et le Protocole additionnel lient actuellement
les Membres suivants : Belgique, Danemark, République Fédérale d'Allemagne,
Grèce, Islande, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège,
Suède, Turquie et Royaume-Uni.
3.6.2 Révocation d'une
réserve émise par la Norvège
127. En déposant son instrument de ratification (15 janvier
1952), le Gouvernement norvégien avait émis, en vertu de l'article
64 de la Convention, la réserve suivante : « L'article 2 de la Constitution
de la Norvège du 17 mai 1814 contenant une disposition selon laquelle
les jésuites ne sont pas tolérés, une réserve correspondante est
faite en ce qui concerne l'application de l'article 9 de la Convention.
»
128. Or, par lettre du 4 décembre 1956, M. Halvard Lange, ministre
norvégien des Affaires Etrangères, a informé le Secrétaire Général
du Conseil de l'Europe que cette réserve avait été révoquée par
suite de l'abolition de la disposition constitutionnelle qui l'avait
motivée.
3.6.3 Extension du droit
de recours individuel à la Sarre
129. Par suite du rattachement de la Sarre à la République
Fédérale d'Allemagne (1er janvier 1957), le droit de recours individuel
devant la Commission européenne des Droits de l'Homme, déjà reconnu
par la République Fédérale d'Allemagne, en vertu de l'article 25
de la Convention, à toute personne relevant de sa juridiction, s'étend
désormais à la Sarre.
3.6.4 Renouvellement
de deux déclarations souscrites par le Gouvernement du Danemark
130. Le 7 avril 1957, le Secrétaire Général du Conseil
de l'Europe a reçu une lettre, datée du 2 avril 1957, par laquelle
le Ministère des Affaires Étrangères du Danemark lui a transmis
deux déclarations du Gouvernement danois. Ces déclarations prolongent
pour une nouvelle période de cinq ans et de deux ans, respectivement,
et ce à partir du 7 avril 1957, la validité des déclarations par
lesquelles ledit Gouvernement avait, le 14 mars 1955 et pour une
durée de deux ans à partir du 7 avril 1955, reconnu le droit de
recours individuel devant la Commission européenne des Droits de
l'Homme et accepté la juridiction obligatoire de la Cour européenne
des Droits de l'Homme (articles 25 et 46 de la Convention).
131. A ce jour, sept parties contractantes (Belgique, Danemark,
République Fédérale d'Allemagne, Islande, Irlande, Norvège et Suède)
ont reconnu le droit de recours individuel devant la Commission
européenne des Droits de l'Homme.
132. Quant à la juridiction obligatoire de la Cour européenne des
Droits de l'Homme, cinq parties contractantes (Belgique, Danemark,
République Fédérale d'Allemagne, Irlande et Pays-Bas) ont jusqu'ici déclaré
l'accepter. Aux termes de l'article 56 de la Convention, la première
élection des membres de cette Cour aura lieu lorsque ces déclarations
auront atteint le nombre de huit.
3.6.5 Élection d'un membre
de la Commission européenne des Droits de l'Homme
133. Le 28 janvier 1957, le Comité des Ministres a adopté
la Résolution (57) 3 ci-après : « Le Comité des Ministres, Vu les
articles 19 (a), 20, 21 et 22, paragraphe 3, de la Convention de
sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales;
Vu la liste des candidats au siège devenu vacant à la Commission européenne
des Droits de l'Homme par suite de la démission de M. H. Jonasson,
élu le 18 mai 1954 au titre de l'Islande, liste transmise par lettre
du Président de l'Assemblée Consultative en date du 25 janvier 1957; Ayant
procédé au vote, Déclare élu, à l'unanimité des voix, comme membre
de la Commission européenne des Droits de l'Homme, M. Fridjon Skarphedinsson
appelé à achever le terme du mandat de son prédécesseur.»
3.6.6 Renouvellement
partiel des membres de la Commission européenne des Droits de l'Homme
134. Aux termes de l'article 22, paragraphe 1 de la Convention,
les fonctions de sept membres de la Commission européenne des Droits
de l'Homme doivent prendre fin trois ans après la première élection,
qui a eu lieu le 18 mai 1954. Ces sept membres, désignés par tirage
au sort effectué le 21 mai 1954, conformément à l'article 22, paragraphe
2 de la Convention, par le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe,
étaient ceux élus au titre de l'Islande, de l'Irlande, de l'Italie,
du Luxembourg, de la Sarre, de la Suède et de la Turquie.
135. Toutefois, le mandat du membre élu au titre de la Sarre a
pris fin dès le 1er janvier 1957, la Sarre ayant cessé d'être partie
à la Convention et ia Commission ne pouvant compter plus de membres
qu'il n'y a de parties à la Convention (article 20 de la Convention).
Par suite, six sièges seulement deviendront vacants le 17 mai 1957.
136. Appelé à pourvoir à ces six sièges, le Comité des Ministres
a, le 6 avril 1957, adopté la Résolution (57) 9 ci-après :
« Le Comité des Ministres,
Vu les articles 19 (a), 20, 21 et 22, paragraphes 1, 2
et 3, de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des
Libertés fondamentales
Vu que, conformément à l'article 22, paragraphes 1 et
2 susvisés, le 21 mai 1954 a eu lieu la désignation par tirage au
sort des sept membres de la Commission européenne des Droits de
l'Homme;
Vu qu'en application de l'article 22, paragraphe 1 susvisé,
ainsi que de la Résolution (54) 9, adoptée le 18 mai 1954 par le
Comité des Ministres, le mandat de six desdits membres expirera
le 17 mai 1957, celui de l'autre membre, à savoir le membre élu
au titre de la Sarre, ayant expiré dès le 1er janvier 1957;
Vu la liste des candidats aux sièges devenus vacants à
la Commission européenne des Droits de l'Homme par suite de l'expiration
du mandat des six membres susmentionnés, liste dressée par le Bureau
de l'Assemblée Consultative et transmise au Président du Comité
des Ministres par lettre du Président de cette Assemblée datée du
18 mars 1957;
Ayant procédé au vote,
Déclare réélus, à la majorité absolue des voix, au titre
des pays ci-dessous mentionnés, les candidats suivants : M. Fridjön
Skarphedinsson (Islande); M. James Crosbie (Irlande); M. Francesco
Maria Dominedo (Italie); M. Paul Faber (Luxembourg); M. Sture Petren
(Suède). »
137. Le Comité des Ministres a décidé de pourvoir le siège vacant
au titre de la Turquie au cours d'une réunion ultérieure.
