28/01/2026 Session
L'Assemblée a réaffirmé que la participation effective des jeunes était « essentielle au renouvellement, à la résilience et à la légitimité des institutions démocratiques » et a souligné que l'avenir de l'Europe dépendait de sociétés « dans lesquelles les jeunes étaient considérés comme des partenaires à part entière dans la définition de la vie politique, sociale, économique et culturelle ».
L'Assemblée a adopté une résolution et une recommandation sur la base du rapport de Sona Ghazaryan (Arménie, ADLE). S'appuyant sur les travaux antérieurs de l'Assemblée, elle a souligné que la participation des jeunes devait « dépasser le cadre de la consultation et se traduire par une véritable influence sur les processus décisionnels ». Malgré les progrès accomplis, elle a noté que « la participation de la jeunesse demeurait inégale et fragmentée en Europe », de nombreux jeunes se sentant exclus ou percevant les institutions comme non représentatives.
La résolution adoptée souligne la nécessité de s'attaquer à l'aggravation des divisions socio-économiques, affirmant que pour restaurer la confiance des jeunes, il faut s'attaquer « à la précarité de l'emploi, à l'accès limité au logement et à l'éducation, ainsi qu'au rétrécissement des espaces civiques et culturels ».
Elle salue les développements récents, tels que la Déclaration de la 10ème Conférence des ministres responsables de la jeunesse du Conseil de l'Europe et le nouveau Cadre de référence sur la perspective jeunesse, qui constituent ensemble « une feuille de route cohérente pour l’intégration de la perspective jeunesse dans l’ensemble des secteurs de l’action publique et des processus décisionnels ».
Elle salue en outre le système unique de cogestion du Conseil de l'Europe ainsi que les Centres européens de la jeunesse et la Fondation européenne pour la jeunesse, qu'elle qualifie de « véritables modèles de participation des jeunes », et salue la proposition d'une étude de faisabilité sur la création d'un troisième Centre européen de la jeunesse dans la région de la mer Noire.
Pour l'avenir, la résolution insiste sur le fait que « la participation des jeunes doit dépasser le cadre de la consultation et se traduire par une véritable influence sur les processus décisionnels ». Elle invite le Conseil de l'Europe et son Assemblée à réaffirmer la participation des jeunes comme une priorité et souligne que la construction de démocraties avec les jeunes nécessite « des mécanismes institutionnels transparents et accessibles, une obligation des autorités de rendre des comptes à l’égard des jeunes, ainsi qu’une culture de confiance entre les générations ».