«L’Assemblée note que toutes les diasporas ne résultent pas d’une migration volontaire. La guerre d’agression menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine a entraîné le plus grand déplacement forcé qui se soit produit en Europe depuis la seconde guerre mondiale: plus de cinq millions d’Ukrainien·nes vivent aujourd’hui dans des États membres du Conseil de l’Europe, la plupart d’entre eux bénéficiant d’une protection temporaire. Parmi les autres exemples de diasporas issues de déplacements forcés, on peut citer celles des populations originaires de Bosnie-Herzégovine, de Syrie et du Kosovo, dont les communautés ont été marquées par les conflits, les persécutions ou les déplacements massifs. Les diasporas issues de déplacements forcés ont des besoins spécifiques, notamment la préservation de liens culturels, éducatifs et sociaux avec leur terre d’origine et la possibilité d’y retourner, et ont montré comment une diaspora peut entretenir une solidarité entre les sociétés qui l’accueillent et son pays d’origine.»