3.6.7 Recommandations
83 (1955) et 103 (1956) de l'Assemblée Consultative
138. La décision prise par le Comité des Ministres au
sujet de chacune de ces deux recommandations, relatives respectivement
aux réclamations individuelles prévues par la Convention et à l'interprétation
de l'article 15, paragraphe 3 de la Convention, se trouve reproduite
au Document 624.
3.6.8 Privilèges et immunités
des membres de la Commission européenne des Droits de l'Homme
139. Le Comité des Ministres avait décidé que la nature
et l'étendue des privilèges et immunités des membres de la Commission
européenne des Droits de l'Homme, prévus à l'article 59 de la Convention, seraient
précisées par un nouveau Protocole additionnel à l'Accord général
sur les Privilèges et Immunités du Conseil de l'Europe (Doc. 543,
paragraphes 67 à 73).
140. Le Protocole additionnel en question, dont le texte figure
en annexe au présent rapport, a été signé le 15 décembre 1956 par
les gouvernements des pays membres suivants :
sans réserve de ratification : Danemark, Islande, Norvège
et Suède;
sous réserve de ratification : Belgique, France, République
Fédérale d'Allemagne, Grèce, Italie, Luxembourg et Royaume-Uni.
141. Conformément aux dispositions de son article 6, paragraphe
1, ledit Protocole est entré en vigueur le même jour à l'égard des
quatre Membres qui l'ont signé sans réserve de ratification.
3.7 CHAPITRE VII -
Questions juridiques et administratives
3.7.1 Simplification
des formalités de frontière
142. Le Comité des Ministres a adopté, le 5 décembre 1956,
la Résolution (56) 22 dont le texte, reproduit ci-dessous, a été
porté à la connaissance des représentants de l'Assemblée à l'occasion
de la réunion du Comité Mixte, le 16 décembre 1956.
« Le Comité des Ministres,
Vu le fait que la simplification et l'abolition aussi
complètes que possible des formalités de frontière pour les voyages
entre les pays européens sont une des conditions les plus essentielles
pour l'accroissement des relations économiques et culturelles entre
les peuples européens ainsi que du sentiment de l'unité de l'Europe;
Constatant que, pendant les dernières années, certains
progrès considérables, en particulier par l'abolition des visas
entre tous les pays membres du Conseil de l'Europe et la suppression
du passeport entre différents pays européens ont été réalisés; que
les obstacles encore existants concernant le passage des frontières,
mais surtout aussi les grandes différences d'attitude entre les
gouvernements membres quant à l'application des formalités de frontière,
entravent une circulation touristique vraiment libre dans tous les
pays européens;
Convaincu qu'il est temps de réaliser — si possible —
dans tous les pays membres les mesures déjà prises par différents
gouvernements membres, et recommandées par l'Assemblée Consultative
du Conseil de l'Europe et le Conseil des Ministres de l'O.E.C.E.;
Estimant qu'il importe de coordonner les mesures de simplification
déjà prises et de continuer les travaux en vue d'obtenir de nouveaux
progrès dans ce domaine, notamment en s'efforçant de poursuivre la
réalisation des buts suivants :
1.
tous les Etats membres. Les voyageurs auront seulement à prouver
leur identité au moyen d'une carte d'identité ou de tout autre document
officiel qui établit de façon certaine leur identité;
2. Au lieu d'un contrôle sans exception de tous les voyageurs,
on examinera la possibilité d'instituer un contrôle par sondage;
3. Au lieu des carnets de passage et des triptyques pour
les véhicules automobiles, il sera employé une simple carte d'enregistrement
de douane (p. ex. ZollvormerhkaHé) ou tout autre document qui simplifiera
d'une façon considérable les passages de frontière autant pour les automobilistes
que pour les autorités compétentes. Le but final sera de considérer
comme suffisant le document national d'immatriculation pour une
importation temporaire du véhicule;
4. Des conventions sur l'abolition des visas devront être
conclues avec un nombre d'Etats non membres aussi élevé que possible;
5. D'autres mesures de simplification de formalités de
frontière pour les réfugiés devront être prises,
Décide :
a de créer un
comité spécial dont la tâche sera d'étudier les mesures nécessaires
afin de réaliser à bref délai et dans la mesure du possible les
buts concrets précisés ci-avant, dans les pays membres qui sont
disposés à entreprendre cette action;
b que le comité spécial comprendra de hauts fonctionnaires
des Ministères des Affaires Étrangères et des autres ministères
compétents;
c que ce comité spécial tiendra compte des travaux de l'O.E.C.E.
et de la C. E. E., et consultera ces organismes de la manière qu'il
jugera appropriée;
d que le comité spécial sera présidé^ par un membre de gouvernement
d'un des États membres, et présentera ses conclusions et propositions
au Comité des Ministres;
e que les pays membres, qui ne sont pas encore disposés
à participer aux travaux du comité spécial pourront s'y faire représenter
par un observateur. »
143. Conformément aux dispositions du paragraphe (d) de la résolution
précitée, le Comité des Ministres a décidé de demander à M. A. Pinton,
Secrétaire d'État du Gouvernement français aux Travaux Publics,
aux Transports et au Tourisme, d'assumer la présidence du comité
spécial créé par cette résolution.
144. La désignation de M. Pinton a été effectuée en raison de sa
personnalité et de son expérience, notamment en qualité de Président
de la sous-commission des formalités de frontière de l'Assemblée Consultative.
