10/11/2007 Suivi
Matyas Eörsi (Hongrie, ADLE) et Kastriot Islami (Albanie, SOC), co-rapporteurs de la commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour la Géorgie, ont aujourd’hui exprimé leur conviction qu’il est dans l’intérêt de la Géorgie de lever l’état d’urgence le plus vite possible.
Les co-rapporteurs ont appellé le gouvernement géorgien à restaurer dans leur intégralité le fonctionnement normal des institutions et des processus démocratiques. Ils ont rappelé aux autorités géorgiennes qu’elles devaient observer strictement les principes de l’état de droit et respecter les dispositions de la Convention européenne des Droits de l'Homme, notamment la liberté d’expression, d’information et d’association.
« Plus que jamais, il est essentiel de dialoguer pour jeter des ponts. Nous appelons le pouvoir et l’opposition à rétablir un dialogue constructif et à rechercher le consensus afin de trouver un compromis pour sortir le pays de cette logique destructrice et de prendre des décisions sur les futurs processus électoraux », ont déclaré les co-rapporteurs de l’APCE, qui ont également exhorté l’opposition à ne pas boycotter le travail parlementaire.
En outre, les co-rapporteurs ont souligné que, dans un système démocratique, rien ne saurait justifier la violence policière contre des manifestants pacifiques, la fermeture de sociétés de radiodiffusion privées ou l’application de restrictions en matière de diffusion d’information. « La liberté des médias doit être garantie sans condition. Les mesures prises ces derniers jours représentent un grand pas en arrière pour un Etat démocratique à part entière qui aspire au respect des valeurs fondamentales de la démocratie pluraliste et des droits de l’homme » ont déclaré MM. Eörsi et Islami.
« Comme la communauté internationale, l’APCE sera aux côtés de la Géorgie afin d’aider sa démocratie récente à surmonter cette situation difficile et de restaurer la confiance. Nous nous félicitons de l’annonce par le Président Saakachvili d’élections présidentielles anticipées. Il faut à présent s’attacher à rassembler les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres et équitables, conformes aux normes européennes », ont-ils conclu.
Les co-rapporteurs de l’APCE effectuent jusqu’au 11 novembre une visite de trois jours à Tbilissi afin d’évaluer la situation sur le terrain en s’entretenant avec des représentants des autorités, de l’opposition politique et des médias, ainsi qu’avec des ambassadeurs.