13/05/2026 Migrations, protection internationale et coopération économique
La Commission des migrations, de la protection internationale et de la coopération économique, réunie aujourd’hui à Paris, a demandé aux autorités sanitaires des Etats membre de « veiller à ce que les personnes migrantes et réfugiées bénéficient dès leur arrivée d’un accès gratuit aux soins de santé », y compris aux soins de santé mentale, avec une prise en charge psychiatrique pour traiter les symptômes d’anxiété et de troubles post-traumatiques. Les Etats membres devraient également garantir à ces personnes un accès effectif à la vaccination, aux médicaments, ainsi qu’au dépistage des maladies transmissibles, des maladies chroniques et des affections de longue durée.
Dans ce contexte, les législations nationales devraient interdire aux prestataires de santé publics et privés « de signaler les personnes en situation irrégulière dans le pays aux services de l’immigration », a souligné la commission.
Le rapport de Pelin Yılık (Türkiye, NI), adopté par la commission, indique qu’un ensemble de facteurs entrave l’accès effectif des personnes migrantes et réfugiées aux soins de santé, notamment des obstacles juridiques et administratifs; l’insuffisance de disponibilité ou d’accessibilité des services de santé; des conditions d’accueil inadéquates et des situations de vie précaires; ainsi que des difficultés individuelles telles que la méconnaissance de leurs droits, la crainte de s'adresser aux autorités ou les barrières linguistiques.
En outre, la commission a appelé les Etats membres à renforcer leur cadre juridique national afin d’inclure les personnes migrantes ou réfugiées dans les régimes nationaux d’assurance maladie, et de s’orienter vers la couverture santé universelle pour celles-ci – qui constitue un engagement politique central du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.
Enfin, la commission préconise de renforcer les investissements dans les soins primaires et préventifs, notamment dans les centres d’accueil et de rétention, dans les zones d’urgence migratoire (« hotspots ») et dans les hôpitaux.