145. Afin d'éviter tous chevauchements d'activités dans le domaine
du tourisme entre le Conseil de l'Europe et l'O.E.C.E., le Comité
des Ministres a décidé de demander à M. Pinton d'établir, en consultation
avec les Secrétaires Généraux des deux organisations, une liaison
étroite entre le comité spécial du Conseil et le Comité du Tourisme
de l'O.E.C.E. A ce propos, le Comité des Ministres a exprimé le
voeu que les experts de ce dernier Comité fassent partie des délégations
membres du comité spécial du Conseil.
146. Le Comité des Ministres a, d'autre part, marqué son accord
de principe sur l'envoi d'une invitation aux Gouvernements de la
Suisse et du Portugal, membres de l'O.E.C.E., à se faire représenter
par des observateurs au comité spécial.
147. Enfin, le Comité des Ministres a décidé que le règlement concernant
les réunions des comités d'experts serait appliqué à celles du comité
spécial.
148. Les représentants de l'Assemblée ont été informés de la nomination
de M. Pinton à la présidence du comité spécial institué par la Résolution
(56) 22, à l'occasion de la réunion du Comité Mixte, le 8 février
1957.
149. Le comité spécial s'est réuni le 19 février et les 16 et 17
avril 1957.
3.7.2 Convention européenne
pour le Règlement pacifique des Différends
150. Après avoir examiné les propositions formulées par
M. Rolin au cours de la 41e réunion des Délégués des Ministres (20
au 29 septembre 1956), le Comité des Ministres a arrêté le texte
définitif du projet de convention qui a été transmis aux gouvernements
membres.
151. La Convention sera soumise à la signature lors de la 20e Session
du Comité des Ministres.
3.7.3 Traitement des
personnes morales
152. Le Comité des Ministres, qui avait chargé le comité
d'experts d'élaborer un projet de convention relatif au traitement
des personnes morales, lui a demandé d'examiner la question de savoir
s'il y a lieu d'inclure dans le projet de convention les personnes
morales sans but lucratif (Doc. 543, paragraphes 94 et 95).
153. La prochaine réunion du comité d'experts se tiendra du 20
au 25 mai 1957.
3.7.4 Assurance obligatoire
des automobiles
154. Ainsi que le préconise la Recommandation 100 (1956)
de l'Assemblée, le Comité des Ministres a approuvé la convocation
d'un comité d'experts gouvernementaux ayant pour tâche d'examiner
le projet de convention européenne sur l'assurance obligatoire des
automobiles annexé à la recommandation précitée.
155. Le comité d'experts s'est réuni du 21 au 25 janvier, et du
25 mars au 4 avril 1957.
3.7.5 Convention européenne
d'Extradition
156. Le Comité des Ministres a transmis la Recommandation
124 (1957) de l'Assemblée pour examen au comité d'experts en matière
d'extradition.
157. Les experts se sont réunis à Strasbourg, du 11 au 13 février
1957, et, à la lumière de la recommandation précitée, ont élaboré
le texte définitif du projet de convention bilatérale- type et du
projet de convention européenne multilatérale d'Extradition.
158. Ces projets ont été soumis à l'examen des gouvernements.
3.7.6 Convention européenne
d'entr'aide judiciaire en matière pénale
159. Le comité d'experts pour l'entr'aide judiciaire en
matière pénale s'est réuni à Strasbourg du 14 au 20 février 1957.
160. Il a élaboré un certain nombre de dispositions à insérer dans
un projet de convention.
161. Le comité d'experts se réunira de nouveau du 17 au 27 juin
1957.
3.7.7 Convention internationale
pour la prévention de la pollution des eaux de la mer par les hydrocarbures
162. Huit États, le Canada, le Danemark, la République
Fédérale d'Allemagne, l'Irlande, le Mexique, la Norvège, la Suède
et le Royaume-Uni, ont déposé leurs instruments d'adhésion à la
Convention pour la prévention de la pollution des eaux de la mer
par les hydrocarbures.
163. La procédure de ratification est en préparation aux Pays-Bas
et en cours en Italie.
164. La convention entrera en vigueur douze mois après la date
à laquelle dix gouvernements au moins seront devenus parties à la
convention, cinq de ces gouvernements devant représenter chacun
une flotte pétrolière d'au moins 500.000 tonneaux de jauge brute.
Trois gouvernements remplissant cette condition (le Royaume-Uni,
la Norvège et la Suède) ont déjà déposé leurs instruments d'adhésion.
165. Le Gouvernement britannique est récemment entré en rapport,
en sa qualité de gouvernement dépositaire, avec les gouvernements
qui n'ont pas encore déposé leurs instruments d'adhésion pour leur demander
s'ils peuvent préciser quand ils seront en mesure d'adhérer à la
convention.
166. De son côté, le Gouvernement suédois, qui s'intéresse vivement
à cette question, a fait des démarches auprès des gouvernements
intéressés pour que soit hâtée l'entrée en vigueur de la convention.
3.7.8 Responsabilité
des hôteliers
167. Le Comité des Ministres examinera prochainement la
Recommandation 125 (1957) de l'Assemblée, relative à « la conclusion
d'une convention européenne concernant la responsabilité encourue
par les hôteliers en cas de perte ou de détérioration des objets
apportés par les voyageurs dans les hôtels ».
3.7.9 Convention relative
à la délivrance d'extraits d'actes de l'état-civil destinés à l'étranger
168. Le Comité des Ministres a pris acte du rapport présenté
par le Secrétaire Général de la Commission internationale de l'État-civil.
169. Les représentants des États membres signataires de la Convention
relative à la délivrance de certains extraits d'actes de l'état-civil
destinés à l'étranger ont manifesté le souhait que le plus grand
nombre possible d'États membres du Conseil de l'Europe adhère à
la convention lorsque celle-ci sera entrée en vigueur.
