09/10/2007 Questions juridiques et droits de l'homme
Le Vice-président de la Commission des Questions juridiques de l’APCE, Erik Jurgens, a appelé les autorités françaises à donner à Abdelhamid Hakkar, un Algérien qui persiste à clamer son innocence après 23 ans passés en prison pour le meurtre d’un policier et une attaque à main armée, une date ferme à compter de laquelle il pourra demander sa libération conditionnelle.
S’exprimant à la sortie de la prison d’Ensisheim, où il rendu visite à M. Hakkar, M. Jurgens a déclaré que celui-ci était l’objet d’un certain acharnement. "D’autres détenus qui se trouvaient dans la même situation sont aujourd’hui libres."
"Après 23 années en prison, dont plus de 10 en isolement cellulaire, et 45 changements d’établissement, je considère que les autorités peuvent désormais se permettre de se montrer magnanimes" a dit M. Jurgens.
Un arrêt prononcé en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme ayant conclu à l’iniquité de son premier procès, M. Hakkar a été rejugé. Sous les pressions répétées de l’APCE et de son rapporteur, M. Jurgens, la France a instauré une loi spéciale autorisant la réouverture d’un procès. Toutefois, le second procès de M. Hakkar a une nouvelle fois conclu à sa culpabilité. Sa peine a été prolongée de plusieurs années à la suite de quatre tentatives d’évasion.
M. Jurgens suit l’affaire depuis neuf ans et c’est là sa troisième visite à M. Hakkar, dont l’une en compagnie de l’ancien ministre français Jack Lang.