08/04/2026 Migrations, protection internationale et coopération économique
Sandra Zampa (Italie, SOC), Présidente de la Commission des migrations, de la protection internationale et de la coopération économique de l’APCE, a fait aujourd’hui la déclaration suivante :
« Dans la nuit de Pâques, une nouvelle tragédie a frappé la Méditerranée. Un bateau transportant des migrants a chaviré, causant la mort d’au moins soixante-dix personnes. Trente-deux survivant·es – secouru·es après avoir passé de longues heures désespérées à la dérive en mer – ont désormais atteint l’île de Lampedusa. Cette dernière catastrophe nous rappelle cruellement que la Méditerranée reste l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde et que la réponse collective de l’Europe est encore loin d’être adéquate.
J’adresse mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches de celles et ceux qui ont péri, ainsi que ma solidarité aux survivant·es qui ont enduré des souffrances inimaginables. L’Europe doit de toute urgence mettre en place un plan coordonné et humain pour sauver des vies en mer et gérer les migrations avec dignité et justice.
Je réitère l’appel lancé par l’Assemblée en 2025 en faveur du rétablissement d’opérations européennes de recherche et de sauvetage à grande échelle, y compris la création d’un Corps européen de recherche et de sauvetage en mer dont le mandat unique serait de sauver des vies. Cela doit être complété par une stratégie cohérente visant à mettre en place des voies d’accès sûres et régulières, notamment des couloirs humanitaires, des programmes de réinstallation et des voies d’entrée légales.
L’APCE a souligné à maintes reprises que les États membres étaient tenus, en vertu du droit international et européen des droits de l’homme, de mener des opérations de recherche et de sauvetage, d’empêcher les refoulements et d’identifier les corps des migrants décédés en mer. Ces principes ne sont pas facultatifs ; ce sont des obligations morales et juridiques contraignantes.
Le moment est venu pour l’Europe de changer de cap. Nous devons remplacer l’indifférence par la responsabilité, et la peur par la solidarité. Chaque vie perdue en mer nous rappelle que nous pouvons et devons faire mieux ».