17/09/2025 Questions juridiques et droits de l'homme
En réaction à l'annonce faite aujourd'hui par Yuliya Navalnaya, qui révèle que des tests effectués par un laboratoire indépendant confirment qu'Alexeï Navalny a été empoisonné alors qu'il était détenu dans une colonie pénitentiaire russe isolée, Azadeh Rojhan (Suède, SOC), rapporteure générale de l'APCE pour les prisonniers politiques, a publié la déclaration suivante :
« Plus d'un an après la mort d'Alexeï Navalny, nos soupçons de longue date ont été confirmés : le régime de Vladimir Poutine l'a assassiné. Cet empoisonnement est un autre exemple effrayant dans une longue liste d'assassinats ciblés de Russes qui osent défier l'emprise totalitaire de Poutine, tant dans leur pays qu'à l'étranger.
L'Assemblée parlementaire a toujours condamné la persécution, la torture et les mauvais traitements systématiques infligés aux prisonniers politiques en Fédération de Russie. Le recours à de telles pratiques pour éliminer les opposants politiques constitue une violation grave des obligations internationales en matière de droits humains prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention des Nations unies contre la torture par un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. La Russie doit être tenue responsable de ces violations.
J'exhorte tous les gouvernements, les organisations internationales et la société civile à exercer une pression immédiate et coordonnée sur la Fédération de Russie afin de garantir la sécurité et la libération de tous les prisonniers politiques. Conformément à la résolution 2540 (2024) de l'APCE sur la mort d'Alexeï Navalny et la nécessité de lutter contre le régime totalitaire de Vladimir Poutine et sa guerre contre la démocratie, nous demandons une enquête internationale indépendante sur la mort d'Alexeï Navalny et que tous les responsables soient dûment sanctionnés et punis.
Mes pensées vont aujourd'hui à la famille et aux amis de M. Navalny, ainsi qu'à tous ceux qui ont souffert sous le régime de Poutine et sa guerre contre la démocratie. Je suis solidaire de tous les prisonniers politiques en Russie et je continuerai à œuvrer pour que la voix de ceux qui ont été injustement et illégalement réduits au silence soit entendue et que justice soit faite ».