22/05/2026 Commission permanente
Une réunion de la Commission permanente de l’APCE s’est ouverte aujourd’hui à Monaco, avec une série de discours d’ouverture qui ont mis l’accent sur la nécessité urgente de défendre les idéaux fondateurs du Conseil de l’Europe en ces temps de plus en plus inquiétants – ainsi que sur les mesures concrètes prises par l’Organisation, notamment pour demander des comptes à l’Ukraine et protéger les droits humains.
La ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de Monaco, Isabelle Berro-Amadeï, qui a pris la présidence du Comité des ministres du Conseil de l’Europe il y a quelques jours, a exposé les principales priorités de la présidence monégasque pour les six prochains mois, en présentant son thème directeur : « Protéger chacun grâce à une Organisation efficace pour relever les défis actuels ».
Évoquant le contexte européen préoccupant, la ministre a déclaré que la présidence monégasque intervenait à un moment où il était plus que jamais nécessaire de réaffirmer les valeurs fondatrices du Conseil de l’Europe et l’idéal qu’il incarne depuis 1949 : « Au-delà des crises que traverse aujourd’hui notre continent, c’est un certain idéal européen qu’il nous appartient ensemble de préserver – l’idéal d’une Europe fondée sur la dignité humaine, sur la justice, sur la liberté et sur la conviction profonde que la paix durable ne peut exister sans démocratie et sans droit ».
« Il y a soixante-dix-sept ans, les Pères fondateurs du Conseil de l’Europe ont voulu bâtir une Organisation capable de protéger cet idéal après les tragédies du XXe siècle. Cet héritage nous oblige. Il nous oblige à préserver la force du droit face aux logiques de puissance, à faire vivre le multilatéralisme et à renforcer le dialogue », a-t-elle ajouté.
En accueillant les parlementaires dans la Principauté, le Président du Conseil national de Monaco, Thomas Brezzo, a rappelé la nécessité de défendre l’État de droit et les valeurs du Conseil de l’Europe. « L’Europe ne se résume ni à un marché, ni à des mécanismes budgétaires. Ce qui donne une direction à nos peuples, ce qui nous permet de distinguer le progrès du renoncement, c’est une boussole démocratique commune. Et cette boussole, c’est précisément ce que représente le Conseil de l’Europe ».
Dans son allocution d’ouverture, la Présidente de l’APCE, Petra Bayr, a salué la contribution de Monaco aux travaux de l’Assemblée, en qualifiant sa délégation parlementaire de « moteur de l’APCE », et a souhaité tout le succès possible à la présidence monégasque. Elle a également souligné le rôle de l’Assemblée dans la création d’un Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, ainsi que l’adoption récente de la Déclaration de Chisinau réaffirmant l’engagement des États envers la Convention européenne des droits de l’homme.
« L’Europe ne recule pas devant les défis émergents et est prête à y apporter une réponse efficace, sans transiger sur nos principes et valeurs fondamentaux. C’est là un signe supplémentaire que notre continent est prêt à être un leader du monde démocratique, même dans le contexte instable actuel », a-t-elle déclaré.