15/05/2026 Présidence
La Présidente de l'APCE, Petra Bayr, a salué la déclaration politique relative à la Convention européenne des droits de l'homme, adoptée aujourd'hui par le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, et a exhorté les États membres à « parler de nous » à leurs citoyen·nes afin que le rôle de la Convention dans leur protection contre l'arbitraire soit mieux compris.
Dans une allocution d’ouverture de la 135ème session du Comité des Ministres à Chișinău, la capitale moldave, la Présidente a souligné que cette déclaration – qui vise à définir une approche unifiée des migrations à la lumière des droits garantis par la Convention – représentait « 46 États réaffirmant, ensemble, que la Convention européenne des droits de l’homme n’était pas négociable, que la Cour était indépendante, que les droits humains étaient universels – et non facultatifs, ni gênants, ni négociables ».
La Convention « vit et respire » et doit pouvoir évoluer, a souligné la Présidente – mais uniquement sur la base de principes, jamais par crainte ou par populisme. Elle a exhorté les États à mieux promouvoir les droits de la Convention auprès de leurs citoyen·nes, en déclarant : « Emportez une chose de plus hors de cette salle : le devoir de faire comprendre à vos citoyen·nes ce qui les sépare du pouvoir arbitraire ».
Elle a également salué les engagements pris à ce jour par plus de 20 États pour soutenir le Tribunal spécial sur le crime d’agression contre l’Ukraine : « La responsabilité n’est plus un vœu pieux. C’est une structure. En cours de construction. Ici. Maintenant ».