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Les mesures visant à prévenir et à lutter contre les mutilations génitales féminines doivent être renforcées dans les États membres

Journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines
©Shutterstock

À la veille de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), Luz Martinez Seijo (Espagne, SOC), rapporteure générale de l'APCE sur la violence à l'égard des femmes et Coordinatrice du Réseau parlementaire pour le droit des femmes de vivre sans violence, appelle à la criminalisation des MGF, qui constituent une violation des droits humains des femmes et des filles, conformément à l'article 38 de la Convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe.

« Les mesures de prévention doivent être au cœur des efforts visant à éradiquer les MGF, en impliquant tous les acteurs concernés, les organisations de terrain, les services sociaux et éducatifs, la police, la justice, et les professionnels de santé » a souligné Mme Martinez Seijo. Elle a en outre insisté sur le fait que « les campagnes de sensibilisation, d'information et d'éducation devaient s'attaquer aux stéréotypes de genre ainsi qu'aux croyances religieuses et culturelles qui sous-tendent la pratique continue des MGF, lesquelles perpétuent cet acte de violence qui constitue également une violation des droits de l'enfant ».

Dans la Résolution de 2016, l’APCE a souligné que les MGF portaient gravement atteinte au droit à l’intégrité physique et mentale, à l’interdiction des actes cruels, inhumains ou dégradants et au droit des femmes et des filles à la santé.

Le thème des Nations Unies pour la lutte contre les FGM en 2026 est « Vers 2030 : pas de fin aux MGF sans engagement et investissement soutenus », une initiative qui nécessite une volonté politique, des politiques plus fortes, des ressources financières, des partenariats, des donnés et la participation des femmes survivantes.

« Il faut accélérer les mesures visant à éliminer les MGF » a déclaré Mme Martinez Seijo. « Les droits humains des femmes et des filles ne peuvent attendre ».