3.7.10 Convention relative
à la Procédure civile établie par la Conférence de La Haye de Droit
international privé
170. Le Comité des Ministres a adopté, le 27 septembre
1956, la Résolution (56) 17 ci-après : « Le Comité des Ministres,
Vu l'Accord entre le Conseil de l'Europe et la Conférence de La
Haye de Droit international privé ; Vu la Convention relative à
la Procédure civile, établie par la Conférence de La Haye de Droit
international privé, et signée à La Haye le 1er mars 1954; Vu la
communication en date du 2 mai 1956 du Secrétaire Général de la
Conférence de La Haye de Droit international privé ; Considérant
que la Convention relative à la Procédure civile tend à l'intensification
des rapports judiciaires intraeuropéens, et qu'elle pourra contribuer ainsi
à la réalisation du but du Conseil de l'Europe, qui est de parvenir
à une union plus étroite entre ses Membres, et notamment par la
conclusion d'accords dans les domaines juridique et administratif,
.1 Recommande à tous les Etats
membres qui ne l'auraient pas encore fait de signer et/ ou ratifier ou
d'adhérer à la Convention relative à la Procédure civile, signée
à La Haye le 1er mars 1954; et
.2 Invite les États membres intéressés à informer le Secrétaire
Général des suites qu'ils pourront réserver à cette recommandation.
»
3.7.11 Convention européenne
relative aux formalités prescrites pour les demandes de brevets
et Convention européenne sur la classification internationale des
brevets d'invention
171. Les instruments de ratification de ces deux conventions
ont été déposés par la Turquie le 22 octobre 1956.
172. A ce jour, la première de ces conventions a été ratifiée par
huit, et la seconde par neuf États membres.
3.8 CHAPITRE VIII -
Questions relatives à l'information
3.8.1 Moyens propres
à renforcer la propagation de l'idée européenne
173. Après avoir examiné les incidences financières des
propositions contenues clans la Recommandation 93 (1956) de l'Assemblée,
le Comité des Ministres a chargé le Secrétaire Général de prendre
les contacts nécessaires pour constituer un comité de coordination
des fonctionnaires chargés des questions d'information au sein des
diverses institutions européennes.
174. Le Comité des Ministres a estimé qu'il n'était pas nécessaire
de modifier le mandat de la Direction de l'Information.
175. Le Comité des Ministres n'a pas été en mesure de retenir la
suggestion de l'Assemblée au sujet de la publication d'un bulletin
mensuel.
176. Le Secrétariat Général a été chargé de présenter une étude
sur les propositions de l'Assemblée concernant la réalisation de
films destinés à la télévision.
177. Ces décisions du Comité des Ministres ont été portées à la
connaissance des représentants de l'Assemblée à l'occasion de la
réunion du Comité Mixte, le 8 février 1957.
3.8.2 Exposition de Bruxelles
178. Après avoir pris note des propositions soumises par
le groupe de travail mixte pour l'Exposition universelle et internationale
de Bruxelles 1958, le Comité des Ministres a marqué son accord sur
la procédure à suivre pour le choix de l'architecte de l'intérieur
du Pavillon commun Conseil de l'Europe-O.E.C.E. et pour la forme
que devra revêtir le message du Conseil de l'Europe à l'Exposition.
179. En particulier, les décisions suivantes ont été prises :
i Le Secrétaire Général, en sa qualité
de Commissaire Général, désignera l'architecte auquel sera confiée
la tâche de pourvoir au décor et à l'aménagement intérieurs de la
section Conseil de l'Europe du Pavillon commun, la nomination formelle
de celui-ci étant réservée au Comité des Ministres.
ii Dans sa tâche, le Secrétaire Général, agissant comme Commissaire
Général, sera assisté par un comité spécial chargé de le conseiller.
Faisant en même temps ressortir l'opportunité d'associer l'Assemblée
à la présentation du message du Conseil de l'Europe à l'Exposition,
le Comité des Ministres a estimé qu'il était souhaitable que le
comité spécial pour l'Exposition de Bruxelles soit composé d'un nombre
égal de représentants du Comité des Ministres et de représentants
de l'Assemblée. Il a été convenu que cet organe, strictement consultatif,
s'efforcerait de parvenir à des avis unanimes sans qu'il soit procédé
à des votes formels.
180. Ces décisions du Comité des Ministres ont été portées à la
connaissance de l'Assemblée par lettre du Secrétaire Général au
Président de l'Assemblée en date du 4 février 1957.
181. Par ailleurs, un échange de vues est intervenu sur cette question
lors de la réunion du Comité Mixte, le 8 février 1957.
182. Le Comité des Ministres est représenté au comité spécial dont
il est question par les Représentants permanents de Belgique, d'Italie
et du Royaume-Uni.
183. Le comité spécial a tenu sa première réunion le 18 mars 1957,
à Paris.
184. Au cours de cette réunion, ayant pris connaissance des treize
avant-projets présentés par les candidats architectes, le comité
spécial a marqué unanimement sa préférence pour les plans soumis
par les architectes italiens M. C. De Carli et M. Grisotti. Ceci
surtout en vue du fait que les idées développées pour la structure d'une
salle parlementaire au sein du Pavillon commun paraissent aboutir
à la réalisation d'un hémicycle en même temps symbolique et fonctionnel,
qui s'harmonise le mieux avec l'architecture d'ensemble du bâtiment.
185. Les projets définitifs d'aménagement de la participation du
Conseil de l'Europe, établis par le Secrétariat Général, sont à
l'étude.
186. Une maquette reproduisant le Pavillon commun Conseil de l'Europe-O.E.C.E.
a été construite sous la direction de l'architecte M. K. Schwanzer
et figure à la Maison de l'Europe, dans la Salle des Représentants.
187. Le Secrétaire Général, en sa qualité de Commissaire Général
pour l'Exposition de Bruxelles, a confié les fonctions de Commissaire
Général adjoint à M. Paul M. G. Levy, Directeur de l'Information,
et d'Administrateur Général ayant rang de Commissaire Général adjoint
à M. A. Daussin, Directeur des Affaires administratives.
