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Le suivi des droits de l'homme au sein de l'UE «est l'affaire du Conseil de l'Europe»

Strasbourg, 31.10.2007 – Commentant la proposition formulée récemment par le Président Poutine en vue de la création d'un institut financé par la Russie et chargé de suivre les droits de l'homme et la situation des minorités ethniques dans les États membres de l'Union européenne, René van der Linden, Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), a fait la déclaration suivante :

« Si la Russie veut s'assurer que les États membres de l'Union européenne respectent les mêmes normes en matière de droits de l'homme que celles par rapport auxquelles on la juge, il existe déjà un organisme de création ancienne, hautement respecté et possédant une expérience pluridécennale du suivi des droits de l'homme, de la démocratie et de la primauté du droit dans l'Europe entière, y compris les États membres de l'Union européenne. Il s'agit naturellement du Conseil de l'Europe, foyer de la Cour européenne des Droits de l'Homme et de toute une série d'autres mécanismes et instruments. Je partage entièrement le souci d'éviter qu'il y ait en Europe deux poids et deux mesures ou des lignes de partage ; or, c'est le Conseil de l'Europe – de par son envergure paneuropéenne et ses normes acceptées de tous – qui offre le meilleur moyen d'éviter cela. »

« Si les gouvernements européens veulent vraiment prendre les droits de l'homme au sérieux, ils doivent renforcer le Conseil de l'Europe – et sa Cour – en lui apportant davantage de soutien politique et des moyens suffisants d'accomplir sa tâche cruciale. Ils ne doivent pas créer de nouveaux organes faisant double emploi avec ses activités, qu'il s'agisse de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, à Vienne, ou de quoi que ce soit d'autre. »