15/09/2026 Questions politiques et démocratie
À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie (15 septembre), le rapporteur général de l’APCE sur la démocratie, George Papandreou (Grèce, SOC), a fait la déclaration suivante :
En cette Journée internationale de la démocratie, nous devons réaffirmer une vérité fondamentale : la démocratie est bien plus qu’un simple système de gouvernement. C’est un projet de paix, une pratique quotidienne de la participation civique et un moyen d’affronter et de résoudre les différends par le dialogue plutôt que par la violence. Avant tout, elle concrétise le droit de chaque citoyen à avoir son mot à dire dans les décisions qui façonnent sa vie.
Aujourd’hui, la richesse, la technologie, les données et l’information sont de plus en plus concentrées entre les mains d’une minorité et soustraites au contrôle démocratique, tandis que les inégalités ne cessent de s’aggraver. La réponse ne peut être moins de démocratie. Elle doit être plus de démocratie – et une démocratie plus significative.
Cela implique de renforcer les processus et les institutions démocratiques, de faire respecter l’État de droit, de protéger les droits humains et les libertés civiles, de préserver un journalisme indépendant d’intérêt public, et de garantir une véritable délibération et une véritable participation, non seulement en période électorale, mais tout au long de la vie publique.
Cela implique d’investir sérieusement dans l’éducation civique dès le plus jeune âge, afin que la culture démocratique et l’esprit critique deviennent des éléments fondamentaux de la mission des écoles européennes.
Cela signifie également créer de véritables espaces de démocratie participative — assemblées citoyennes, panels délibératifs et plateformes numériques — qui donnent aux citoyens une voix réelle entre les élections, et pas seulement aux urnes.
Nous devons replacer les citoyens, jeunes et moins jeunes, au cœur de la démocratie : non pas en tant que spectateurs, mais en tant que participants actifs et co-créateurs de notre avenir commun.
La démocratie et le multilatéralisme doivent évoluer de concert. Les immenses pouvoirs et capacités que l’humanité a développés doivent être mis au service du bien commun. L’innovation doit être guidée par des valeurs humaines. Et notre interdépendance croissante doit être régie par des principes qui renforcent la confiance : la justice, la liberté, le respect mutuel, le développement durable et la paix.
Le défi majeur de notre époque consiste à libérer nos démocraties de l’emprise des oligarchies et d’une poignée de puissants. Notre combat vise à instaurer des démocraties qui expriment véritablement notre volonté collective – des sociétés dans lesquelles nous, le peuple, avons le pouvoir d’imaginer, de façonner et, en fin de compte, de déterminer un avenir meilleur, durable et pacifique pour toute l’humanité.