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Visite d'étude du Réseau de l'APCE en Roumanie : mettre la voix des enfants ukrainiens au cœur de l'action parlementaire

Une délégation du Réseau parlementaire de l'APCE sur la situation des enfants d'Ukraine, composée d'Olena Khomenko (Ukraine, CEPA), Présidente du Réseau, de Samuel Rushworth (Royaume-Uni, SOC) et de Cristian-Augustin Niculescu-Ţâgârlas (Roumanie, PPE/DC), a achevé une visite d’étude dans le Comté de Maramureș, en Roumanie (13 et 14 août 2026). Cette visite était axée sur les approches concrètes visant à soutenir les enfants ukrainiens qui ont subi la déportation, le transfert forcé, l’occupation et d’autres conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie.

La visite a été organisée à l’invitation de Cristian-Augustin Niculescu, membre de l’APCE et du Réseau, qui représente le Comté de Maramureș au Sénat roumain et qui a lancé le camp « Maramureș pour la paix – Une semaine d’espoir » afin d’offrir aux enfants ukrainiens un environnement sûr et bienveillant proposant une aide psychologique, des activités créatives, des loisirs et des possibilités de rétablissement. Le Centre ukrainien de coordination pour l’éducation familiale et le développement de la protection de l’enfance, en collaboration avec l’initiative « Bring Kids Back UA », a été le principal partenaire organisateur du côté ukrainien. Il a contribué à l’identification, à la préparation et à la participation des familles et des enfants ukrainiens au programme, et a veillé à ce que le camp s’inscrive dans le cadre plus large du soutien à la réintégration apporté aux enfants, après leur retour en Ukraine.

Parallèlement à leurs échanges avec les professionnels travaillant auprès des enfants, les parlementaires ont donné la priorité à un dialogue direct et constructif avec les enfants eux-mêmes. Ils ont écouté les enfants exprimer leur propre point de vue sur le rétablissement, la sécurité et leur avenir, et se sont joints à eux lors d’ateliers interactifs.

Ces échanges ont mis en évidence l’importance d’aborder les enfants touchés par la guerre non seulement sous l’angle de la vulnérabilité, du traumatisme et de la perte, mais aussi en tant que titulaires de droits dotés d’une voix, de capacités et d’aspirations qui leur sont propres.

Sur la base de leur visite d’étude, les parlementaires ont élaboré une série de recommandations qui seront présentées au Réseau cet automne. Ces dix recommandations préconisent de mettre les enfants au cœur de chaque intervention ; de veiller à ce que leur voix soit véritablement prise en compte dans toutes les décisions les concernant ; d’assurer la continuité du soutien psychosocial, éducatif, sanitaire et social ; d’apporter un soutien coordonné aux enfants et à leurs familles ; et d’investir davantage dans les professionnels et les bénévoles travaillant directement avec eux. Elles soulignent l’importance de renforcer les familles et les communautés, de transformer les bonnes pratiques en politiques durables, d’adapter les principes fondamentaux aux différents contextes nationaux et locaux, et de maintenir la coopération entre les parlementaires, les professionnels, les communautés et les enfants au-delà de la visite d’étude.

Avant tout, cette visite d’étude a confirmé que le retour d’un enfant chez lui ne marque pas la fin du processus. Les enfants touchés par l’expulsion, le transfert forcé et la guerre ne doivent pas être définis uniquement par ce qui leur est arrivé. Il faut leur garantir la sécurité, un soutien durable et l’espace nécessaire pour rester des enfants, pour reconstruire leurs relations, se forger une nouvelle identité et envisager l’avenir avec espoir.