02/10/2025 Session
Il est impératif que les États membres du Conseil de l'Europe « fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour renforcer leurs capacités de dissuasion, d’anticipation et de résilience » face à la menace que représente la Russie si l'Europe veut avoir un avenir pacifique, a averti l'APCE.
Approuvant à l'unanimité une résolution fondée sur un rapport de Iulian Bulai (Roumanie, ADLE), l'Assemblée a défini une série de mesures de grande envergure visant à contrer la stratégie de la Russie qui consiste à déstabiliser les démocraties européennes en recourant à « la force, la peur et l'influence étrangère ».
« En cette période cruciale, l'Assemblée souligne que seule la sécurité démocratique et la résilience permettront d'instaurer une paix durable en Europe », ont déclaré les parlementaires.
Ils ont appelé à un engagement et à une unité sans faille de l'Europe en faveur de l'Ukraine et d'une paix juste et durable, « indispensable à l'avenir européen de l'Ukraine et à la sécurité de l'ensemble du continent européen ».
Cela devrait inclure un système de responsabilité globale pour les crimes de la Russie, notamment la mise en place rapide d'un tribunal spécial chargé de juger les dirigeants russes pour crime d'agression, des progrès rapides dans la création d'une commission d'indemnisation et, en temps voulu, d'un fonds international pour indemniser les Ukrainiens, qui pourrait être financé par les avoirs gelés de l'État russe.
Ils ont également appelé à des sanctions plus sévères contre la Russie et ses alliés, à un isolement diplomatique accru – y compris dans le domaine sportif – et à davantage de réponses non militaires aux violations de l'espace aérien et à la guerre hybride menées par la Russie.
Il est également nécessaire de mettre en place une stratégie visant à renforcer la résilience des sociétés démocratiques, qui combine dissuasion, préparation, protection et réactivité. Cela pourrait inclure, par exemple, des « contre-mesures solides » contre l'ingérence étrangère, des projets de lutte contre la désinformation et des « contre-discours solides » à la propagande russe, y compris le soutien aux médias libres.
Dans le même temps, le Conseil de l'Europe devrait renforcer son action en matière de sécurité démocratique afin de tenir compte de l'évolution rapide des menaces et des défis auxquels le continent est confronté.