3.8.3 Annuaire européen
188. Le Comité des Ministres a adopté la Résolution (57)
4 ci-après :
« Le Comité des
Ministres,
Considérant la Résolution (53) 26 du 30 juin 1953;
Considérant les recommandations du Comité de rédaction
contenues dans la lettre de Lord Layton en date du 11 janvier 1957
(Doc. CM (57) 26),
Décide :
1. d'autoriser
que la publication de l'Annuaire européen soit poursuivie conformément
aux principes exposés dans la Résolution (53) 26;
2. d'approuver la proposition d'élargissement du Comité
de rédaction de manière à le rendre plus représentatif des institutions
européennes. Le Secrétaire Général soumettra à une prochaine réunion
du Comité des propositions en vue de la nomination des nouveaux
membres;
3. d'autoriser le Secrétaire Général à conclure avec la
maison d'édition N. V. Martinus Nijhoff, La Haye, un nouveau contrat
prévoyant que la publication de Y Annuaire sera poursuivie conformément
aux dispositions actuelles; ce nouveau contrat aura une durée indéterminée,
mais pourra être dénoncé par l'une ou l'autre partie avec un préavis
raisonnable;
4. d'autoriser le Secrétaire Général à reconduire avec
le Directeur de la Bibliothèque du Palais de la Paix, l'accord actuel
relatif à la rémunération d'une aide rédactionnelle nécessaire à
la préparation de Y Annuaire. »
3.8.4 Bulletins radiophoniques
en russe
189. Le Comité des Ministres a pris connaissance de la
Recommandation 116 (1957) de l'Assemblée, relative aux bulletins
radiophoniques en russe.
190. Les gouvernements membres intéressés examineront la possibilité
de donner suite à la proposition de l'Assemblée et de coordonner
l'établissement de leurs programmes d'émissions en langue russe.
3.8.5 Télévision
191. Faisant suite à la Résolution (54) 11 (c) du Comité
des Ministres, les Bureaux réunis pour la protection de la propriété
industrielle, littéraire et artistique, ont adressé au Secrétaire
Général du Conseil de l'Europe un certain nombre de recommandations
concernant la suppression des obstacles juridiques aux échanges
de programmes de télévision en Europe, au titre des droits d'auteur.
192. Après avoir examiné ces recommandations, le Comité des Ministres
a décidé de créer un comité d'experts gouvernementaux ayant pour
mandat de proposer les mesures nécessaires à leur mise en oeuvre éventuelle.
193. La date de la réunion de ce comité d'experts sera fixée ultérieurement.
3.9 CHAPITRE IX - Participation
des autorités locales aux activités européennes
194. La Conférence européenne des Pouvoirs locaux, dont
la convocation avait été proposée par la Résolution 76 (1955) de
l'Assemblée, s'est tenue du 12 au 14 janvier 1957, au siège du Conseil
de l'Europe.
4 TITRE III - Fonctionnement
général du Conseil de l'Europe
4.1 Représentants permanents
des gouvernements auprès du Conseil de l'Europe
195. Mme B. Begtrup a été nommée, le 1er novembre 1956,
Représentant permanent du Danemark auprès du Conseil de l'Europe,
en remplacement de M. J. Knox.
196. M. P. Eggerz a été nommé, le 3 novembre 1956, Représentant
permanent d'Islande auprès du Conseil de l'Europe, en remplacement
de M. H. Krôyer.
197. M. K. G. Lagerfelt a été nommé, le 1er mars 1957, Représentant
permanent de Suède auprès du Conseil de l'Europe, en remplacement
de M. S. I. R. Hâgglôf.
4.2 Succession au poste
de Secrétaire Général
198. La consultation de l'Assemblée, prévue à l'article
4 du règlement de procédure pour la nomination aux trois postes
supérieurs du Secrétariat Général a eu lieu au sein du Comité Mixte,
le 25 mars 1957.
4.3 Prestation de serment
du nouveau Greffier de l’Assemblée
199. Au cours de la 19e Session du Comité des Ministres,
M. G. Schloesser, Greffier de l'Assemblée, a fait la déclaration
prévue par l'article 36 (e) du Statut du Conseil de l'Europe.
4.4 Procédure de nomination
du Secrétaire Général, du Secrétaire Général adjoint et du Greffier
de l’Assemblée
200. Le Comité des Ministres a adopté le texte du règlement
de procédure tel qu'il a été approuvé par le groupe de travail mixte
au cours de sa réunion du 19 novembre 1956.
201. Le texte en question a été porté à la connaissance de l'Assemblée
par lettre du Président en exercice des Délégués des Ministres au
Président de l'Assemblée, en date du 7 décembre 1956.
4.5 Création d'une
fonction publique européenne
202. La deuxième réunion de la commission pour l'étude
des questions de structure des personnels, de recrutement et de
rémunération s'est tenue à Paris le 23 novembre, sous la présidence
de M. A. Daussin, Directeur des Affaires administratives au Conseil
de l'Europe.
203. La commission a examiné le premier rapport intérimaire sur
les questions de structure des personnels, établi par son rapporteur,
M. P. Chatenet, Directeur de la Fonction publique de France.
204. D'autre part, la sous-commission pour l'étude des régimes
de pensions s'est réunie à Paris le 24 novembre sous la présidence
de M. Bernier, Directeur de l'Administration et des Conférences
à l'O.E.C.E. Elle a examiné le premier rapport intérimaire sur les
régimes de pensions établi par M. Bernier, son Président, qui remplit
également les fonctions de rapporteur. Une nouvelle réunion de la
sous-commission a eu lieu à Paris le 8 février dernier, au cours
de laquelle a été abordée l'étude du deuxième rapport intérimaire
sur les questions de pensions.
205. Le groupe de travail plénier pour l'étude des problèmes de
la fonction publique européenne tiendra sa deuxième réunion à Strasbourg
en juillet prochain. Il prendra connaissance des travaux de la commission
et de la sous-commission, et établira les premiers rapports à transmettre
aux organisations comme aux gouvernements.
