03/11/2026 Alliance parlementaire pour la bonne gouvernance et l'intégrité dans le sport | Culture, science, éducation et médias
Agnes Sirkka Prammer (Autriche, SOC), Présidente de l’Alliance parlementaire pour la bonne gouvernance et l’intégrité dans le sport de l’APCE, a fait la déclaration suivante à l’issue de la réunion de l’Alliance aujourd'hui sur le thème «Les stades : un espace accueillant pour toutes et tous», dans le cadre de la 19e Conférence des ministres responsables du sport, à Monaco :
« Le 10e anniversaire de la Convention de Saint-Denis du Conseil de l’Europe nous rappelle à point nommé que la sécurité, la sûreté et les services doivent aller de pair lors d’une manifestation sportive. Une atmosphère accueillante n’est pas un luxe : c’est un élément essentiel pour prévenir la violence et la discrimination lors de ces manifestations. Lorsque les personnes se sentent respectées et incluses, tout le monde y gagne.
Pourtant, les engagements seuls ne suffisent pas. Le racisme, le sexisme, les discours de haine et la discrimination restent des défis réels, tandis que l’accessibilité et l’inclusion nécessitent encore davantage d’attention. Les grands événements sportifs ont montré à la fois des progrès dans la reconnaissance des responsabilités des organisateurs et des autorités des pays hôtes en matière de droits humains, ainsi que les difficultés à traduire les engagements en mesures concrètes.
La diligence raisonnable en matière de droits humains doit devenir une pratique courante, et non se réduire à une simple formalité. Les organisations sportives, les organisateur·trices d’événements et les gouvernements hôtes doivent identifier les risques, allouer des ressources adéquates, dialoguer avec les supporter·trices et les communautés locales, et veiller à ce que des garanties et des recours efficaces soient en place. Si la protection des droits humains incombe principalement aux gouvernements, les organisations sportives internationales doivent montrer l’exemple.
En tant que parlementaires, nous devons contribuer à traduire ces principes en actions concrètes. Nous pouvons renforcer la responsabilité, examiner les politiques publiques et promouvoir des orientations pratiques afin de garantir le respect des droits humains lors des grands événements sportifs et au-delà.
Le débat d’aujourd’hui a également mis en lumière des initiatives prometteuses émanant de supporter·trices et de clubs de football, tel que le Athletic Club de Bilbao, montrant comment des mesures concrètes peuvent rendre les stades plus inclusifs et accueillants. Nous devons nous appuyer sur ces exemples et encourager leur adoption à plus grande échelle.
Notre ambition est simple: des stades où des supporter·trices de tous horizons puissent profiter du sport sans crainte, y inclus les enfants, les familles, les femmes, les personnes ensituation de handicap et des personnes LGBTQIA+.
Un événement sportif ne peut être considéré comme une véritable réussite simplement parce que le match s’est bien déroulé. Il est une réussite lorsque chacun peut y prendre part, se sentir à sa place et rentrer chez soi avec des souvenirs positifs. Telle est la norme à laquelle nous devons aspirer, et telle est la responsabilité que nous devons partager. »