20/05/2026 Migrations, protection internationale et coopération économique
À la suite de l’adoption de la Déclaration de Chişinău sur les migrations, la Commission des migrations de l’APCE a demandé la tenue d’un débat d’actualité sur ce sujet lors de la prochaine session plénière d’été de l’Assemblée (22-26 juin 2026).
La Présidente de la commission, Sandra Zampa (Italie, SOC), s’est jointe à la présidente de l’Assemblée, Petra Bayr, pour saluer les principes fondamentaux de la Déclaration : « 46 États réaffirment ensemble que la Convention européenne des droits de l’homme n’est pas négociable, que la Cour est indépendante et que les droits de l’homme sont universels ».
« La Déclaration souligne que les États, lorsqu’ils contrôlent l’entrée et le séjour des ressortissants étrangers et qu’ils établissent leurs politiques migratoires, sont toujours tenus de respecter la Convention européenne des droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne le principe de non-discrimination et l’interdiction absolue de la torture et des traitements inhumains ou dégradants », a-t-elle ajouté.
Mme Zampa a salué l’attention renouvelée portée par le Comité des ministres aux migrations : « Il est clair que les discussions autour de questions complexes, telles que les politiques migratoires externalisées et « l'instrumentalisation » des mouvements migratoires, se poursuivront et que les pays européens peuvent et doivent travailler ensemble sur des approches et des bonnes pratiques qui respectent les droits humains de toutes et tous, y compris des migrant.es dans toutes leurs situations différentes ».
« Il est important que les responsables politiques et les gouvernements évitent d’encourager un climat susceptible de conduire à la stigmatisation des migrant.es et des personnes issues de l’immigration. Ces personnes doivent jouir des mêmes droits humains que tout le monde. Ces droits appartiennent à chacun d’entre nous, et les affaiblir pour un groupe finit par les affaiblir pour tout le monde », a-t-elle ajouté.