4.6 Calendrier des
réunions
206. 1956 16 octobre 18e Session spéciale des commissions
de liaison Conseil de l'Europe-O.E.C.E. (Strasbourg) 23 octobre
19e Session spéciale des commissions de liaison Conseil de l'Europe-O.E.C.E. (Strasbourg)
29-31 octobre 10e Session du comité d'experts en matière de sécurité
sociale (Strasbourg) 30-31 octobre Comité du Budget (Strasbourg)
6-8 novembre 5e Session du comité d'experts en matière de santé publique
(Strasbourg) 6-12 novembre 42e réunion des Délégués des Ministres
(Strasbourg) 12-14 novembre Comité des conseillers du Représentant
Spécial (Paris) 14-18 novembre Sous-commission de la Commission européenne
des Droits de l'Homme (Strasbourg) 15-17 novembre Comité de Direction
du Fonds de Réétablissement (Paris) 19-21 novembre Conseil d'Administration
du Fonds de Réétablissement (Paris) 19 novembre Groupe de travail
mixte (Paris) 20 novembre Comité Mixte (Paris) 23-24 novembre Groupe
de travail sur la fonction publique européenne (Paris) 27-30 novembre
Comité social (Strasbourg) 29-30 novembre Comité d'expei'ts en matière
de sécurité sociale (Strasbourg) 1er décembre-31 janvier 1957 Troisième Exposition
européenne (Rome) 3-6 décembre 43e réunion des Délégués des Ministres
(Paris) 15-16 décembre 19e Session du Comité des Ministres (Paris)
16 décembre Comité Mixte (Paris) 17-18 décembre Réunion des rapporteurs
du Comité d'Étude de la Table Ronde (Paris) 18 décembre Groupe de
travail pour le règlement des bourses de recherches (Strasbourg)
18-20 décembre Sous-commission de la Commission européenne des Droits
de l'Homme (Strasbourg) '19-21 décembre 44e réunion des Délégués
des Ministres (Strasbourg) 20 décembre Groupe de travail du comité
des experts culturels (Paris) 20 décembre Bureau des conférences
sur la révision des manuels d'histoire (Brunswick) 1957 7 janvier
20e Session spéciale des commissions de liaison Conseil de l'Europe-O.E.C.E.
(Strasbourg) 12-14 janvier Conférence européenne des Pouvoirs locaux
(Strasbourg) 14 janvier Comité mixte culturel (Paris) 15-17 janvier
Bureau du comité des experts culturels (Paris) 18-19 janvier Sous-comité
du comité des experts culturels pour l'équivalence des diplômes
(Paris) 18 janvier Groupe de trois membres de la sous-commission
européenne des Droits de l'Homme (Strasbourg) 21-25 janvier Comité
d'experts pour l'assurance obligatoire des automobiles (Strasbourg)
24 janvier-ler février 45e réunion des Délégués des Ministres (Strasbourg)
29 janvier-1er février 4e Session du Comité social (Strasbourg)
31 janvier-2 février Sous-commission de la Commission européenne des
Droits de l'Homme (Strasbourg) 8 février Comité mixte (Paris) 8-9
février Sous-commission du groupe de travail pour la fonction publique
européenne (Paris) 11-13 février Conseil d'Administration du Fonds
de Réétablissement (Paris) 11-13 février Comité d'experts en matière
d'extradition (Strasbourg) 14-20 février Comité d'experts pour l'entr'aide
judiciaire en matière pénale (Strasbourg) 18 février 21e Session
spéciale des commissions de liaison Conseil de l'Europe-O.E.C.E.
(Paris) 19 février Comité spécial pour la simplification des formalités
de frontière (Strasbourg) 26 février-ler mars 11e Session du comité
d'experts en matière de sécurité sociale (Strasbourg) 4-9 mars Commission
européenne des Droits de l'Homme (Strasbourg) 7-13 mars 46e réunion
des Délégués des Ministres (Strasbourg) 18 mars Comité spécial pour
l'Exposition de Bruxelles (Paris) 25 mars 47e réunion des Délégués
des Ministres (Paris) 25 mars Comité Mixte (Paris) 25 mars-4 avril
Comité d'experts pour l'assurance obligatoire des automobiles (Strasbourg)
28-30 mars Sous-commission de la Commission européenne des Droits
de l'Homme (Strasbourg) 4-6 avril 48e réunion des Délégués des Ministres
(Strasbourg) 6-9 avril 49e réunion des Délégués des Ministres (Strasbourg)
9-12 avril Groupe de travail du Comité social (Strasbourg) 12-13
avril Conférence de la jeunesse (Strasbourg) 16-17 avril Comité
spécial pour la simplification des formalités de frontière (Paris)
29 avril 20e Session du Comité des Ministres (Strasbourg) 29 avril
Comité Mixte (Strasbourg)
5 TITRE IV - Relations
avec les organisations internationales
5.1 CHAPITRE Ier -
Organisations intergouvernementales et supranationales
5.1.1 Organisation Européenne
de Coopération Economique
207. Le Comité des Ministres a désigné le Représentant
permanent de la Belgique comme membre de la commission du Conseil
de l'Europe chargée de la liaison avec l’O.E.C.E., en remplacement
de M. Menemencioglu, ambassadeur de Turquie à Paris, qui avait été
nommé Président à titre personnel et qui a fait connaître sa démission
par lettre au Secrétaire Général en date du 2 novembre 1956.
208. Il a été entendu que le Président de la commission de liaison
du Conseil de l'Europe serait le membre gouvernemental le plus ancien
de la commission.
209. Le Comité des Ministres a chargé le Secrétaire Général d'examiner
la question de la révision éventuelle de la composition et de la
structure des commissions de liaison Conseil de l'Europe-O.E.C.E.
avec le Secrétaire Général de l'O.E.C.E. dans le cadre des contacts
que ceux-ci doivent prendre conformément à la Résolution (56) 24
du Comité des Ministres.
