25/11/2025 Femmes libres de toute violence | Femmes@APCE | Projets parlementaires
Une table ronde parlementaire organisée au Parlement de la République de Moldova à Chisinau s'est penchée sur ce que les parlementaires peuvent faire pour mettre en œuvre la Convention d'Istanbul, le texte juridique le plus important du Conseil de l'Europe en matière de lutte contre la violence à l'égard des femmes, et a réuni de hauts responsables moldaves qui ont présenté les progrès réalisés par le pays pour assurer la sécurité des femmes, protéger les victimes et poursuivre les auteurs de violences.
Organisée en marge de la réunion de la Commission Permanente de l'APCE, juste avant la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre 2025), cette manifestation a été ouverte par le Président du Parlement de la République de Moldova, Igor Grosu, et le Président de l'APCE, Theodoros Rousopoulos.
M. Grosu a souligné l'engagement précoce de la Moldova en faveur de la Convention d'Istanbul, rappelant que « nous avons ratifié dès le début de notre mandat la Convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe (...) Ce gouvernement appliquera une tolérance zéro à l'égard de tout type de violence à l'encontre des filles ou des femmes ».
Le Président Rousopoulos a souligné que la lutte contre la violence sexiste était essentielle pour protéger la vie démocratique elle-même. « Chaque acte de harcèlement, chaque menace, chaque tentative de musellement est une atteinte à la participation démocratique », a-t-il déclaré, appelant les parlementaires à défendre la Convention : « Défendons la Convention d'Istanbul, car c'est une promesse qu'aucune femme ne devrait avoir peur chez elle, dans la rue ou au parlement. »
Parmi les participants figuraient également les ministres de l'Intérieur et de la Justice de la République de Moldavie, les responsables de l'agence nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes et du centre national de prévention de la maltraitance des enfants, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires et parlementaires.
Résumant les travaux, Petra Bayr (Autriche, SOC), membre du Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence et du réseau Femmes@APCE, a présenté 13 exemples de bonnes pratiques issus de l'événement, notamment la reconnaissance juridique du féminicide en Moldova, la création de « guichets uniques » pour les survivantes, les mesures visant à améliorer l'indépendance économique des femmes, le renforcement des capacités des parlementaires et les efforts pour lutter contre ce qu'elle a appelé la « siolence », c'est-à-dire la combinaison de la violence et du silence sur la violence.
Parmi les autres conclusions figuraient l'importance d'impliquer les hommes dans la lutte contre la violence fondée sur le genre et le rôle important de sensibilisation de la police lorsqu'elle traite avec les auteurs et les victimes.
L'événement était organisé par la Division de la coopération parlementaire et électorale de l'APCE, en coopération avec Femmes@APCE et la délégation moldave auprès de l'APCE.