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Nous ne devons pas détourner le regard de Gaza, déclare la rapporteure en charge du suivi

Saskia Kluit (Pays-Bas, SOC), dans le cadre du suivi de son rapport « La nécessité absolue et urgente de mettre fin à la crise humanitaire concernant les femmes, les enfants et les otages à Gaza », a fait aujourd’hui la déclaration suivante :

« Un an tout juste après l'adoption de la résolution sur la base de mon rapport, les Palestiniens de Gaza continuent de mourir de manière violente presque chaque jour, malgré le cessez-le-feu et un plan de paix. Nous ne pouvons pas détourner le regard.

La violence inhumaine infligée à des personnes innocentes à Gaza dépasse l’imagination. Le droit international humanitaire a été établi après la Seconde Guerre mondiale pour limiter les souffrances causées par les conflits armés. Pourtant, nous sommes témoins d’une longue succession d’actes cruels qui violent sans aucun doute les règles fondamentales des Conventions de Genève.

Nous avons vu des dizaines de milliers de civils tués. Nous avons vu des enfants mourir de faim, de maladie et de froid, alors que l’aide humanitaire n’était qu’à quelques kilomètres. Nous avons vu un nombre sans précédent de journalistes tués. Nous avons vu de nombreux travailleurs humanitaires assassinés et emprisonnés. Nous avons vu des organisations humanitaires attaquées, y compris celles des Nations Unies. Nous avons vu des personnes prises en otage et non restituées.

Les femmes et les enfants portent le plus lourd fardeau de cette crise humanitaire. Leur souffrance résulte d’actions de l’État d’Israël et de l’inaction prolongée et inefficace de la communauté internationale.

Nous devons continuer à nous battre pour protéger les vies innocentes à Gaza et exiger que les auteurs de crimes de guerre rendent des comptes. Ce devoir découle de notre humanité commune et de notre responsabilité légale, nous obligeant à mettre fin à ces atrocités et à exiger le respect immédiat par Israël du droit international.

Je trouve de l’espoir chez toutes les personnes qui refusent de rester silencieuses : celles qui marchent dans nos rues, celles qui participent aux Flotilles, celles engagées dans des grèves de la faim, celles qui se sont rendues devant les tribunaux, et celles, comme Kaouther Ben Hania, qui utilisent des supports culturels pour raconter l’histoire de Gaza.

Puissions-nous puiser du courage dans leur appel moral et transformer leurs mots en action efficace, leur indignation en justice, et ainsi faire en sorte que la souffrance des habitants de Gaza cesse. »