23/03/2026 Egalité et non-discrimination | Présidence
La Commission sur l’égalité et la non-discrimination de l’APCE a salué l’avancée historique de la parité entre les femmes et les hommes atteinte au sein de l’Assemblée – une première depuis sa création en 1949 – tout en lançant un appel pressant à l’action face aux multiples menaces qui pèsent sur les femmes et les filles à travers le monde.
Dans une déclaration adoptée à l’issue de la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW70) à New York, à laquelle a participé une délégation de 20 membres conduite par la présidente de l’APCE Petra Bayr, la commission s’est réjouie que l’APCE ait atteint cette année une représentation paritaire des femmes et des hommes parmi ses membres « grâce à des efforts soutenus et déterminants », et a déclaré que cela pourrait servir de modèle important pour d’autres organes parlementaires.
Les statistiques sur la composition de l’Assemblée compilées lors de sa session de janvier – tant pour les Représentants que pour les Suppléants – montrent qu’elle est désormais composée de 49,16 % de femmes et de 50,84 % d’hommes. L’augmentation du nombre de femmes membres fait suite à une série de révisions du Règlement introduites par l’Assemblée depuis 2021, année où les femmes ne représentaient que 37 % des membres.
La commission a encouragé d'autres organes parlementaires nationaux et internationaux à s'inspirer de l'expérience de l'APCE et a appelé à la mise au point d'outils et de ressources spécifiques pour les aider à prendre des mesures tout aussi décisives, notamment le partage des meilleures pratiques, des conseils ciblés et des actions de sensibilisation en vue de faire de la parité au sein des instances parlementaires une réalité dans l'ensemble du Conseil de l'Europe et au-delà.
À l’heure où les droits des femmes sont remis en cause partout dans le monde, cette avancée de l’APCE envoie un signal fort : le progrès est possible, mais il exige de la détermination, des règles claires et un engagement collectif.
La commission a averti que le recul des droits des femmes n’est plus un phénomène marginal, mais le résultat d’« attaques délibérées, organisées, politiques et bien financées ». Faire face à ce défi exige une réponse stratégique et interinstitutionnelle qui place l'égalité des genres au cœur de la gouvernance démocratique, s'appuyant sur des recherches fondées sur des données probantes, des contre-récits convaincants et un financement adéquat.
Les parlementaires ont souligné qu'aucune institution ne peut relever ce défi seule, et ont appelé à un renforcement de la coopération entre les parlements, les organisations internationales et la société civile afin de construire les larges coalitions que requiert un changement efficace et durable.
La commission a également appelé tous les États membres du Conseil de l’Europe à honorer leurs engagements au titre de la Convention d’Istanbul, et a appelé à des investissements urgents dans l’éducation et la sensibilisation afin d’associer les hommes et les garçons en tant que partenaires dans la construction d’une culture fondée sur l’égalité et le respect. Enfin, elle a exprimé l’espoir que le prochain secrétaire général de l’ONU soit une femme, pour la première fois en 80 ans d’histoire de l’organisation.