25/06/2026 Session
L’APCE a exprimé aujourd’hui son inquiétude concernant le fait que les crises qui se chevauchent compromettaient la sécurité alimentaire, les systèmes alimentaires et la nutrition dans le monde entier. Elle a fermement condamné « l’utilisation de la famine comme méthode de guerre », le refus illicite de l’accès humanitaire et les attaques contre des biens indispensables à la survie des populations civiles, notamment les infrastructures agricoles et alimentaires.
Elle a mis en avant les conséquences de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine sur la sécurité alimentaire de la population ukrainienne mais aussi du reste du monde, dans la mesure où les attaques russes contre les infrastructures portuaires et agricoles ukrainiennes perturbent les exportations. Les parlementaires s’inquiètent également de la catastrophe humanitaire qui sévit actuellement à Gaza et du fait que la majeure partie de la population soit confrontée à « des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë »
Dans une résolution adoptée sur la base du rapport de Larysa Bilozir (Ukraine, ADLE), l’APCE a appelé les États membres à garantir l’intégration complète et la mise en œuvre effective, dans la législation nationale, « de l’interdiction prévue par le droit international humanitaire d’affamer les civils comme méthode de guerre », et à renforcer la protection de l’accès humanitaire et des corridors d’approvisionnement alimentaire dans les situations de conflit armé.
Afin d’améliorer la résilience des systèmes alimentaires à l’échelle mondiale, l’Assemblée parlementaire a recommandé de renforcer les mécanismes publics de régulation des marchés agricoles – par la constitution de réserves alimentaires – et de réduire les dépendances stratégiques et la concentration des chaînes d’approvisionnement.
Enfin, l’APCE a proposé des mesures visant à renforcer la résilience nationale des systèmes alimentaires, grâce à un marché alimentaire équilibré entre circuits locaux et exportations, en valorisant les petits exploitants agricoles, et en favorisant des systèmes fondés sur la diversification des cultures, afin de renforcer la durabilité alimentaire et la capacité des sociétés à faire face aux crises futures.