15/11/2010 Questions sociales, santé et développement durable
Des métaux lourds constituent un important facteur de risque pour la santé humaine selon Peter Jennrich, toxicolgue allemand et Jean Huss (Luxembourg, SOC), chargé d’élaborer un rapport sur les risques sanitaires des métaux lourds.
Ils seraient à l’origine de nombreuses maladies chroniques de civilisation telles que le diabète, des allergies, des cancers, des maladies auto-immunitaires, cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson et dépressions. A l’occasion d’une réunion de la Commission des questions sociales de l’APCE à Paris, ils ont expliqué que tout individu serait exposé quotidiennement à faible dose à ces métaux lourds : arsenic, plomb, mercure, cadmium, nickel… dans l’eau potable, la nourriture, le poisson par exemple ou encore via des additifs alimentaires, des engrais chimiques, les amalgames dentaires, des produits cosmétiques ou la cigarette.
Selon des études convergentes, il n'y a pas de limite d'exposition qui soit sûre, d'autant plus que les interactions combinées de métaux sont plus importantes que la somme des effets de chaque métal. En raison de leur fréquence, de leur toxicité et de leurs conditions d'exposition, les métaux toxiques sont les substances les plus dangereuses dans le monde entier. Ils peuvent causer et aggraver toutes les maladies de la civilisation, selon les experts. Par conséquent il convient d'élaborer et de mettre en œuvre des interventions en matière de réglementation et de santé publique afin d'empêcher et de limiter les expositions aux métaux lourds au delà des niveaux maximum prévus actuellement pour les adultes. Le diagnostic et la désintoxication concernant les accumulations de métaux lourds chez l'homme doivent faire partie des thérapies de base pour le traitement et la prévention des maladies chroniques, ont conclu les experts.
Ce rapport devrait être adopté par le Comité en mars 2011 et sera examiné par l'Assemblée en mai 2011.