25/11/2022 Commission permanente
La Commission permanente, réunie aujourd’hui à Reykjavik, s’inquiète des pénuries de produits médicaux qui ont augmenté de façon spectaculaire avant, pendant et depuis la pandémie de covid-19, en raison de stockages, de restrictions aux exportations, de fermetures des frontières, et des confinements.
Les parlementaires ont dénoncé une approche essentiellement financière cherchant à minimiser les dépenses de santé, ainsi que la concentration de la production de médicaments dans quelques pays et les implications de la délocalisation de l’outil industriel pharmaceutique notamment vers l’Inde et la Chine.
En adoptant aujourd’hui une résolution, sur la base du rapport de Jennifer De Temmerman (France, SOC), l’APCE a appelé les autorités nationales et les acteurs de la santé à s’entendre sur des stratégies visant à renforcer la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement en produits médicaux, afin de garantir un accès équitable à la santé et prévenir les ruptures.
Face aux risques de falsification créés par des pénuries de médicaments, l’APCE a également rappelé le caractère juridiquement contraignant de la Convention Medicrime et a appelé les Etats qui ne l’auraient pas encore fait à la ratifier.
Enfin, elle a salué la mise en place au 1er janvier 2022 du Comité directeur pour les droits de l‘Homme dans les domaines de la biomédecine et de la santé, et appelle à développer davantage de synergies avec l’OMS.