31/07/2026 Egalité et non-discrimination
À l'approche de la Journée européenne de commémoration de l'Holocauste des Roms et des Sintis, Georgios Stamatis (Grèce, PPE/DC), Rapporteur général de l'APCE sur les Roms et les Gens du voyage, a fait la déclaration suivante :
« Le 2 août, nous honorons la mémoire des 4 300 hommes, femmes et enfants roms et sintis assassiné·es à Auschwitz-Birkenau ainsi que celle du demi-million de vies roms perdues durant la Seconde Guerre mondiale. Leur souffrance demeure un rappel tragique de ce qui advient lorsque la haine n'est pas combattue et que l'indifférence laisse l'injustice s'enraciner. Nous commémorons cette date chaque année, et pourtant, plus de quatre-vingts ans plus tard, ce chapitre de l'histoire demeure largement méconnu dans nos écoles, nos musées et notre vie publique. »
Ce silence n'est pas anodin. « C'est ce même silence qui a permis aux représentations déshumanisantes de s'enraciner avant l'Holocauste, et qui continue, sous différentes formes, à alimenter la discrimination à l'encontre des communautés roms et sintis aujourd'hui, dans l'éducation, le logement et l'emploi. Comme je l'ai souligné lors de la Journée internationale des Roms, le devoir de mémoire et la connaissance du passé sont essentiels pour combattre les préjugés à la racine. »
M. Stamatis a rappelé que cette conviction l'a conduit, plus tôt cette année, à réunir une conférence parlementaire à Athènes, rassemblant parlementaires, historien·nes, société civile rom et expert·es internationaux, y compris le Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger, afin d'examiner comment la mémoire et le patrimoine peuvent devenir des outils concrets de lutte contre l'antitsiganisme. Les conclusions de cette conférence alimentent désormais un rapport qu'il espère voir conduire l'APCE à adopter une résolution sur cette question.
« J'appelle les parlements nationaux à veiller à ce que l'histoire de l'Holocauste des Roms et des Sintis soit pleinement intégrée dans les programmes scolaires. Une journée de commémoration n'a de sens que si elle influence ce qui se passe le reste de l'année. Enseigner cette histoire, c'est faire de la mémoire un outil de protection, et empêcher la haine et la discrimination de s'enraciner à nouveau. »
Une délégation de 11 parlementaires, conduite par la Présidente de l'APCE Petra Bayr, participera à une cérémonie à Auschwitz-Birkenau le 2 août, à l'occasion du 82ᵉ anniversaire de la Journée européenne de commémoration de l'Holocauste des Roms et des Sintis.