20/04/2026 Présidence | Session
La Présidente de l’APCE, Petra Bayr, a ouvert la session plénière de printemps de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg en appelant l’Europe et ses parlementaires à faire preuve d’un leadership déterminé et fondé sur des principes, face à la succession de crises sur la scène internationale.
« Il s’agit d’une situation où le droit international est contourné – et parfois violé. Où les normes démocratiques sont remises en cause – ouvertement, sans vergogne. Où les droits humains ne sont pas considérés comme universels – mais comme facultatifs », a souligné la Présidente.
« Il y a de nombreuses raisons d'être désespéré, mais le désespoir n'est pas une option, ni pour nous en tant que responsables politiques, ni pour les personnes que nous représentons et servons », a-t-elle ajouté. « L'Europe va-t-elle montrer la voie ? L'Europe va-t-elle rester ferme ? L’Europe restera-t-elle un lieu où les droits ne sont pas seulement défendus, mais aussi promus ? » La Présidente a déclaré que de nombreuses personnes à l’ONU, ainsi que dans les États et les ONG partageant les mêmes valeurs, observaient la situation : « tout leur espoir repose sur notre continent ».
« Nous ne sommes pas des observateurs de l’histoire. Nous en sommes les auteurs. Soyons donc calmes dans notre ton. Clairs dans nos principes. Et fermes dans nos actions. C’est le leadership qu’exige ce moment. »
Sur des questions spécifiques, la Présidente a de nouveau appelé à une solidarité totale avec l’Ukraine, ainsi qu’à des progrès plus rapides dans la création du tribunal spécial chargé de juger ceux qui ont lancé l’agression et d’un fonds destiné à indemniser les Ukrainiens pour les dommages causés.
L’Assemblée ne doit pas transiger sur ses principes concernant des questions telles que la guerre en Iran ou la décision de la Knesset israélienne d’étendre l’application de la peine de mort de manière discriminatoire, a souligné la Présidente.
Concernant le réseau criminel d’Epstein, notamment ses liens possibles avec un ancien Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, elle a déclaré que l’Assemblée ne resterait pas silencieuse : « Les crimes associés à ce réseau – corruption et exploitation, traite, viols, abus, misogynie toxique aveugle – représentent tout ce contre quoi nous nous dressons. Notre réponse doit être sans équivoque : enquête approfondie, responsabilité totale, justice totale pour chaque victime ».