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Le Président de l'APCE et la Présidente de la commission sur l'égalité appellent à redoubler d'efforts pour contrer les attaques croissantes contre la Convention d'Istanbul

« La violence en ligne à l’égard des femmes et des filles, facilitée par les nouvelles technologies et la réglementation insuffisante de l'intelligence artificielle et des plateformes en ligne, connaît une croissance exponentielle et constitue une menace sérieuse pour les droits humains des femmes et des filles », a déclaré le président de l'APCE, Theodoros Rousopoulos, à la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre). « Le recul démocratique actuel en Europe et au-delà vise les femmes et les filles dans le but de les réduire au silence et de les renvoyer à la sphère privée. »

« Notre Assemblée parlementaire, par l'intermédiaire de son Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, insiste sur le fait que l'égalité de genre et les droits des femmes, dans toute leur diversité, sont les pierres angulaires de la démocratie », a souligné le Président.

« Nous nous engageons à redoubler d'efforts pour prévenir et combattre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, notamment en promouvant la Convention d'Istanbul et sa mise en œuvre sur le terrain, pour le bien de toutes les femmes et filles de nos États membres », a souligné la Présidente de la commission sur l'égalité et la non-discrimination de l'Assemblée, Catia Polidori (Italie, PPE/DC). « Nous appelons à redoubler d'efforts pour lutter contre les attaques croissantes contre la Convention. »

« Nous nous associons au thème de la campagne des Nations Unies de cette année, « Tous UNiS pour mettre fin à la violence contre les femmes », qui met l'accent sur la violence numérique à l'égard des femmes et des filles comme l'une des formes d'abus qui connaît la croissance la plus rapide et qui constitue une menace réelle pour l'égalité de genre », a-t-elle ajouté. « En tant que dirigeants politiques, nous devons œuvrer pour améliorer la législation et les politiques visant à prévenir et à combattre la violence en ligne à l'égard des femmes et des filles, et veiller à ce que des ressources suffisantes soient allouées à leur mise en œuvre et à leur application. »

« Chaque jour, dans tous les pays, des femmes et des filles, dans toutes leur diversité, sont exposées à des deepfakes et à d'autres types d'abus sur la base d'images intimes non consenties, ainsi qu'à des discours de haine fondée sur le genre, au harcèlement, à des agressions et à d'autres formes de violence numérique fondée sur le genre. L'anonymat, le cryptage, les barrières juridictionnelles et l'évolution rapide de la technologie facilitent l'impunité des auteurs et empêchent la protection et la réparation des victimes/survivantes de cette violence », a ajouté le Président.