210. Au cours de la période considérée, les commissions
chargées de la liaison entre le Conseil de l'Europe et l'O.E.C.E.
ont tenu quatre sessions spéciales, avec la participation, d'une
part, de certaines commissions de l'Assemblée Consultative, et,
d'autre part, d'experts de l'O.E.C.E.
211. 18e Session spéciale, Strasbourg, 16 octobre 1956 : des membres
de la commission des Affaires Générales et des membres de la commission
des Questions économiques.
212. 19e Session spéciale, Strasbourg, 23 octobre 1956 : Travaux
du Comité ministériel de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'O.E.C.E.
avec la participation des membres de la commission spéciale de l'Agriculture de
l'Assemblée.
213. 20e Session spéciale, Strasbourg, 7 janvier 1957 : Conséquences
économiques de la crise de Suez et possibilités d'instituer une
zone de libre-échange en Europe, avec la participation des membres
de la commission des Questions économiques.
214. 21e Session spéciale, Paris, 18 février 1957 : Mêmes questions
que la session précédente, également avec la participation des membres
de la commission des Questions économiques.
5.1.2 Communauté Européenne
du Charbon et de l'Acier
215. Le Secrétaire Général a été chargé de transmettre
à la Haute Autorité, au nom du Comité des Ministres, la Résolution
102 (1956) de l'Assemblée, portant réponse au 4° rapport général
de la Haute Autorité de la C. E. C. A.
5.2 CHAPITRE II - Organisations
non-gouvernementales
Statut consultatif accordé aux
organisations non-gouvernementales
216. Par sa Résolution (56) 19, le Comité des Ministres
a décidé d'accorder le statut consultatif de la catégorie B à la
Société belge d'Etudes et d'Expansion.
217. Le Comité des Ministres a examiné à nouveau la demande de
statut consultatif C formulée par la Fédération internationale des
Associations touristiques de Cheminots, faisant l'objet de la Recommandation 98
(1956) de l'Assemblée.
218. Ayant estimé que les activités de cette organisation ne justifiaient
pas l'octroi d'un statut consultatif auprès du Conseil de l'Europe,
le Comité des Ministres a décidé de ne pas retenir cette demande.
219. Par ailleurs, après avoir examiné la Recommandation 120 (1957)
de l'Assemblée, le Comité des Ministres a adopté la Résolution (57)
5 par laquelle il a décidé :
a d'accorder
le statut consultatif de la catégorie A à la Ligue européenne de
Coopération économique;
b d'accorder le statut consultatif de la catégorie B à l'Union
internationale de la Jeunesse socialiste;
c d'accorder le statut consultatif de la catégorie C à la
Fédération internationale des Travailleurs intellectuels;
d de ne pas donner suite à la demande de l’Universala Esperanto Asocio.
220. Le Comité des Ministres a également décidé, par sa Résolution
(57) 6, d'accorder le statut consultatif de la catégorie B à l'Union
catholique internationale de Service social.
Annexe 1 – Deuxième Protocole
additionnel à l'Accord général sur les Privilèges et Immunités du Conseil
de l'Europe
Dispositions
relatives aux membres de la Commission européenne des Droits de
l'Homme
Les Gouvernements signataires, Membres du Conseil de l'Europe,
Considérant qu'aux termes de l'article 59 de la Convention
de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales,
signée à Rome le 4 novembre 1950, les membres de la Commission européenne
des Droits de l'Homme (ci-dessous dénommée « la Commission ») jouissent
pendant l'exercice de leurs fonctions, des privilèges et immunités
prévus à l'article 40 du Statut du Conseil de l'Europe et dans les
Accords conclus en vertu de cet article;
Considérant qu'il importe de définir et préciser lesdits privilèges
et immunités au moyen d'un Protocole additionnel à l'Accord général
sur les Privilèges et Immunités du Conseil de l'Europe, signé à
Paris le 2 septembre 1949,
Sont convenus de ce qui suit :
ARTICLE ler
Les membres de la Commission jouissent, pendant l'exercice
de leurs fonctions et au cours de leurs voyages à destination ou
en provenance du lieu de leurs réunions, des privilèges et immunités
suivants :
a immunités d'arrestation
ou de détention et de saisie de leurs bagages personnels et, en
ce qui concerne les actes accomplis par eux en leur qualité officielle,
y compris leurs paroles et écrits, immunités de toute juridiction;
b inviolabilité de tous papiers et documents;
c exemption pour eux-mêmes et pour leurs conjoints à l'égard
de toutes mesures restrictives relatives à l'immigration, de toutes
formalités d'enregistrement des étrangers, dans les pays visités
ou traversés par eux dans l'exercice de leurs fonctions.
ARTICLE 2
1. Aucune restriction d'ordre administratif ou autre ne peut
être apportée au libre déplacement des membres de la Commission
se rendant au lieu de réunion de la Commission ou en revenant.
2. Les membres de la Commission se voient accorder, en matière
de douane et de contrôle des changes :
a par leur propre gouvernement, les mêmes facilités que
celles reconnues aux hauts fonctionnaires se rendant à l'étranger
en mission officielle temporaire;
b par les gouvernements des autres Membres, ies mêmes facilités
que celles reconnues aux représentants de gouvernements étrangers
en mission officielle temporaire.
ARTICLE 3
En vue d'assurer aux membres de la Commission une complète
liberté de parole et une complète indépendance dans l'accomplissement
de leurs fonctions, l'immunité de juridiction en ce qui concerne
les paroles ou les écrits ou les actes émanant d'eux dans l'accomplissement
de leurs fonctions continuera à leur être accordée même après que
le mandat de ces personnes aura pris fin.
ARTICLE 4
Les privilèges et immunités sont accordés aux membres de la
Commission, non pour leur bénéfice personnel, mais dans le but d'assurer
en toute indépendance l'exercice de leurs fonctions. La Commission
a seule qualité pour prononcer la levée des immunités; elle a non
seulement le droit, mais le devoir de lever l'immunité d'un de ses
membres dans tous les cas où, à son avis, l'immunité empêcherait
que justice ne soit faite et où l'immunité peut être levée sans
nuire au but pour lequel elle est accordée.
