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Journée internationale des personnes migrantes 2025 : 'L’accès aux soins de santé n’est pas un privilège, c’est un élément essentiel de la dignité humaine'

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À l’occasion de la Journée internationale des personnes migrantes (18 décembre 2025), le Président de la Commission des migrations de l’APCE, Oleksii Goncharenko (Ukraine, ECPA), et Pelin Yılık (Türkiye, NR), Rapporteure sur L’accès des personnes migrantes et des réfugiés aux soins de santé, ont fait la déclaration suivante :

« La Journée internationale des personnes migrantes nous rappelle que l’accès aux soins de santé n’est pas un privilège mais un élément essentiel de la dignité humaine. Trop souvent, le débat public remet en question la légitimité de fournir des soins de santé aux personnes migrantes. Pourtant, derrière chaque chiffre se trouve une personne dont la dignité et les droits doivent être protégés, quel que soit son statut.

À travers l’Europe, des obstacles à l’accès aux soins de santé persistent. Ils résultent de lacunes dans la législation nationale, de pratiques discriminatoires, de lourdeurs administratives, de barrières linguistiques, d’un manque d’information sur les droits, ainsi que de conditions de vie incompatibles avec la dignité humaine. La stigmatisation, la crainte de l’expulsion et des règles restrictives dissuadent de nombreuses personnes d’obtenir les traitements dont elles ont besoin.

Garantir l’accès aux soins de santé constitue donc un devoir moral, une obligation juridique et une nécessité de santé publique. Lorsque les soins sont retardés ou refusés, les conséquences dépassent largement les communautés migrantes : des maladies évitables se propagent, les efforts d’intégration s’affaiblissent et la cohésion sociale en pâtit. Assurer l’égalité de traitement en matière de santé protège, en définitive, tout un chacun. Notre engagement en faveur de la santé publique, de l’égalité et de la dignité humaine est incompatible avec le déni ou la restriction de l’accès aux soins pour les personnes migrantes et les réfugiés.

Ces principes sont fermement ancrés dans le droit international. De nombreux États membres disposent de dispositions juridiques relatives à la non-discrimination dans l’accès aux soins qui doivent être mises en œuvre pour garantir le respect des droits des personnes migrantes.

En ce jour, nous appelons à une stratégie cohérente et coordonnée visant à étendre la couverture sanitaire pour les groupes vulnérables, simplifier les procédures administratives et fournir une information claire aux personnes migrantes comme aux professionnels de santé.

La migration n’est pas une urgence temporaire ; elle fait partie du paysage social de l’Europe. Reconnaître cette réalité est essentiel si nous voulons construire des sociétés plus justes, plus résilientes et fidèles aux valeurs que l’Europe s’est engagée à défendre.

Ne laisser personne de côté implique de garantir un accès sûr, sans crainte, aux services de santé essentiels pour toutes les personnes relevant de la juridiction d’un État. Une politique migratoire durable doit partir de ce principe : des soins de santé pour tous. »