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Eliminer les stéréotypes de genre dans les médias

La Commission sur l’égalité et la non-discrimination, réunie le 28 mai à Athènes, a exprimé son inquiétude face à l’omniprésence des stéréotypes de genre dans les espaces de communication publics, aussi bien dans la presse, la radio et la télévision que sur les plateformes en ligne et les réseaux sociaux.

Trop souvent banalisés et tolérés, au nom de la liberté d’expression, les stéréotypes de genre constituent une entrave à l’égalité de genre, compromettent l’empouvoirement des femmes, et sont préjudiciables pour les garçons et les hommes, en leur présentant des rôles masculins stéréotypés auxquels ils se sentent incités à se conformer, ont souligné les parlementaires.

Ces stéréotypes sont souvent exacerbés par l’intersectionnalité, a précisé la commission, les femmes issues de groupes racisés, les femmes LBT, y étant ciblées de manière disproportionnée, ajoutant que les femmes transgenres étaient victimes de formes graves de stéréotypes.

En adoptant le rapport de Yevheniia Kravchuk (Ukraine, ADLE), la commission a proposé un ensemble de mesures pour éliminer les stéréotypes de genre dans les médias, concernant l’éducation, la coopération avec la société civile, les plateformes en ligne et les entreprises technologiques, ainsi que la recherche et la collecte de données.

Elle propose notamment de développer des programmes d’éducation aux médias à tous les niveaux d’enseignement, et d’intégrer dans les programmes scolaires « une analyse critique des stéréotypes de genre dans les médias traditionnels et numériques ».

Par ailleurs, la commission préconise des campagnes nationales de sensibilisation – en ciblant en particulier les jeunes – et que les plateformes de médias sociaux élaborent « des normes communautaires transparentes et actualisées interdisant le harcèlement fondé sur le genre et les discours de haine sexistes ».

Enfin, le texte adopté exhorte les organisations de médias, les associations de journalistes, le secteur de la publicité et d’autres secteurs culturels à « adopter des codes d’éthique et des mécanismes d’autorégulation interdisant explicitement les représentations sexistes ».