ARTICLE 5
Le présent Protocole est ouvert à la signature des Membres
du Conseil qui peuvent y devenir Parties par :
a la signature sans réserve de ratification;
b la signature sous réserve de ratification.
Les instruments de ratification seront déposés près le Secrétaire
Général du Conseil de l'Europe.
ARTICLE 6
1. Le présent Protocole entrera en vigueur dès que trois Membres
du Conseil de l'Europe, conformément aux dispositions de l'article
5, l'auront signé sans réserve de ratification ou l'auront ratifié.
2. Pour tout Membre qui ultérieurement le signera sans réserve
de ratification ou le ratifiera, le présent Protocole entrera en
vigueur dès la signature ou le dépôt de l'instrument de ratification.
ARTICLE 7
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe notifiera aux
Membres du Conseil la date d'entrée en vigueur du présent Protocole
et les noms des Membres ayant signé sans réserve de ratification
ou ratifié.
En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet,
ont signé le présent protocole.
Fait à Paris,
le 15 décembre 1956, en français et en anglais, les deux textes
faisant également foi, en un seul exemplaire, qui sera déposé dans
les archives du Conseil de l'Europe. Le Secrétaire Général en communiquera
des copies certifiées conformes à tous les gouvernements signataires.
Pour le Gouvernement de la République d'Autriche :
Pour le Gouvernement du Royaume de Belgique :
sous réserve de ratification
P.-H. SPAAK
Pour le Gouvernement du Royaume de Danemark :
Ernst CHRISTIANSEN
Pour le Gouvernement de la République française :
sous réserve de ratification
M. FAURE
Pour le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne
sous réserve de ratification
HALLSTEIN
Pour le Gouvernement du Royaume de Grèce :
sous réserve de ratification
AVEROFF TOSSIZZA
Pour le Gouvernement de la République islandaise :
Gudm. J. GUDMUNDSSON
Pour le Gouvernement de l'Irlande :
Pour le Gouvernement de la République italienne :
sous réserve de ratification
G. MARTINO
Pour le Gouvernement du Grand Duché de Luxembourg :
sous réserve de ratification
BECH
Pour le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas :
Pour le Gouvernement du Royaume de Norvège :
Haakon NORD
Pour le Gouvernement de la Sarre :
Pour le Gouvernement du Royaume de Suède :
R. KUMLIN
Pour le Gouvernement de la République turque :
sous réserve de ratification
Pour le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
d'Irlande du Nord :
sous réserve de ratification
W. D. ORMSBY-GORE
Annexe 2 – Comités d'experts
du Conseil de l'Europe
1. Le Comité social. Mandat : examiner les questions
sociales d'importance primordiale qui peuvent lui être renvoyées
par le Comité des Ministres, par exemple une Convention européenne
des droits sociaux et économiques. Il s'agit d'un comité de hauts
fonctionnaires gouvernementaux qui a été créé dans le cadre du programme
d'action adopté par les Ministres en mai 1953.
2. Le comité des experts en matière de sécurité sociale. Mandat : élaborer un Code européen
de Sécurité sociale. Lorsque le Code aura été adopté, le Comité
restera en activité afin de coordonner et de mettre en oeuvre les
dispositions de la Convention qui assurent l'entrée en vigueur d'un
Code européen.
3. Le comité des experts en matière de santé publique. Mandat : examiner les questions
relatives à la santé publique qui peuvent lui être renvoyées par
le Comité des Ministres. Ce comité a été créé dans le cadre du programme
d'action adopté par les Ministres en mai 1953.
4. Le comité des experts culturels.
Sous-comités :
- Sous-comité
de la jeunesse,
- Sous-comité de la carte d'identité culturelle,
- Sous-comité du Fonds culturel européen,
- Sous-comité des bourses du Conseil de l'Europe,
- Sous-comité des stages d'études européennes,
- Sous-comité chargé d'établir le projet de convention européenne
pour l'équivalence des titres universitaires.
En
outre, comme tous les ans, il s'est tenu une conférence sur la révision
des manuels d'histoire. Mandat : le comité prépare le programme
culturel du Conseil de l'Europe. En application de l'article 6 de
la Convention culturelle européenne du 19 décembre 1954, le comité
examine les propositions relatives à l'application des dispositions
de la Convention et les questions concernant son interprétation.
5. Le comité d'experts en matière d'extradition. Mandat : élaborer une Convention
européenne d'extradition.
6. Le comité d'experts pour l'entr'aide judiciaire en matière
pénale. Mandat : élaborer
un accord européen sur l'entr'aide judiciaire en matière pénale.
7. Le comité d'experts pour le règlement pacifique des différends. Mandat : élaborer une Convention européenne
pour le règlement pacifique des différends.
8. Le comité d'experts pour le traitement des personnes morales. Mandat : élaborer une Convention européenne
relative au traitement des personnes morales, dont la conclusion
a paru souhaitable après celle de la Convention européenne d'Etablissement
signée le 13 décembre 1946.
9. Le comité d'experts pour l'assurance automobile obligatoire. Mandat : élaborer une Convention européenne
sur l'assurance automobile obligatoire à la lumière de la Recommandation
100 de l'Assemblée.
10. Le comité d'experts pour la suppression des obstacles juridiques
aux échanges de programmes de télévision en Europe. Mandat : examiner les recommandations
adressées au Conseil de l'Europe par les Bureaux internationaux
réunis de Berne pour la protection de la propriété industrielle,
littéraire et artistique.
11. Le comité spécial pour les formalités de frontière. Mandat : examiner les questions
spécifiques relatives aux formalités de frontière que le Comité
des Ministres lui a renvoyées par sa décision de décembre 1956.
12. Une décision interviendra prochainement quant à la constitution
d'un comité d'experts en matière de responsabilité des hôteliers,
chargé d'examiner un projet de convention européenne à la lumière
de la Recommandation 125 de l'Assemblée.